Historique des Navires à Grande Vitesse de la SNCM-Ferryterranée - "NGV ASCO" - "NGV ALISO" - "NGV [3]" - d'après des articles de presse
Xavier Maillard (1999)
NGV ASCO et NGV ALISO sont des navires à grande
vitesse de classification High Speed Craft HSC-Catégorie B
(navires transportant plus de 450 passagers et pouvant en cas d'avarie continuer à
naviguer en toute sécurité pour rejoindre un port de refuge). Classés au Bureau
Véritas sous les numéros de registre 39Q459 (pour NGV ASCO) et 39Y473 (pour NGV ALISO) et sous les numéros IMO 9108049 (pour NGV
ASCO) et 9127643 (pour NGV ALISO), ces deux navires à grande vitesse ont été construits par les Chantiers
Leroux et Lotz Naval (Saint-Malo Naval) pour le compte de la Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM
FERRYTERRANEE), pour un coût d'environ 150 millions de francs l'unité, et naviguent
entre le Continent et la Corse sous pavillon français, avec comme ports d'attache Calvi
(pour NGV ASCO) et L'Ile Rousse
(pour NGV ALISO). NGV ASCO et NGV
ALISO ont pour marraines respectives Mesdames Isabelle
Pasquini et José Rossi. Les deux
sister-ships possèdent les mêmes dimensions (102.0 x 15.4 m), la puissance du NGV ASCO (24 000 KW) étant
cependant légèrement inférieure à celle du NGV
ALISO (26 000 KW), et naviguent à une vitesse de
croisière d'environ 37 nuds, soit 70 km/h. La propulsion des NGV est assurée par quatre moteurs
diesel MTU 20V1163 TB73L 4x6500kW, 4 hydrojets KAMEWA 2S112 + 2B112. NGV ASCO répond au call sign
FKWK et NGV ALISO à FNCJ. Les deux navires à grande
vitesse de la SNCM FERRYTERRANEE disposent d'une
capacité d'environ 500/566 passagers assis et d'environ 148/150 véhicules ou 108
voitures + 4 autocars. NGV ASCO a été mis en service sur les lignes de la Corse en Avril 96 et
a été rejoint en Juillet 96 par NGV ALISO. Autres caractéristiques des deux NGV: une
capacité maximum en eau douce de 8m3, une Consommation horaire à 37 nuds de 4107
kg/h, une vitesse à déplacement 1100 tonnes et à 90% de propulsion de 37, 6 nuds,
un déplacement essai de 1100 tonnes et un déplacement maximum de 1260 tonnes.
- Année 1994 -
La Société
Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM Ferryterranée) a passé commande aux
chantiers Leroux et Lotz Naval de Saint-Malo dun navire à grande vitesse de type
Corsaire 11000, pour une livraison prévue pour la saison 1995, et destiné à relier la
Corse du continent en moins de 3 heures.
04 AOÛT 94 -
Transport-S.N.C.M.: à 37 nuds entre Nice et la Corse ! La compagnie vient de passer
commande aux chantiers de Saint Malo d'un navire à grande vitesse. Mesurant 102 mètres
de long, il pourra transporter 500 passagers et 148 véhicules dans d'excellentes
conditions de confort et de sécurité. Mise en service pour la saison prochaine entre
Nice, Calvi et Bastia... L'apparition des navires à grande vitesse, de l'ordre de 37
nuds soit environ 70 km/h, amène un véritable changement dans les milieux
maritimes. La demande et la technologie ne cessent d'évoluer à vitesse grand V, et le
transport maritime de passagers et de véhicules sur des liaisons courtes ou relativement
courtes est en pleine mutation. On peut parler de révolution autant aux plans technique
que commercial. La SNCM l'avait annoncé en automne dernier: pour la prochaine saison,
elle mettra en service sur Nice-Calvi et Nice-Bastia un navire à grande vitesse. Le
vice-président directeur général, Bernard Anne, avait confirmé l'intention de sa
compagnie de relier la Côte-d'Azur à la Corse en 2h45 sur le trajet de Calvi et 3h30 sur
Bastia. Ce qui permet deux aller et retour au départ de Nice sur la Corse. La compagnie a
passé commande de cette nouvelle unité. Le navire est en construction à Saint-Malo, aux
chantiers Leroux et Lotz. Il s'agit d'un monocoque d'une longueur de 102 m et de 15,40 m
de large. La capacité de transport est de 500 passagers et 148 véhicules, dont 4 cars de
tourisme. Il sera équipé au niveau de la propulsion de quatre moteurs diesel de 6000
kw/h chacun, alimentant quatre hydrojets, dont deux seront orientables pour faciliter les
manuvres, et dotés en outre de deux propulseurs d'étrave. Côté confort, la
technologie assurera grâce à des stabilisateurs très performants, des conditions
excellentes de confort et de sécurité de navigation. La légèreté est le critère
fondamental pour aller vite: la chasse au poids passe en l'occurence par l'aluminium.
Gagner du temps en mer, c'est formidable. Mais il faut aussi ne pas perdre du temps au
port. Le navire à grande vitesse en chantier pour la SNCM comportera deux ponts avec
rampe d'accès intérieur s'effectuant suivant sa position par les portes arrière ou
avant. Embarquement ou débarquement n'excéderont pas 20 minutes ! Deux ascenseurs
faciliteront les déplacements des passagers, qui seront autorisés à voyager avec leur
animal de compagnie, lequel trouvera place dans le chenil. Cette unité sera équipée de
fauteuils confortables, style Pullman, de prises d'écouteurs pour casques permettant
l'accès à des chaînes musicales ou d'écrans vidéo. Le navire à grande vitesse SNCM
sera conforme aux normes internationales dont la réglementation est précise et
contraignante. La surveillance de la construction est d'ailleurs assurée par le bureau
VERITAS. Après l'annonce faite par la Corsica Ferries de la commande d'un navire rapide
atteignant 37 nuds pour desservir la Corse, l'an prochain donc se trouveront sur les
lignes Monaco-Calvi, Monaco-Bastia, Nice-Calvi et Nice-Bastia, deux unités navigant à 70
Km/h ! Deux fois deux rotations quotidiennes avec à chaque fois 500 passagers et 150
véhicules, qui viendront en sus, du trafic assuré par les différents ferries déjà en
services sur les lignes de l'île: la distance Corse-continent va paraître nettement plus
courte. (D'après un article de presse du 04.08.94)
AOÛT 94 - La
Corse en 3hrs: le TGV des mers. Bataille de coques rapides: certes, les navires
perce-vagues, comme le catamaran d'hoverspeed, dépassent les 30 nuds. Certes, les
bateaux à foils, en décollant de l'eau, battent des records de vitesse. Mais, pour ne
pas tout casser, les uns comme les autres doivent ralentir dès que la mer se creuse. Pour
les liaisons Trans-Manche ou Trans-Méditerranée, les armateurs réclament aujourd'hui
des monocoques semi-planants, comme les Corsaire 6000 ou 11000 (pour les longs trajets),
qui ne réduisent pas leur vitesse malgré les eaux et la houle. Le TGV des mers est né:
l'ÉMERAUDE*, un monocoque transbordeur de voitures et de passagers, sans gouvernail ni
hélice, fait des pointes de 70 Km/h. Il met Saint-Malo à soixante-dix minutes de Jersey
et, bientôt, la Corse à trois heures du continent (...) Les chantiers Leroux et Lotz et
l'armateur Émeraude Lines se sont lancés ensemble dans l'aventure du TGV des mers. Le
choix d'un long et fin monocoque, évoquant un bateau de course off-shore, s'est imposé:
la légèreté est garantie par l'emploi quasi exclusif d'un alliage en aluminium, 280 t
à vide pour 66 m de long (série Corsaire 6000). Le Corsaire 6000 (ÉMERAUDE) mis en
service par Émeraude Lines sert de laboratoire pour la réalisation du Corsaire 11000,
qui vise le marche continent-Corse. Le trafic intéresse, en effet, 1.233.000 passagers et
421.000 voitures par an, ce qui représente 3275 rotations. Le Corsaire mettra Calvi à
moins de trois heures de Nice, pour les 500 passagers et les 148 autos embarqués, à 37
nuds de vitesse de croisière. Mais ce sont surtout ses qualités de confort et de
tenue à la mer qui ont séduit la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée
(SNCM). Avec sa gamme de Corsaires, Leroux et Lotz remporte donc deux marchés convoités
en satisfaisant à des exigences souvent antagonistes. Vitesse d'un côté, confort de
l'autre. (...) Le chantier Leroux et Lotz a droit à une aide de l'Etat de 9% du
prix de bateau (un Corsaire 6000 vaut environ 80 millions de francs). A cela s'ajoute une
convention étude et développement couvrant de 30 à 50 % des frais de recherche. On
croit savoir que 5 millions de francs auraient été consacrés à l'étude du Corsaire
6000, et 10 millions de francs à l'étude de sa stricte extrapolation, le Corsaire 11000.
Il faut donc que l'étude de ce dernier ait coûté plus du double du bateau-étalon.
(...) A chaque mer son corsaire: (...) Corsaire 11000, le gros porteur, 550 passagers, 148
autos, 24000 chevaux, 37 nuds pour des trajets de trois heures et plus par mer très
formée. Il sera affrété pour la Corse, ou pour concurrencer le tunnel sous la manche.
(D'après le mensuel Science & Vie n° 923 - Août 1994) - *A noter que le
Corsaire 6000 a été construit à Saint-Malo (Saint-Malo Naval,
groupe Leroux et Lotz) pour le compte de la compagnie maritime ÉMERAUDE LINES. Ce navire
a été livré le 20 mai 1994 sous le nom d'EMERAUDE pour la desserte des îles
Anglo-Normandes au départ de Saint-Malo. Rendu aux chantiers Leroux et Lotz Naval en
1995, il a été renommé Corsaire 6000. Acheté en 1996 par l'armateur tahitien Sté
Leprado-Valère, il a été renommé Fast Ferry Tamarii Moorea VIII pour
exploitation sur la ligne Papeete-Moorea. [Le
Corsaire 6000 représente le modèle ÉMERAUDE ou FAST FERRY TAMARII MOOREA VIII, le
Corsaire 11000 la série NGV ASCO et ALISO, le Corsaire 11500 le modèle HSC GOTLAND, le
Corsaire 12000 le modèle NEL LINES, le Corsaire 13000 le modèle NGV3-SNCM]
- Année 1995 -
Avant même la
livraison de sa première commande, la SNCM a commandé en 1995 un second navire à grande
vitesse aux caractéristiques identiques.
10 FÉVRIER 95 - Le chantier naval Leroux et Lotz joue de malchance: après
Émeraude Lines, c'est au tour de la SNCM d'essuyer les plâtres de la grande vitesse. Le
contrat, signé en avril 1994, prévoyait une livraison le 17 juillet 1995. Le calendrier
était tendu : aujourd'hui, il est bouleversé. La Société Nationale Corse
Méditerranée (SNCM) n'aura pas son navire rapide dans les délais. Interrogés fin
janvier par la direction générale de la SNCM, les responsables du chantier naval breton
Leroux et Lotz lui ont annoncé un retard dans la livraison du Corsaire 11.000, un navire
à grande vitesse (NGV) qui doit permettre à la SNCM de mieux lutter contre la
concurrence de l'armateur privé Corsica Ferries. « Une partie de la structure du navire
est examinée avec beaucoup de soins », explique Bernard Anne, le PDG de la SNCM. « La
catastrophe de l'"Estonia" a rendu les organismes de contrôle très prudents.
» Quant à connaître la nouvelle date de livraison, Didier Chaleat, directeur général
de la division navale du constructeur, est très prudent : « Le "Corsaire
11.000" est un bâtiment très innovant, explique t-il. Contrairement aux paquebots
traditionnels, il est entièrement roulier, possédant une porte arrière et une porte
avant pour les chargements rapides. Par rapport à notre première expérience dans ce
domaine, l'"ÉMERAUDE", commandé par Émeraude Lines pour les liaisons
Bretagne-îles anglo-normandes, qui avait dû être retiré du trafic pour des problèmes
de moteurs et de stabilité, le "Corsaire 11.000" est beaucoup plus gros, d'une
forme innovante, d'un alliage très léger, à propulsion importante, avec des moteurs
puissants et il croisera en Méditerranée, une mer difficile pour la navigation. Compte
tenu de l'expérience de l'"ÉMERAUDE", il est important, pour nous ,comme pour
la SNCM, de remettre un projet sûr, avec sécurité et confort garantis ». Le bloc
arrière, le milieu et l'avant de la coque du navire qui pourra transporter 150 voitures
et 4 autobus sont déjà construits. Les derniers calculs portent sur la porte avant. Les
ingénieurs ont présenté un projet à la société de classification, le Bureau Veritas,
qui doit donner son aval, avant de solliciter l'avis de la commission centrale de
sécurité. « Le dossier est sur leur bureau depuis octobre ; nous craignons d'avoir à
modifier le projet, précise Didier Chaléat. Les délais en dépendent. Nous préférons
retarder la livraison mais remettre un bâtiment irréprochable. » Toujours est-il
qu'aujourd'hui la SNCM est en situation délicate, car les réservations pour les liaisons
entre Nice, Calvi et Bastia (en 2 h 30 et 3 h 30) sont déjà ouvertes à la clientèle.
La SNCM doit aujourd'hui reprogrammer ses liaisons pour l'été 1995, avec des paquebots
supplémentaires. Les passagers ayant déjà réservé leurs places se verront appliquer
une réduction sur le prix des billets. (D'après un article de presse du 10.02.95)
Printemps 1995 - "Modifications
aux horaires sur la ligne Livourne-Bastia". "Les réservations sur le N.G.V sont
actuellement suspendues. Le chantier naval qui construit le navire annonce un retard à la
livraison sans pouvoir donner de date précise. Pour palier toute éventualité, la
Compagnie est en train de transformer les horaires en programmant, à la place du N.G.V,
un car-ferry traditionnel, le CORSE (6h00 de traversée au lieu de 1h50)". (D'après
une Note d'Information de la Compagnie Corsica Marittima, Printemps 1995)
14 AVRIL 1995 - La Corse rate le
rendez-vous des navires rapides. Les navires rapides auront été prétexte à une
véritable guerre des nerfs pour les compagnies maritimes qui desservent la Corse. Celui
de la Corsica Ferries n'arrivera qu'en 1996, et aucune date n'est encore avancée pour
celui de la SNCM. En janvier, la SNCM a dû annuler les réservations sur le Corsaire
11000 commandé au chantier naval français Leroux et Lotz. La construction du navire
prenait plus de temps que prévu : les techniques de construction étant nouvelles, le
chantier n'a pu livrer à temps. De son côté la compagnie privée Corsica Ferries
s'annonçait prête à concurrencer la SNCM avec le Corsica Express dès juillet 1995
entre la Corse et Nice. Si ce projet s'était concrétisé, la SNCM aurait souffert car
les passages sur l'Afrique du Nord subissant une grave crise, l'arrivée de la Corsica
Ferries aurait pu ébranler la SNCM sur son marché de monopole qu'est la Corse et ce,
même si le nombre de sièges offerts ne devait pas changer : une traversée en huit à
dix heures n'aurait pas soutenu la comparaison avec une de trois heures avec la Corsica
Ferries. Finalement, ce transporteur devra attendre 1996 : la faillite du chantier italien
Rodriguez retarde d'un an son arrivée sur les liaisons françaises. Mais la guerre n'est
que repoussée : la Corsica Ferries annonce qu'elle sera présente dès 1996 avec le
Corsica Express 1, mais aussi avec deux autres navires rapides, commandés à un autre
chantier italien, INMA. (D'après un article de presse du 14.04.95)
29 DÉCEMBRE
95 - CORSAIRE 11000 - Le Corsaire 11000 construit par Leroux et Lotz pour la Société
Nationale Maritime Corse Méditerranée a commencé sa carrière au Bassin d'Essais des
Carènes. (...) Les Corsaires grandissent: Corsaire 11 000. La société nationale Corse
Méditerranée mettra en service en 1996 deux monocoques rapides de type Corsaire 11000,
conçus et construits par Leroux et Lotz Naval (Chantiers de Saint-Malo), et qui
rallieront Nice à la Corse en moins de trois heures. Un concept original permet de
concilier: - une vitesse élevée de 37 nuds, - un chargement/débarquement des
véhicules très rapide, - une adéquation aux quais méditerranéens, - un confort de
premier ordre, - un niveau de sécurité élevé, - un design ultra-moderne, - un coût
d'acquisition et d'exploitation faible en comparaison avec les navires classiques. Le
Corsaire 11000 est construit en alliage aluminium 5083. Des panneaux extrudés 6005AT5
sont également utilisés dans les superstructures. La forme, issue d'essais au Bassin des
Carènes de Paris, allie faible résistance à l'avancement et très bon amortissement de
tangage. La propulsion: assurée par quatre moteurs MTU 1163TB73L (20 cylindres en V),
chacun relié à un hydrojet Kamewa de taille 112, la propulsion peut développer un total
de 24 MW. Les deux hydrojets centraux sont utilisés comme boosters et dépourvus de
système d'orientation du jet. La gestion de la propulsion est assurée à partir de la
timonerie. La manuvrabilité: outre les deux hydrojets avec orientation du jet, le
navire est pourvu de deux propulseurs d'étrave (250 kW de puissance unitaire). Le
confort: les mouvements du navire sont réduis par un ensemble de cinq appendices actifs,
pilotés par ordinateur. Le T. Foil, plan porteur horizontal, diminue le tangage. Deux
flaps arrières réduisent le roulis et le tangage. Deux safrans inclinés (fins)
réduisent le roulis et améliorent la tenue de route. Une campagne poussée d'essais sur
maquette active (effectuée au Bassin des Carènes à Paris et au DTRC de Washington) a
permis de confirmer un niveau de confort: moins de 5% (3,25 de H 1/3), suivant les
critères de O'Hanlon. Ceci pour tous les gisements de houle (mer de l'avant, de quart
avant, de travers, de l'arrière). Cette étude a bénéficié de la collaboration du
ministère de l'Industrie et a abouti à la recette contractuelle par la SNCM de la tenue
de mer du navire. Les salons passagers offrent un confort de niveau de 1ère classe:
fauteuils larges, musique individuelle, télévisons, téléphones, bar. La
décorations intérieur est signée Jean-Claude Subran. Des escales courtes: dix minutes
de temps supplémentaires à l'escale correspondent à une différence de vitesse sur le
trajet Nice-Corse de 2 nuds. D'où l'importance des accès aux navires. Deux rampes
arrières et une rampe avant offrant des possibilités de chargement - déchargement
rapides et amplifiées. Quatre rampes intégrées au navire au niveau du quai permettent
l'accès des passagers. L'avitaillement en combustible s'effectue par deux postes
indépendants avec accès au niveau du quai. Même le temps de déchargement des ordures a
été étudié: les bennes sont disposées près des accès rouliers. (...) Le CORSAIRE
13000 - Leroux et Lotz étudie actuellement le Corsaire 13000, le plus grand de la série
des navires rapides Corsaire. Concept général: le Corsaire 13000 est un monocoque en V,
d'une longueur de 137 m satisfaisant aux critères suivant: - navire économique, - très
bonne tenue à la mer, - grand confort des passagers, - facilité de manuvre et
d'accostage, - conception Ro-Ro. La coque est en acier et les superstructures sont en
aluminium, l'ensemble étant réalisé dans le système mixte longitudinal et transversal.
Les garages: la disposition des garages a été spécialement étudiée au vu des
résultats d'une étude de Recherche et développement réalisé par Leroux et Lotz à
l'initiative du ministère des Transports, de l'Équipement et du Tourisme. Le navire
transporte un total de 290 voitures réparties sur trois ponts, le dernier étant en
partie rehaussable pour permettre l'accueil de 6 bus. Les opérations de chargement et
déchargement se font sur deux files distinctes et cela sur deux ponts dans le cas du
navire arrière à quai, assurant ainsi de très bons temps d'escale. Le casque et
l'étrave sont d'une grande originalité: - absence d'ouverture au niveau du pont de
franc-bord, - casque en deux parties symétriques pour assurer une meilleure résistance,
- porte étanche en arrière de la porte-rampe avant. Le pont de franc-bord possède
également un cloisonnement étanche dans le sens longitudinal séparant le pont en trois
parties et permettant de conserver une bonne stabilité en cas d'avarie. La propulsion:
les machines sont composées de deux turbines à gaz LM2500 et deux moteurs Diesel
MTU1163TB93. La propulsion est assurée par 4 waterjets Kamewa orientables, deux S160
entraînés par les turbines et deux S110 entraînés par les moteurs Diesel. Cet appareil
propulsif permet au navire d'atteindre la vitesse de 40 nuds. Les locaux machines
sont également sévèrement compartimentés pour améliorer le stabilisé (sic) du navire
après avarie et pour permettre de conserver un maximum de compartiments intactes. Les
principales caractéristiques: Longueur hors tout: 137m, Longueur entre perpendiculaire:
122,5m, Largeur à la flottaison: 16,9 m, Tirant d'eau en charge: 3,2 m, Déplacement en
charge: 2730 t, Vitesse 40 nuds, Nombre de places assises: 100, Nombre de voitures:
20, Nombre de bus: 6. On notera que la maquette du Corsaire 13000 arbore le nom et les
couleurs de P&O. (D'après "Nouveautés Techniques Maritimes" - Supplément in
Le Journal de la Marine Marchande n°3967 du 29 décembre 1995) - [A noter que la série
Corsaire 11000 est celle des NGV ASCO et NGV ALISO, que la série Corsaire 13000 sera
celle du prochain navire à grande vitesse de la SNCM]
- Année 1996 -
06 MARS 96 -
La SNCM lancera prochainement ses deux NGV Corsaire 11000, dont le premier livré
récemment par les chantiers Leroux et Lotz de Saint-Malo, sur les lignes vers Calvi,
l'Ile-Rousse, Bastia et Ajaccio. La chambre de commerce de Nice, gestionnaire du port pour
le compte de l'Etat, a investi une dizaine de millions de francs pour aménager un quai
spécifique. Quatorze hommes d'équipage contre 120 pour un car-ferry: les NGV
révolutionnent les liaisons maritimes. Leur propulsion abandonne l'hélice pour quatre
hydrojets alimentés par des moteurs Diesel de 6.000 kW. Pour le confort des passagers,
des stabilisateurs éviteront la sensation de roulis. Le NGV, malgré ses dimensions
réduites (100 mètres de long sur 14 de large), peut transporter plus de 150 véhicules
stockés sur deux ponts. Un équipage de 14 hommes, contre 120 pour un car-ferry, suffit
pour assurer son exploitation. Le NGV de la SNCM aurait dû être mis en service il y a un
an. Mais la tragédie du car-ferry Estonia a conduit au renforcement de la sécurité de
la porte d'étrave. La réalisation de chaque unité a nécessité un investissement de
150 millions de francs. Cette libéralisation aura aussi des effets positifs en matière
tarifaire. Le port de Nice devrait connaître cette année une augmentation sensible de
son trafic avec la Corse (320.000 passagers en 1995). Attaquée sur son territoire par
Corsica Ferries, la SNCM tient aussi à contrer la concurrence des compagnies italiennes
au départ des ports de la Ligurie. Dès le 20 mars, elle proposera depuis Livourne une
desserte vers Bastia en 90 minutes avec un NGV exploité par sa filiale Corsica Marittima.
Une deuxième unité renforcera cette desserte. Mais déjà Corsica Ferries et la SNCM
imaginent une deuxième génération de NGV qui, à 50 nuds (90 km/heure), mettront
la baie des Anges à 110 minutes de l'île de Beauté. (D'après un article de presse du
06.03.96)
MARS ou AVRIL
96 - "La SNCM Ferryterranée a présenté, hier matin à Marseille, les deux nouveaux
bâtiments dont elle vient de se doter, le ferry "NAPOLÉON BONAPARTE" et le
navire à grande vitesse "ASCO", qui poursuivent actuellement leurs essais.
Cest le navire à grande vitesse "NGV ASCO" qui a été présenté le
premier à plus dune centaine de voyagistes et de personnalités corses. Cette
"unité révolutionnaire" sera mise en service dès le printemps entre Nice et
la Corse, et lItalie (Calvi, Ile Rousse, Bastia, Ajaccio, Livourne). L
"ASCO" a atteint voici quelques jours 41 nuds lors de ses essais au large
de Saint Malo. Construit aux Chantiers Leroux et Lotz, ce car-ferry monocoque de 102
mètres de long entièrement réalisé en alliage est équipé de quatre moteurs à
Hydrojet lui permettant de soutenir une vitesse commerciale de 37 nuds soit environ
70 kilomètres à lheure. La stabilité du navire a été particulièrement
étudiée. Deux ailerons latéraux anti-roulis et un foil anti-tangage lui apporteront une
tenue optimale à la mer. Il reliera au départ de Nice les ports de Calvi en 2h45, de
Bastia en 3h30, sans supplément de tarif. Il offre une capacité de 500 passagers et peut
transporter 150 voitures dont quatre cars de tourisme. Le navire qui développe bien des
analogies avec lavion peut naviguer jusquà six mètres de creux. Les
passagers voyageront confortablement installés dans trois salons. Ils disposeront
dun bar fumoir de 50 places, dun espace de détente, et pour se restaurer,
auront le choix entre la formule du plateau repas ou du snack. La sécurité répond aux
normes internationales les plus sévères. Des toboggans identiques à ceux employés sur
les avions permettent une évacuation rapide du navire. Outil de proximité géographique,
l "ASCO" permettra à un passager de faire un aller-retour dans la
journée avec son véhicule sur la Corse. La compagnie a commandé aux Chantiers Leroux et
Lotz un deuxième navire à grande vitesse. Actuellement en chantier, il permettra de
fiabiliser et de doubler les liaisons entre Nice et les ports corses. " - D'après un
article de presse - Mars ou Avril 1996 -
Le 23 MARS 96 le navire à grande
vitesse NGV ASCO de la Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée a été mis en
service sur les lignes de Nice vers la Corse. - La rivière ASCO prend naissance au pied
de la Punta Minuta près du col de Strancicone dont elle porte le nom jusqu'à son
confluent avec le ruisseau de Pinnera. La haute vallée s'étend du golfe de Girolata au
village d'Asco. Elle traverse, ensuite, des gorges de granit arides et profondes avant de
rejoindre la basse vallée, plaine alluviale couverte de maquis, de chênes verts et
d'aulnes. "ASCO" est également le nom du nouveau Navire à Grande Vitesse (NGV)
de la SNCM Ferryterranée.
25 MARS 96 -
Voici le "NGV"... Le cousin maritime du TGV: le Navire à Grande Vitesse...
Présenté dans LE PARISIEN comme un monstre de 102 mètres de long ultra profilé, une
petite merveille en aluminium construite par des chantiers de Saint-Malo"... "On
se rapproche de l'aviation" remarque la journaliste du PARISIEN qui a pu voyager à
bord, "le NGV file à 75 kilomètres heure, sans tangage ni roulis. Il est propulsé
par 4 moteurs de 8.000 CV...(sic) et relie Nice à la Corse en 2 heures et demi pour
Calvi, 3 heures et demi pour Bastia, avec un maximum de bien-être pour le client ou
l'homme d'affaire qui peut ainsi faire l'aller retour dans la journée avec son
véhicule"... Et oui, puisque le NGV peut embarquer 500 passagers et 148 voitures le
tout à des prix très abordables... La société exploitant ce bolide des mers croit en
son avenir puisqu'un deuxième navire est en construction... Et cette fois c'est la
liaison avec l'Italie qui est en point de mire... Et pourquoi ne pas imaginer dans un
avenir pas si lointain un NGV effectuant des trajets avec Malte par exemple... (D'après
RFI - Journal du lundi 25.03.96)
27 MARS 96 -
Baptême pour le TGV des mers de la SNCM. Pour ses liaisons entre la Corse (dont
Calvi) et Nice, la SNCM vient de faire baptiser l'ASCO -du nom d'une rivière corse-, un
navire monocoque ultra-rapide (70 km/h) signé des chantiers Leroux et Lotz, pour un coût
de 148 millions de francs. (D'après un article de presse du 27.03.96) [Le NGV ASCO a
été baptisé dans son port d'attache Calvi (Corse) par sa marraine Mme Isabelle
Pasquini, épouse du maire de L'Ile Rousse.]
MARS-AVRIL 96
- "Le NGV ASCO, Vitesse et Émotion". C'est entre Nice et Calvi que le premier
NGV, ASCO, a effectué sa traversée inaugurale. Treize heures, le commandant Oberlin
appareille du port de Nice par un très beau temps et une mer d'huile, conditions idéales
pour le NGV. Tout le monde à bord attend le moment ou le grand bateau va donner toute la
puissance de ses turbines... Et les moteurs sifflent, l'eau brassée bouillonne dans le
sillage et la coque fuselée s'envole. La vitesse de croisière est atteinte facilement,
70 Km/h pour les 102 m de ce magnifique bateau transportant 500 passagers et 148
véhicules. (...) La beauté des lignes n'a d'égale que la performance technique ! A
l'intérieur, les passagers peuvent suivre sur les écrans vidéos la progression du
navire à grande vitesse, point rouge qui se déplace à vue d'il sur une carte
marine... Le temps passe vite à bord entre un plateau de repas ou un verre au bar, une
vidéo ou un programme musical diffusé sur écouteurs personnels, et déjà la citadelle
de Calvi se dresse devant la proue. Deux heures et vingt-cinq minutes pour cette
traversée mémorable, le pari est tenu. Une nouvelle ère pour le transport maritime est
ouverte par l'étrave du NGV ASCO, applaudi à son arrivée à Calvi par la foule massée
sur le quai, à laquelle ont répondu les passagers conquis !... Dans un constant souci de
répondre au désir d'une clientèle aussi bien insulaire qu'estivale, la SNCM et les NGV
apportent une solution réunissant les critères de confort, de rapidité et de service.
(D'après un article in "Le Point - SNCM Ferryterranée" Mars/Avril
1996)
16 AVRIL 96 - Le
navire rapide de la SNCM ne devrait pas reprendre la mer aujourd'hui. Depuis vendredi, le
Syndicat des travailleurs corses bloque le NGV ASCO à quai à Ajaccio. Le STC réclame
une augmentation des effectifs de treize hommes à bord actuellement à quinze ou
dix-sept. Hier, une première réunion s'est tenue à Ajaccio, entre les Affaires
maritimes, la direction de l'armement de la SNCM et le STC. Au bout d'une heure et demie
de discussion, aucune solution n'était envisagée, et les négociations devaient
reprendre jusque tard dans la nuit. La direction de la SNCM réfute tous les arguments du
STC tant sur le plan de la sécurité que sur la notion de surcharge de travail pour
l'équipage. (D'après un article de presse du 16.04.96)
17 AVRIL 96 - Corse : les forces de l'ordre « libèrent » l'ASCO. L'ASCO, le navire rapide de la SNCM, a repris la mer. Mais les forces de l'ordre
ont dû intervenir. Depuis vendredi, le Syndicat des travailleurs corses (STC), qui exige
que l'équipage passe de 13 à 16 ou 17 hommes, bloquait l'ASCO à Ajaccio. Une opération
sauvage sans préavis, alors que les marins n'ont pas cessé le travail. «Il n'y a pas
grève. Seul le NGV est bloqué par des personnes extérieures à la compagnie»,
affirmait hier matin Maurice Bertoni, directeur régional de la SNCM en Corse. Vers 16
heures, le navire a été évacué dans le calme. Le STC est donc resté sur sa position,
exigeant aussi que les négociations soient menées par le directeur général adjoint de
la SNCM. «Si Bernard Anne vient, la CGT et la CFDT participeront aussi aux
négociations», affirmait lundi soir Etienne Santucci, secrétaire général du STC. Mais
la direction refuse toute augmentation d'effectifs. (D'après un article de presse du
17.04.96)
17 AVRIL 96 -
L'ASCO libéré à Ajaccio par les forces de l'ordre, le NGV est reparti d'Ajaccio hier
(16.04.96) à 15h30. Les négociations entre le STC [Syndicat des Travailleurs Corses] et
la direction de la SNCM ont été définitivement rompues hier. Les discussions avaient
repris dès 9 hrs le matin avec les mêmes intervenants que la veille, tandis que le
DANIELLE CASANOVA était dérouté par précaution sur Propriano par la compagnie. A 13
hrs, les discutions étaient rompues. D'après la SNCM, les responsables des Affaires
Maritimes ont signifié une nouvelle fois aux représentants du STC que 13 membres
d'équipage suffisaient pour armer le navire. (...) Une ordonnance du TGI ayant été
prise pour faire évacuer les occupant du NGV, de nombreuses forces de l'ordre se
retrouvaient sur le port dès le début de l'après-midi. Très rapidement, les militants
du STC qui bloquaient l'ASCO décidaient de ne pas aller vers l'affrontement et
libéraient l'entrée du navire qui allait prendre le départ à 15h30. (...) Le
représentant des Affaires Maritimes a rappelé que l'effectif du navire à 13 membres
d'équipage permet de respecter pleinement les règles édictées en matière de
sécurité. (D'après un article de presse du 17.04.96)
24 AVRIL 96 -
Le nouveau navire de la SNCM arrive demain à Ajaccio. Ce luxueux
bateau fera la navette avec le continent mais également des mini-croisières. Du
haut de ses douze ponts, un immeuble de dix-sept étages vous contemple. Ce soir, dans le
port de Marseille, le NAPOLÉON-BONAPARTE embarque, pour effectuer sa première traversée
méditerranéenne. Le bâtiment accostera à Ajaccio, demain à 8 h 30, pour y être
baptisé. Déjà, ses 2.000 mètres carrés de surfaces vitrées, qui nécessitent six
robots de lavage, lui valent le surnom de «navire lumière». Issu des Chantiers de
l'Atlantique, le NAPOLÉON-BONAPARTE vient rejoindre les rangs de la flotte de la
Société Nationale Corse Méditerranée SNCM Ferryterranée. La SNCM a acquis tout
récemment un navire à grande vitesse, le NGV ASCO, permettant de traverser la
Méditerranée en deux heures trente, contre plus d'une dizaine d'heures avec un car-ferry
classique. Dotée de ces nouveaux outils sur les liaisons continent-Corse, la compagnie
maritime veut se placer sur deux créneaux différents : la rapidité avec les NGV (un
autre viendra prochainement renforcer l'ASCO) et la mini-croisière avec les car-ferries.
Pour répondre à une demande de plus en plus exigeante de la clientèle et à un trafic
en chute, le NAPOLÉON-BONAPARTE bénéficie de prestations haut de gamme avec notamment
un casino, un centre de conférences (300 places), une salle de spectacles (600 places),
une piscine équipée de trois jacuzzis et d'un solarium, quatre restaurants permettant de
recevoir 860 convives, quatre salons fauteuils avec écran vidéo, et même un chenil de
55 niches. Plus de 9.000 mètres carrés (sept ponts) sont réservés aux passagers, dont
543 cabines (265 donnent sur la mer) et 12 suites (salon, bureau ou balcon). L'ensemble
des cabines dispose de sanitaires privés et de téléphone à carte. La décoration
intérieure du bateau a été confiée à treize artistes, peintres et sculpteurs. Malgré
ce confort, le prix de la traversée reste semblable à celui pratiqué sur les autres
navires de la compagnie maritime (excepté le NGV) avec un minimum de 239 francs, et un
maximum de 1.554 francs en cabine luxe avec voiture. Grâce à ce palace flottant (coût :
un milliard de francs), la SNCM désire développer le thème de cruise ferry si prisé
par les compagnies scandinaves. Car le NAPOLÉON-BONAPARTE ne se contentera pas de
multiplier les allers-retours entre l'Hexagone et l'île de Beauté. Il proposera
également des mini-croisières, en moyenne et basse saison en Sardaigne, en octobre, puis
en Égypte en juin 1997, « sur les traces de Napoléon ». Tout un symbole. (D'après un
article de presse du 24.04.96)
26 AVRIL 96 -
Avec le NAPOLÉON BONAPARTE, la SNCM joue la carte croisière. Jeudi midi au large de la
Corse, l'ASCO fils à 40 nuds (70 km/h), double le tranquille DANIELLE CASANOVA et
le petit dernier, fraîchement, sorti des Chantiers de l'Atlantique, le NAPOLÉON
BONAPARTE. Ferry grande vitesse, ferry classique, ferry-paquebot: c'est l'image symbole de
la flotte de la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée). Baptême pluvieux,
baptême heureux... Le NAPOLÉON BONAPARTE, baptisé hier à Ajaccio par Josette Pons
(l'épouse du ministre des Transports), devrait avoir de très beaux jours devant lui...
Le bateau-amiral de la Compagnie tient plus du paquebot que du ferry. Il a hérité de ses
voisins de cale des Chantiers de Saint-Nazaire les immenses baies vitrées (pas moins de
2.000 mètres-carrés pour le NAPOLÉON BONAPARTE). Des Chantiers aussi, il a hérité le
savoir-faire côté aménagement, décoration, restauration. L'autre nouvelle option c'est
la rapidité, celle des "NGV", les navires grande vitesse. L'ASCO, construit à
Saint-Malo aux chantiers Leroux et Lotz, est en flotte depuis quelques jours. Il sera
rejoint au mois de juillet par un second NGV. Nice-Bastia en 3h30, les ferries grande
vitesse peuvent embarquer 500 passagers et pas loin de 150 voitures. En 1999, "la
concurrence pour la desserte des îles sera libre pour les navires battant pavillon
européen", explique Bernard Anne, le vice-président général de la SNCM.
«Notre concession accordée par l'Office des Transports Corses, dans le cadre de la
continuité territoriale, prendra fin en 2001», ajoute-t-il. Pour rester dans la course,
il fallait investir dans de nouveaux outils. Et la SNCM a investi : 1,1 milliard de francs
pour son NAPOLÉON BONAPARTE et près de 300 millions de francs pour ses deux NGV. Ce
n'est pas rien, mais c'est un endettement qui paraît supportable par l'entreprise.
Aujourd'hui, la SNCM, filiale de la Compagnie Générale Maritime et Financière (CGMF),
et qui a toujours été hors du champ de la privatisation, emploie près de 2.300
personnes, dont 1.500 navigants, embarqués sur six transbordeurs, quatre navires mixtes
et deux NGV. En 1995, la SNCM a perdu près de 100.000 voyageurs. Cela s'explique par la
chute du trafic sur la Corse ou l'arrêt du trafic sur l'Algérie. La SNCM a aussi perdu
de l'argent: les pertes 1995 s'élèvent à 95 millions de francs. 1996 se présente
mieux, mais le vice-président reste très prudent. (D'après Le Télégramme de Brest -
26/04/1996)
30 AVRIL 96 -
Entré le 28 avril au port de Nice, le NGV ASCO, arrivé de Calvi, restera à quai
jusqu'au 10 mai pour réparation de réducteurs. (D'après un article de presse du
30.04.96)
02 MAI 96 - En
avril, la Corse a accueilli deux « révolutions » technologiques de la SNCM : le navire
rapide ASCO et le luxueux paquebot NAPOLÉON BONAPARTE. Mais la vraie révolution est pour
ce 10 mai avec l'arrivée de la concurrence : la Corsica Ferries, compagnie privée
jusqu'alors installée entre la Corse et l'Italie, arrive entre Nice et la Haute-Corse
avec le Corsica Express, un navire à grande vitesse (NGV) battant pavillon français.
Pour la SNCM, il s'agit d'un premier test. « La concurrence existe déjà un peu par
l'Italie », explique Maurice Bertoni, le directeur régional de la SNCM en Corse. « Nous
nous adaptons. » De cette lutte dépend l'évolution de la continuité territoriale
corse. Deux compagnies maritimes et quatre compagnies aériennes sont subventionnées pour
assurer le service public entre la Corse et le continent. Au total, 900 millions de francs
de subventions sont répartis entre le transport maritime des marchandises (350 millions
de francs), des passagers (300 millions de francs) et le transport aérien des passagers
(250 millions de francs). Cette aide financière est censée atténuer l'éloignement
géographique de l'île. En dépit des problèmes, l'Etat tente depuis vingt ans
d'optimiser l'utilisation de son aide financière pour tenter de gommer l'insularité.
C'est ainsi qu'est née en 1989 la compagnie régionale aérienne Corse Méditerranée,
dont les principaux actionnaires sont l'Assemblée de Corse, Air France et la Caisse de
développement de la Corse [et la SNCM]. Par le statut de collectivité territoriale de
Corse (mai 1991), l'Assemblée de Corse - à travers l'Office des transports - répartit
l'enveloppe de continuité territoriale et définit les liaisons de service public. En
1994, les élus ont intégré les liaisons aériennes avec Paris dans ce service public.
Après un appel d'offres français, depuis janvier 1996, Air Inter et la CCM associés
sont chargées des liaisons entre Ajaccio, Bastia, Calvi et Nice, Marseille, Paris ; la
TAT des liaisons entre Figari et le continent ; et la compagnie Kyrnair de celles entre
Toulon et la Corse. Un nouvel appel d'offres, européen cette fois, sera lancé en 1998.
Ces conventions permettent aux compagnies subventionnées de bénéficier d'un monopole
d'exploitation malgré la déréglementation européenne. La situation est donc claire
pour les liaisons aériennes jusqu'en 1998. Pour le maritime, le dossier est plus complexe
et lourd d'enjeux. La SNCM, qui partage l'enveloppe de continuité territoriale avec la
Compagnie Méridionale de Navigation (transport du fret à bord de cargos mixtes), compte
aujourd'hui 2.252 employés. « En 1999, théoriquement, une compagnie européenne pourra
assurer du cabotage dans n'importe quel pays de la Communauté. Mais la réglementation
européenne permet aux conventions de service public déjà signées d'aller à leur terme
», explique Pierre Antoniotti, le directeur de l'Office des transports de la Corse. « La
SNCM est donc "protégée" jusqu'en 2001. Au-delà, l'Assemblée de Corse
lancera un appel d'offres européen à partir d'un nouveau cahier des charges. » Pour se
préparer à cette échéance, la SNCM multiplie les efforts. De rentabilité, tout
d'abord : près de cinq cents emplois supprimés en cinq ans, de confort et de modernité,
ensuite, avec le renouvellement de sa flotte. Les enjeux du cahier des charges. Le
véritable enjeu réside dans le cahier des charges qu'élaboreront les élus locaux : «
L'enjeu est politique, les élus devront définir les transports qu'ils veulent pour
l'île, poursuit Pierre Antoniotti. Continuerons-nous à soutenir des liaisons non
rentables hors saison avec des ports secondaires insulaires comme Propriano ou Ile-Rousse
? Les liaisons sur Nice resteront-elles dans le service public, alors que, l'été, avec
les NGV, nous savons qu'elles seront assurées car rentables ? » Si les Corses veulent
aujourd'hui un service maritime de qualité à moindre prix et régulier, tout dépendra
de la politique d'aménagement du territoire qui sera définie pour 2001. D'ici là, les
compagnies présentes se livreront une guerre sans merci, au grand profit des passagers.
(D'après un article de presse du 02.05.96)
ETE 1996 -
L'évènement majeur de 1996 a été l'entrée en service (en avril) du premier NGV
(navire à grande vitesse, concept breveté) entre la Corse et le continent. En ce qui
concerne tout particulièrement les conditions de conduite de ces navires, il apparaît
que les conditions météorologiques influent de manière importante sur la fréquence
d'apparition d'évènements de mer et incidents de navigation. La décision de prendre la
mer est prise par le commandant qui doit également s'assurer que l'équipage est
opérationnel quelque soient les conditions de navigation. Ainsi, indépendamment de
l'usage des systèmes d'aide à la navigation et à la décision que constituent certains
outils de passerelle, il n'en demeure pas moins que la capacité à juger une situation de
navigation considérée dans sa globalité est encore l'apanage du commandant de bord.
08 JUILLET 96
- Les lancements de navires à grande vitesse se multiplient sur la Manche et sur la
Méditerranée. Une nouvelle ère s'ouvre cet été pour le transport maritime de
voyageurs sur la Méditerranée. Sur la Côte d'Azur, le NGV ASCO de la Société
Nationale Corse-Méditerranée (SNCM), a été lancé en mars, pour les liaisons entre
Nice et l'île de beauté. Ces navires constituent une véritable révolution, dans un
contexte de concurrence âpre et parfois de baisse du trafic. Premier constat, la vitesse
des NGV permet de diminuer considérablement la durée des traversées, tout en
renforçant les dessertes maritimes. Avec les NGV, Calvi et Bastia sont à deux heures
quarante-cinq et trois heures trente de Nice, au lieu de cinq heures et sept heures. Pour
attirer la clientèle, les armateurs ont décidé de ne pas augmenter leurs tarifs,
d'autant que les coûts d'exploitation des NGV sont inférieurs à ceux des traditionnels
car-ferries. La révolution technologique est porteuse d'une révolution commerciale. Le
français Leroux et Lotz, qui a développé une gamme de navires - les « Corsaire » -
dont est issu le NGV ASCO, espère tirer son épingle du jeu. Le chantier breton devra
toutefois compter avec les italiens Fincantieri Rodriguez et Inma, l'espagnol Bazan ou le
norvégien Mjellem & Karlsen. Par ailleurs, l'australien Incat Australia, fabricant de
catamarans, continue de dominer le marché, promis à une belle croissance. Selon Leroux
& Lotz, le marché mondial des NGV représente un chiffre d'affaires potentiel de 6
milliards de francs par an. De même, 30 % à 40 % de la demande en NGV n'ont pas été
satisfaits en 1995. (D'après un article de presse du 08.07.96)
08 JUILLET 96
- Le navire rapide de la compagnie privée Tourship est entré en service samedi, entre le
continent et l'île de Beauté. Une concurrence nouvelle pour la SNCM, à moins de trois
ans de l'ouverture des lignes aux Européens. Depuis samedi, les passagers de Corsica
Ferries peuvent embarquer à Nice à destination de la Corse, à bord du CORSICA EXPRESS
II. Le navire rapide de Corsica Ferries, une compagnie privée qui assure depuis les
années 60 les liaisons entre la Corse et l'Italie, est finalement arrivé. Attendu dès
avril 1995, c'est avec plus d'un an de retard que le grand rendez-vous de la concurrence
entre la Société nationale Corse-Méditerranée, la SNCM, et Corsica Ferries a eu lieu.
Corsica Ferries a été confronté à un dépôt de bilan des chantiers navals chargés de
la construction et à la nouvelle législation en matière de sécurité qui ont obligé
les constructeurs à reprendre une partie de leur travail. Puis, fin juin, la grève des
employés du chantier a hypothéqué la mise en service de ce NGV. Le voyage inaugural
entre Bastia et Calvi a eu lieu vendredi. L'arrivée du CORSICA EXPRESS II s'inscrit dans
une guerre ouverte entre la SNCM et Corsica Ferries qui utilisent tous les arguments
possibles pour s'imposer sur les lignes corses avant l'ouverture des liaisons à la
concurrence européenne à partir de 1999. Pour la SNCM, l'arrivée du NGV sous pavillon
français est un avant-goût de la déréglementation. Car même si la compagnie est
assurée de bénéficier de l'enveloppe de continuité territoriale jusqu'en 2001 (environ
500 millions de francs par an), à la fin de sa convention de service public, depuis cinq
ans ses dirigeants se préparent à la nouvelle donne. Un petit mieux pour la SNCM malgré
les attentats. « Nous étions déjà concurrencés par les liaisons avec l'Italie »,
souligne Maurice Bertoni, directeur régional de la SNCM en Corse. Des efforts ont été
consentis pour améliorer la rentabilité (500 emplois supprimés en 5 ans), et la
qualité de service avec la mise en place de réservations par boîte vocale, un service
Minitel et bientôt une présence sur Internet. La SNCM dispose d'une flotte de douze
navires, ferries et cargos mixtes, dont deux NGV : l'ASCO, mis en service fin mars,
l'ALISO qui arrivera fin juillet et un transbordeur, le NAPOLÉON BONAPARTE, digne des
plus beaux bateaux de croisières. D'importants investissements, à amortir sur 20 ans
(moins de 150 millions pour l'ASCO et 1,2 milliard pour le NAPOLÉON BONAPARTE), mais qui
interviennent alors que la fréquentation touristique sur l'île de Beauté s'effondre. «
En 1992, nous avions transporté 850.000 touristes, explique Pascal Lota, président de
Corsica Ferries, ils n'ont été que 600.000 en 1995. Les réservations actuelles sont
calmes, mais nous espérons atteindre l'équilibre ». Une si forte chute que la compagnie
ne mettra qu'un NGV sur les lignes de Corse. Le deuxième, CORSICA EXPRESS I, a été
affrété en Amérique du Sud. Depuis début 1996, la SNCM enregistre une légère hausse
de ses trafics, mais les réservations pour juillet-août sont inférieures de 13 % à
1995. « Nous espérons finir en positif, explique la direction. En trois mois, notre NGV
a transporté 60.000 passagers et nous avons accru notre trafic sur Nice de 20 % ». Mais
les derniers événements notamment l'attentat à la voiture piégée à Bastia risquent
de compromettre plus encore les résultats de cette saison. La lutte pour les parts de
marché en Méditerranée n'en sera que plus acharnée. (D'après un article de presse du
08.07.96)
10 JUILLET 96
- (...) Le navire rapide ASCO, qui relie désormais Livourne à Bastia en 110 minutes est
un navire long de 102 m, large de 15,40 m, avec une propulsion de 24.000 kW pour une
vitesse de 37 nuds (environ 70 km/h). Il transporte 566 passagers et 148
automobiles. Les départs de Livourne se font le samedi à bord du NGV ASCO. (D'après un
article italien du 10.07.96)
24 JUILLET 96
- Le deuxième NGV (Navire à Grande Vitesse) de la SNCM qui, ayant quitté les chantiers
navals arrivera jeudi soir à Nice, effectuera sa première rotation commerciale le samedi
27 juillet. Baptisé l "ALISO", dun nom de fleuve comme son aîné,
sa mise en service permettra à l'Ile-Rousse de recevoir, outre les gros porteurs de
Balagne, un navire rapide tous les jours mardi excepté, le NGV étant prévu pour
desservir lIle-Rousse, son port dattache, six jours par semaine. Le
vice-président de la SNCM, Bernard Anne, a toutefois fait savoir que cest
lASCO qui, dans un premier temps et pour des raisons de maintenance, assurera les
six rotations LIle Rousse-Nice, a indiqué Pierre Pasquini, ministre-maire de
L'Ile-Rousse. (D'après un article de presse du 24.07.96)
La rivière ALISO prend naissance à
1508 mètres dans le massif du Tenda, torrent impétueux dans la montagne. Elle a fourni
pendant des siècles l'énergie des moulins à huile sur une terre de prédilection pour
l'olivier. L'Aliso devient un cours d'eau tranquille lorsqu'elle rejoint le golfe de
Saint-Florent. L'ALISO est également le nom du second Navire à Grande Vitesse (NGV) de
la SNCM Ferryterranée.
25 JUILLET 96
- Le NGV ALISO a quitté Saint-Malo et s'achemine vers Nice où il arrivera aujourd'hui
jeudi en fin de journée. A partir du 27 juillet, comme prévu, les deux navires à grande
vitesse de la SNCM Ferryterranée NGV ASCO et NGV ALISO assureront donc les rotations
Corse-Continent. La mise en service de ce navire permettra à la clientèle une plus
grande souplesse d'utilisation et renforcera la desserte de la Corse. (D'après un article
de presse du 25.07.96)
27 JUILLET 96
- A Nice, l'ALISO a rejoint l'ASCO. Depuis hier matin (vendredi 26), le NGV ALISO de la
compagnie SNCM Ferryterranée est amarré au port de Nice où il a rejoint son
frère-jumeau, l "ASCO". Larrivée de lALISO a été saluée
par un concert de sirènes. Ce NGV dispose de 500 places assises et dune capacité
de 148 véhicules. Sa puissance propulsive est un peu supérieure à celles de l
"ASCO", 26 000 kW contre 24 000 kW ; mais sa vitesse sera identique : 70 km/h.
Le petit nouveau devrait commencer dès aujourdhui ses rotations pour la Corse.
(D'après un article de presse du 27.07.96)
27 JUILLET 96 - Un nouveau navire à grande vitesse entre Nice et la Corse: l'ALISO,
nouveau NGV de la SNCM-Ferryterranée, est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi dans
le port de Nice d'où il desservira, dès samedi, la Corse. Ce navire assurera cette ligne
en complément d'ASCO, le premier NGV, et du car-ferry CORSE. ALISO, frère jumeau d'ASCO, a
également été construit au chantier Leroux et Lotz de Saint-Malo (Ille-de-Vilaine). Il
dispose de 500 places assises et d'une capacité de chargement de 148 véhicules. Aussi
rapide qu'ASCO (70km/h) il possède une réserve de puissance supplémentaire. (D'après
un article de presse du 27.07.1996)
28 JUILLET 96
- ALISO, le NGV nouveau. Le nouveau fleuron de la SNCM Ferryterranée, le navire à grande
vitesse NGV ALISO a fait son entrée à 15 heures, hier (samedi 27) dans le port de
Bastia. Son aspect majestueux, aux couleurs bleues et blanches de la Compagnie SNCM, fait
penser aux bateaux de course "off-shore". Sorti des chantiers Leroux et Lotz de
Saint-Malo, sa mise en service va permettre à la société nationale de transporter entre
2000 et 4000 passagers chaque jour du continent vers la Corse. Le nouveau NGV possède
toutes les caractéristiques de son sister-ship, lASCO. Il est également construit
en aluminium et allie confort et sécurité. Il possède une excellente tenue à la mer
due à un système de stabilisation, réduisant le roulis et le tangage. Tout y est pensé
pour le bien-être des passagers : trois salons, écrans vidéo, bar fumoir... Propulsé
par quatre hydrojets à 37 nuds (70 km/h), il peut embarquer un peu plus de 500
passagers et 148 véhicules. Hier (samedi 27), il affichait complet avec 513 passagers et
147 véhicules. Vingt minutes plus tard, il reprenait la mer avec 350 passagers et 110
véhicules pour le port italien de Livourne. Il assurera principalement le trafic maritime
avec lIle-Rousse, son port dattache. Il effectuera le trajet deux fois plus
rapidement quun ferry classique. (D'après un article de presse du 28.07.96)
30 JUILLET 96
- Le NGV ALISO, deuxième navire rapide mis en service vendredi par la SNCM ayant été
immobilisé 48 heures pour un réglage technique, le DANIELLE CASANOVA (transbordeur de la
SNCM) en provenance dAjaccio, a fait escale hier (lundi 29 juillet) à
lIle-Rousse pour embarquer les passagers du NGV ALISO, transférés de Calvi, où la
rotation avec Nice a dû être annulée. Cest la première fois que le DANIELLE
CASANOVA accoste en Balagne, au port de lIle-Rousse, où rien ne soppose donc
à laccueil des plus gros porteurs de la flotte. La SNCM annonce pour
aujourdhui la reprise des rotations de lALISO. Le NGV, qui dessert
lIle-Rousse, devant passer la nuit à quai, pour repartir le matin à 7h45 vers
Nice, lASCO se substitue, provisoirement, à lALISO, pour des raisons de
maintenance. Cest donc lALISO qui assure la liaison Nice-Calvi-Nice demain.
(D'après un article de presse du 30.07.96)
JUILLET 96 - (...) Surfant sur les
vagues à plus de 70 km/h, le navire à grande vitesse (NGV) fait, pour l'instant,
l'unanimité. Fleuron de la flotte de la compagnie, il met la Corse à deux heures et demi
du continent et transporte 500 passagers et 148 véhicules. A 150 millions de francs
l'unité, la facture est moins lourde que pour le NAPOLÉON-BONAPARTE. (D'après un
article in Les dossiers du Canard - Hors-série Juillet 1996)
01 AOÛT 96 -
L'ALISO en panne à Nice. Le NGV ALISO, livré la semaine dernière, est tombé en panne,
hier (mercredi 31 juillet) dans le port de Nice, occasionnant dimportantes
perturbations, au niveau de la clientèle, sur le trafic vers la Corse. "Ce navire a
été livré avec un peu de retard, nous navons donc pas eu beaucoup de temps pour
effectuer tous les réglages moteurs nécessaires sur ce type de bateau. A chaque
traversée, nous relevons des problèmes de maintenance que nous devons régler surtout de
manière de mise au point. Cest pour cette raison que le NGV ALISO a malheureusement
raté hier ses deux départs à 8h et 15h", présentait ainsi Paul Mariani, directeur
de la SNCM à Nice, lincident qui a paralysé le dernier arrivé des NGV dans les
eaux niçoises. Dans les faits, les passagers qui devaient embarquer hier sur ce navire
ont été transférés sur le CORSE, qui appareillait à 8h30. LASCO, autre NGV de
la SNCM, a également accueilli une grande partie des passagers de lALISO, bâtiment
qui devait faire lobjet hier soir dune réparation, visant à une réussite de
ses départs aujourdhui. (D'après un article de presse du 01.08.96)
01 AOÛT 96 -
A Calvi, les passagers du NGV embarquent sur L'ILE DE BEAUTÉ. La rotation Nice-Calvi-Nice
du second NGV de la SNCM, NGV ALISO, dhier matin (mercredi 31 juillet) ayant été
annulée, 360 passagers et 112 véhicules prévus au départ de Calvi à 11h30 ont dû
rejoindre le port de lIle-Rousse pour embarquer à bord de lILE DE BEAUTÉ
(transbordeur de la SNCM). Ce dernier, parti de Propriano, a fait escale à 14h10 à
LIle-Rousse, doù il a appareillé à 15h40 pour Toulon. Les problèmes qui
affectent le NGV ALISO seraient dus à un réducteur de vitesse, comme ce fut le cas pour
le NGV ASCO qui, pour la même raison, fut immobilisé dix jours au mois de juin.
(D'après un article de presse du 01.08.96)
02 AOÛT 96 -
Transports : août plus encombré que juillet. La France reste la première destination
des Français. (...) Cependant, la Société nationale Corse-Méditerranée
(SNCM-Ferryterranée) affiche un recul de 10 % par rapport à juillet 1995 pour ses
paquebots et cargos en liaison avec l'île de Beauté. Soit 206.821 passagers et 63.144
véhicules. Néanmoins, grâce à la mise en place des deux navires à grande vitesse
(NGV) «ASCO» et «ALISO», le port de Nice connaît un regain d'activité. Pour le mois
d'août, la SNCM prévoit un ralentissement de 3 % de son trafic avec la Corse. (D'après
un article de presse du 02.08.96)
05 AOÛT 96 - La desserte
maritime de la micro-région de Balagne, pour la saison 96, vient de faire l'objet d'une
étude conjointe de la commission Transport du Pays de Balagne et des socioprofessionnels
de l'Ile-Rousse, qui dénoncent le déséquilibre des programmations. La communication
suivante a été faite à la presse: "Les NGV ont été conçus pour le transport des
passagers sur de courtes distances (desserte accélérée). Ils doivent trouver une
exploitation logique entre Nice et la Corse et plus précisément au point le plus courts:
la Balagne. En période de haute fréquentation, leur faible capacité et leur nombre
(deux) devraient obliger les décideurs à renforcer la capacité offerte par
l'accompagnement presque immédiat de car-ferries . (...) Cette politique trouve sa
concrétisation dans l'aménagement des rotations à savoir, distribution des NGV sur
horaires 96 du 17 juin au 30 septembre: L'Ile-Rousse: 74 (Nice Ile-Rousse 181 km), Calvi:
64 (Nice Calvi 181 km), soit 138 pour la Balagne, Bastia: 163 (Nice Bastia 233 km),
Ajaccio: 22 (Nice Ajaccio 246 km) , soit 185. - Distribution car-ferries même période:
L'Ile Rousse: 29 (2 en juin, 12 en juillet, 12 en août, 3 en septembre), Bastia: 94,
Calvi: 0. Exemple du port de L'Ile-Rousse: absence de VHF, éclairage et entretien
insuffisant, mise en place provisoire de défenses permettant l'accostage des NGV, absence
de défenses sur le quai Ouest (...). (D'après un article de presse du 05.08.96)
06 AOÛT 96 - SNCM et Corsica
Ferries se livrent une guerre acharnée : depuis le 6 juillet, la société nationale SNCM
est concurrencée sur la ligne Nice-Corse par une société italienne bien implantée sur
l'île. Entre problèmes techniques et guerre commerciale, les NGV (navires à grande
vitesse) sont au cur d'une lutte acharnée. "Nous vivons une étape importante
de notre évolution." Depuis le 6 juillet, la Société Nationale Corse
Méditerranée (SNCM) est entrée dans une ère nouvelle. En 1999, elle subira la
déréglementation européenne des transports maritimes et en 2001 elle renégociera sa
convention de service public sur la Corse. Mais, dès cette année, la compagnie est, pour
la première fois, soumise à la concurrence entre la Corse et Nice. Corsica Ferries,
installée sur les liaisons entre l'Italie et la Corse depuis trente ans, a relevé le
défi : avec le NGV CORSICA-EXPRESS II, elle s'est installée sur le marché français. «
Nous avons transporté quelque 15.000 passagers en quinze jours », précise Pierre
Mattei, directeur général. Une guerre sur les prix et sur les services Les navires
rapides rencontrent, en effet, un franc succès : « Notre NGV ASCO a transporté 80.000
personnes depuis avril », se réjouit Maurice Bertoni, le directeur régional de la SNCM
en Corse qui a réceptionné le 27 juillet un second NGV, l'ALISO, frère jumeau de l'ASCO
: « Nous offrons ainsi de 2.000 à 4.000 places quotidiennes en quatre rotations entre
Nice et la Corse. » Sur fond de baisse de la fréquentation touristique (- 25 % sur
l'Italie pour Corsica Ferries), les deux compagnies se livrent une guerre sans merci sur
les prix, les services, profitant des déboires du concurrent. La mise en service des
navires rapides ne s'est, en effet, pas faite sans difficultés. Les deux NGV de la SNCM
sont des prototypes qui, s'ils font la preuve de leur qualité (vitesse, confort,
sécurité), nécessitent aussi des aménagements, des réglages, provoquant des retards.
Il y a quelques jours, à Bastia, l'une des premières rotations de l'ALISO a été
retardée de plusieurs heures : Corsica Ferries a orienté les passagers de la SNCM sur
son CORSICA EXPRESS II, retardant son départ de Calvi d'une heure pour leur permettre
d'embarquer. Mais la malchance l'a aussi frappée : le 15 juillet, neuf jours seulement
après sa mise en service, le CORSICA EXPRESS II a dû repartir en Italie après un
incendie qui s'est déclaré un quart d'heure avant l'arrivée au port de Bastia. « Le
personnel a su rassurer les passagers qui n'ont pas réagi, et tout en réparant, nous
avons pu améliorer les services commerciaux sur l'alimentation ou la vidéo, par exemple
», souligne Pierre Mattei. De son côté, la SNCM met en avant qu'en cas de difficultés,
mauvais temps ou problème technique, elle est toujours capable, avec sa flotte de douze
navires, de proposer une solution de remplacement. La concurrence est devenue si rude que
la SNCM a tenté de faire jouer le droit : le 11 mars, elle a déposé la marque « N.G.V.
» à l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Par ordonnance du
tribunal de grande instance, elle tente d'interdire à sa concurrente l'utilisation des
prospectus faisant mention du NGV. Contre-attaque de Corsica Ferries qui fait appel. Le
magistrat donne alors raison à la compagnie privée, affirmant que si la demande a bien
été enregistrée, l'Inpi n'a pas encore confirmé la propriété de la SNCM. « Le terme
"NGV" est un élément important dans notre démarche commerciale », justifie
Maurice Bertoni de la SNCM. « Dans sa précipitation à vouloir l'utiliser pour nous
nuire, la SNCM a oublié que le droit ne peut pas être utilisé comme un instrument
commercial », réplique Pierre Mattei, de Corsica Ferries qui a gagné cette première
bataille. Mais la guerre en Méditerranée est loin d'être terminée. Cet été n'en est
que la première étape. (D'après un article de presse du 06.08.96)
Le 12 AOÛT
1996, de mauvaises conditions météorologiques en Méditerranée ont perturbé les
rotations avec la Corse: le NGV ALISO est arrivé de Nice à Calvi, et suite aux fortes
rafales de vent n'a pu reprendre la mer pour la traversée retour. Le NGV ASCO est arrivé
avec près d'une heure de retard à Ajaccio, et n'a pas repris la mer à 16h10 comme
prévu. Les passagers du NGV ASCO ont été amenés à gagner Bastia pour embarquer sur le
CORSE, qui devait initialement appareiller à 20 heures pour le port italien de Gênes. A
Calvi, les passagers ont été transférés sur le port voisin de l'Ile-Rousse pour
embarquer sur le transbordeur DANIELLE CASANOVA en provenance de Bastia. Cependant, en
raison des fortes rafales de vent, le DANIELLE CASANOVA n'a pu accoster sur l'Ile-Rousse
et a finalement repris la mer pour le continent après plusieurs essais infructueux. Les
passagers ont donc également gagné Bastia pour embarquer sur le même CORSE. Ce navire a
finalement appareillé, avec ses passagers et embarquant une partie des passagers des deux
NGV, pour Nice et non Gênes, en traversée de nuit. A Ajaccio, le NGV ASCO a repris la
mer aux alentours de 20h30 avec la cinquantaine de passagers restant pour arriver à Nice
à 0h30. (Notes personnelles Xm)
13 AOÛT 96 -
Le NGV ALISO immobilisé à Calvi. Le vent qui soufflait hier à plus de 60 km/h sur la
Balagne est à l'origine de l'immobilisation au quai de commerce de Calvi du NGV de la
SNCM "ALISO". Arrivé de Nice avec plus d'une heure de retard sur l'horaire,
celui-ci n'était pas en mesure de reprendre la mer bien trop agitée. Des dispositions
étaient alors prises pour acheminer passagers et véhicules vers le port voisin de
L'Ile-Rousse. Le car-ferry DANIELLE CASANOVA, qui effectuait la rotation Bastia-Toulon,
était dérouté vers L'Ile-Rousse... mais sans succès: il ne parvenait pas à entrer
dans le port, également en raison du vent. Plutôt excédés, les passagers n'allait plus
avoir comme solution que de rallier le port de Bastia -en voitures et cars- pour cette
embarquer sur le ferry CORSE, qui devait appareiller à 19h15. Leur arrivée était donc
prévue à Nice ce matin, avec près de 20 heures de retard sur l'horaire prévu.
(D'après un article de presse du 13.08.96)
23 AOÛT 96 - Nice : le vent immobilise les NGV. Les trois navires à
grande vitesse ASCO, ALISO (SNCM), CORSICA EXPRESS (Corsica Ferries) étaient immobilisé
le 12 août à cause dun vent trop violent; cest le CORSE, ferry traditionnel,
qui remédiait au non-départ des NGV, mais il ne débarquaient à Nice ses passagers que
le lendemain matin, ce qui était prévu pour les passagers du CORSE [Erratum : le CORSE
était prévu sur Gênes], mais pas pour ceux des NGV qui eux avaient accumulé un retard
de de plus de 15 heures [Note : toutefois, le 12 août après larrivée du NGV ASCO
avec une heure de retard à Ajaccio, le Cdt Ferrat a appareillé vers 20 heures pour
arriver à Nice vers 0h30 avec une cinquantaine de passagers à son bord]. (Daprès
un article de presse du 23.08.96)
AOÛT 96 - La
Corse connaît des lignes régulières depuis le XVIIIème siècle. A quatre ans de l'an
2000, la S.N.C.M. (Société Nationale Corse-Méditerranée) vient de mettre en service
pour la desserte de l'Ile de Beauté, des navires résolument tournés vers l'avenir. Il
faut remonter à trente ans en arrière, en 1966, pour retrouver une année marquée par
l'entrée de deux nouveaux ferries pour la desserte de la Corse. Cette année là, les
deux navires étaient de vrais jumeaux: le CORSE et le COMTE DE NICE [Le FRED SCAMARONI,
qui devait également entrer en service sur les lignes de la Corse en 1966, ayant subit de
graves dommages lors de son incendie à La Ciotat, n'assura pas de rotations au cours de
la saison 1966] avaient des caractéristiques identiques. Cette année ils sont on ne peut
plus différents l'un de l'autre, le modernisme et la qualité seulement les unissant.
L'un est une véritable formule I de la mer, l'autre est un navire resplendissant de
lumière [A noter que cet article ne tient pas compte de la mise en service du NGV ALISO,
mais uniquement de celles de son sister-ship ASCO et du NAPOLÉON-BONAPARTE] (...).
L'AVENTURE DE L'ASCO. Il s'agit d'un merveilleux torrent de la Balagne dont les eaux
dévalent du Monte Cinto à travers la Bocca Stranciacone. Cette rivière ne mesure que 29
kilomètres de long et ses eaux sont si rapides qu'elles traversent en quelques heures le
cirque de leur origine, les gorges et la vallée de leur lit avant de se jeter dans le
Golo, le plus grand fleuve de l'île. L'ASCO, navire dont l'élaboration finale demanda
plusieurs années et connut de nombreuses péripéties, est, maintenant, l'un des navires
les plus rapides au monde. A quarante nuds de moyenne, soit près de soixante quinze
kilomètres à l'heure, il met la Corse à 2h30 minutes du continent, tout en restant un
vrai navire. En effet, il n'a rien à voir avec les petits navires rapides se déplaçant
sur skis ou cousins d'air. Même s'il rassemble des technologies et des formes venues de
l'avion et du T.G.V., il a les dimensions d'un petit paquebot: 102 m de long pour 15 de
large, deux niveaux de garage pour 150 véhicules, trois grands salons pour 500 passagers,
un bar, un mini pont promenade à l'abris du vent, de la vitesse, et bien sûr une
passerelle, une salle des machines, un puits aux chaines pour ses ancres. Les similitudes
s'arrêtent là ou presque: les hélices ont disparu au profit d'une propulsion à
réaction par hydrojet, les safrans ont laissé place à une gouverne par ordinateur
orientant les jets d'eau pour maintenir le cap d'une rectitude parfaite. La stabilisation
abandonne les bons vieux stabilisateurs de roulis au profit d'un système très complexe
également géré par ordinateur et supprime non seulement le roulis mais aussi le
tangage, pour la première fois. La navigation ne fait plus appel au sextant, ni même au
relèvement, pas plus qu'au radar ou aux procédés radios-électriques, mais par
l'intégration d'un GPS à un ordinateur de bord qui positionne directement le navire sur
la carte. L'officier de bord n'a plus à faire le point et des écrans de télévisions
permettent aux passagers de suivre le déplacement de l'ASCO entre le continent et la
Corse et de voir, à chaque instant, où se trouve le navire. Ici tout est nouveau,
presque révolutionnaire mais, pourtant, chaque machine, chaque instrument a déjà fait
ses preuves. C'est l'assemblage sur un même navire de toutes ses nouveautés
technologiques qui assure aux passagers le confort, la sécurité et surtout la rapidité.
Avec l'ASCO, la Corse est devenue une promenade en mer. (D'après "L'Aventure de
l'Asco", in Capian Méditerranée N°12- Août 96)
05 OCTOBRE 96 - Nouvelle flambée de violence en Corse avant la fin de la
"trêve". L'attentat le plus sérieux a ravagé le bureau du maire RPR de
LIle Rousse, Me Pierre Pasquini, ministre des Anciens combattants. Les très
importants dégâts matériels ont été provoqués, selon les enquêteurs, par une charge
de forte puissance placée dans la mairie, près du bureau de M. Pasquini, absent lors de
l'explosion. L'attentat a eu lieu à la veille d'une cérémonie de baptême d'un nouveau
navire de la Société Nationale Corse-Méditerranée (SNCM), NGV ALISO, présidée par le
maire-ministre. (Daprès un article de presse du 05.10.96) - [Baptême du NGV ALISO
dans son port dattache, LIle Rousse, le 4/10/96, sa marraine étant Mme José
Rossi]
28 OCTOBRE 96
- La commission des ferries-liaisons courtes en travaux à Brest. La commission
ferries-liaisons courtes CGT s'est réunie récemment à l'auberge de jeunesse de Brest.
Elle représente les intérêts des personnels de la SNCM, à Marseille; de la SALLY, à
Dunkerque, de SeaFrance, à Calais, et de la BAI, à Roscoff. Parmi les sujets abordés,
au sujet de la SNCM, la commission CGT ferries et liaisons courtes "déplore que
cette compagnie exploite sur la Méditerranée des navires à grande vitesse (NGV), peu
fiables et coûteux, qui doivent être remplacés lors de leurs avaries (souvent) par des
bateaux classiques. Les pilotes des NGV prennent la décision d'appareillage, en encourant
des risques sous des pressions commerciales, alors que ces décisions devraient être du
ressort du Cross-Med." (D'après un article de presse du 28.10.98)
1er NOVEMBRE
96 - Le 23 septembre dernier, le NGV au départ d'Ajaccio et à destination de Nice n'a pu
assurer sa rotation en raison des conditions météorologiques. La SNCM a pris en charge
les passagers sur le Bastia-Marseille. (D'après un article de presse du 01.11.96)
- Année 1997 -
22 JANVIER 97
- NGV : Une nouvelle bataille commerciale en Méditerranée. Dès mars prochain, Corsica
Ferries et la SNCM se livreront une nouvelle bataille commerciale. Pour armes, les navires
à grande vitesse, et pour terrain, la Méditerranée. Entrés en service pendant l'été
1996 pour relier la Corse à Nice et actuellement au repos, les navires à grande vitesse
(NGV) constituent un franc succès commercial. «Les NGV ont réalisé de très bons
résultats, dépassant nos objectifs.» Martine Deshusses, responsable communication de la
Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM), se réjouit de la première saison des
NGV. Avec l'ASCO, mis en service le 2 avril dernier, et l'ALISO le 27 juillet, la SNCM
revendique déjà 234.220 passagers et 78.870 véhicules pour 759 traversées. Même
satisfaction chez Corsica Ferries, concurrent parti avec quelques encablures de retard en
raison d'une grève dans les chantiers italiens construisant ses CORSICA EXPRESS. « Nous
sommes ravis des résultats de cette première saison. Arrivés sur Nice seulement le 4
juillet, nous avons réussi à transporter 60.000 personnes », indique Pierre Mattei,
directeur général de Corsica Ferries. Tous les NGV sont pourtant en repos forcé. Les
CORSICA EXPRESS I et II depuis le 1er octobre et l'ASCO et l'ALISO depuis la mi-novembre.
Si les responsables de Corsica Ferries préfèrent rester discrets sur le coût de cette
mise à quai, la SNCM annonce un chiffre de 5.320 francs par jour et par navire, dont
3.100 consacrés aux frais de gardiennage (soit un coût d'environ 1 million de francs
pour la SNCM). « Notre choix s'est porté sur Marseille, car les ports de Nice et de
Toulon étaient plus chers », précise Martine Deshusses. Une période de repos propice
à l'étude des problèmes d'entretien que connaissent les NGV au niveau des moteurs et
des coques aluminium. D'un coût unitaire de 150 millions de francs, ces bolides de la mer
ont rapporté à la SNCM, l'an dernier, 90 millions de francs. Conçus pour durer une
dizaine d'années, leur rentabilité demeure difficile à apprécier. D'autant plus que la
SNCM reçoit des subventions à hauteur de 500 millions de francs par an pour l'ensemble
de sa flotte. Reste que cette nouvelle offre dope depuis l'été dernier les traversées
de la Méditerranée. Pour Maurice Bertoni, directeur régional de la SNCM en Corse, «
l'arrivée des navires rapides redistribue la donne du transport. Je pense que les NGV ont
bien sûr détourné une partie de la clientèle des ferries traditionnels et des avions,
mais ils ont aussi créé une nouvelle clientèle pour la Corse ». Les passages maritimes
entre Nice et l'île de Beauté ont ainsi augmenté de 60.000 l'été dernier.
Gestionnaires du port, les responsables de la CCI de Nice se frottent les mains. Ils
investiront dès cette année 26 millions de francs pour améliorer les installations
destinées à accueillir les NGV. La remise en service de l'ALISO interviendra le 2
février et celle de l'ASCO le 5 mars. La période d'hibernation chez Corsica Ferries
s'achèvera, elle, le 28 mars prochain. Les perspectives demeurent encourageantes : «Nous
pensons pouvoir transporter plus de 100.000 personnes cette année», estime Pierre
Mattei. Avant d'attaquer de plein front son concurrent direct : «Puisque nous ne pouvons
pas lutter au niveau tarifaire avec la SNCM qui bénéficie de subventions de continuité
territoriale, nous jouons sur le service et la notion de navette. En 1997, nous mettons en
place des départs quotidiens à heures fixes. Nous misons sur la facilité, les clients
doivent pouvoir se présenter chaque jour à Nice sans réservation et atteindre la Corse
sans problème.» De son côté, la SNCM insiste sur le fait que ses tarifs n'augmenteront
pas en 1997. Martine Deshusses promet aussi de « communiquer davantage sur les problèmes
météo ». L'an dernier, les départs annulés et les NGV rebroussant chemin pour cause
de mauvais temps mécontentaient la clientèle. « Les NGV ne passent pas au-dessus de
force 5 », explique-t-elle. La SNCM étudie aussi la possibilité pour ses passagers de
manger à bord sans pour autant réserver au moment de l'achat de leur billet. En 1997,
l'ALISO et l'ASCO poursuivront leur exploitation sur la ligne Corse-Italie via la filiale
de la SNCM, Corsica Marittima. (D'après un article de presse du 22.01.97)
27 JANVIER 97
- Les marins CGT ont retenu samedi à Marseille, pendant trois heures, le NAPOLÉON. Ce
premier mouvement intervient après l'annonce du limogeage du vice-président, Bernard
Anne. «Philippe Galy [Ndlr : président de la SNCM, nommé en octobre], nous a promis du
sang et des larmes, nous ne lui ferons pas cadeau de nos emplois». Secrétaire général
du Syndicat des marins CGT, Jean-Paul Israël tonne sa détermination. Avant-hier, les
salariés de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont différé de trois
heures le départ du NAPOLÉON. Ce mouvement vient clore une semaine riche en
rebondissements. Jeudi, la direction de la SNCM avait annulé la présentation de son
bilan (un million de passagers et 350.000 véhicules en 1996, soit une très légère
progression), alors que des indiscrétions révèlent le limogeage du vice-président,
Bernard Anne, au 1er février. Père des navires à grande vitesse (NGV) "ASCO"
et "ALISO" et du ferry de luxe « NAPOLÉON BONAPARTE », il dirigeait depuis
1986 la SNCM. (...) - (D'après un article de presse du 27.01.97)
Au pays des
bombes flottantes: Connaissez-vous les NGV ? Le Corsaire 6000 et les Corsaires 11000 en
service sur des lignes de transport rapide de passagers sont des navires à grande
vitesse, fleurons de la haute technologie, qui sortent des chantiers Leroux et Lotz. Les
types de navires qui sortent des chantiers Leroux et Lotz Naval sont des navires de 35 à
120 mètres, avec des cibles particulières. En premier lieu, les NGV. Trois sont déjà
construits, un de 60 mètres, qui fait la liaison Papeete-Moorea; et deux de 110 mètres
[102 m], livrés à la SNCM pour la liaison Corse-Méditerranée (1) Pour les
NGV, les chantiers Leroux et Lotz ont confiés à la DCN des travaux en sous-traitance,
notamment tout le bloc avant de ces bateaux. (...) Les NGV du type de celui qui a été
livré à la SNCM pour la desserte Corse-Continent, font naître un nouvel espoir, à la
suite de l'accord de partenariat passé entre les Chantiers de l'Atlantique et Leroux et
Lotz. Les savoir-faire différents de ces deux entreprises devraient leur permettre
d'être compétitives en association pour aborder le marché" de la conception et de
la construction de ce type de navire. (D'après Avenir: La mer in Onisep 484) (1)
L'ASCO et l'ALISO tiennent à la fois du bateau et de l'avion. Pour la première fois, un
navire marchand est construit tout en aluminium. La propulsion n'a plus rien à voir avec
celle des hélices, la vitesse exceptionnelle est impulsée par quatre hydrojets. L'eau de
mer, aspirée dans les turbines est éjectée sous pression, ce qui crée une réaction et
assure au navire une propulsion un peu à la manière des avions. La tenue en mer est
excellente, tout au moins jusqu'à la force 6, le navire étant stabilisé pour la
première fois, tant pour le roulis que pour le tangage. Ce double effet est assuré par
ce que le constructeur appelle un T-foil (un plan porteur horizontal), deux flaps
arrières et deux safrans inclinés. Ces cinq plans actifs sont gérés par un ordinateur
qui reçoit en temps réel des informations envoyées par de nombreux capteurs répartis
de l'avant à l'arrière du navire. ("Des voiliers... aux NGV, la Corse se rapproche
du Continent", in OCEANORAMA n°27, janvier 1997)
28 MARS 97 -
Corsica Ferries et la SNCM mettent en service aujourd'hui leurs liaisons à grande vitesse
vers la Corse. Le ministre des Transports confirme l'aide de l'Etat à l'aménagement du
port. Les NGV (navires à grande vitesse) de Corsica Ferries et ceux de la SNCM reprennent
aujourd'hui leurs rotations quotidiennes au départ du port de Nice vers Calvi, Bastia et
Ajaccio. Au rythme de huit liaisons par jour cet été, c'est un véritable «pont
maritime» qui va se mettre en place. «La fréquentation en 1996 a dépassé 60.000
passagers, c'est un excellent résultat, précise Pierre Mattei, directeur de Corsica
Ferries. Les navires rapides ont généré une nouvelle clientèle au départ du port de
Nice.» Une partie provient du trafic aérien qui a baissé entre Nice et la Corse. La
SNCM ne reste pas inactive en mettant en service, aujourd'hui, ses deux NGV. Avec près de
400.000 passagers, le trafic du port de Nice a ainsi connu une hausse record de 30 % en
1996 ! Combinée avec un développement des escales croisières, cette évolution rend
urgents les projets d'aménagement du port. «L'arrivé des NGV a sensiblement réduit les
capacités d'accueil du port et nous aurons à gérer cette pénurie de postes à quai,
souligne un responsable du port. Cela peut nous conduire à refuser l'escale d'unités de
croisières.» Or, l'intérêt des grandes compagnies américaines pour la Côte d'Azur va
croissant. Aussi le protocole d'accord signé il y a quelques jours entre Bernard Pons,
ministre des Transports, et Benoît Aonzo, président de la CCI, gestionnaire du port pour
le compte de l'Etat, sur un programme de modernisation et d'extension des installations
portuaires, intervient au bon moment. L'Etat va financer, hors contrat de plan, 50 % des
travaux d'aménagement évalués à 100 millions de francs (1997 et 1998). Ils concernent
la rénovation des quais, l'approfondissement des bassins à 9 mètres pour l'accueil de
grosses unités de croisière, la création de postes fixes pour les NGV, la construction
d'une nouvelle gare maritime et d'un parc autos ainsi que d'un terminal passagers. La CCI
financera le reste. (D'après un article de presse du 28.03.97)
28 MARS 97 - Le PDG de la SNCM répond aux syndicats. Hier, les
syndicats de la Société nationale Corse-Méditerranée, qui ont déposé un préavis de
grève pour vendredi, se sont retrouvés face à Philippe Galy. Les rares concessions du
PDG ne devraient pas empêcher le blocage des navires. Les relations entre les salariés
et la direction de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM) restent houleuses,
dans l'attente de la présentation du plan de redressement suivi d'un plan social du
transporteur maritime. Les représentants du personnel craignent la suppression de 300 à
400 emplois, avec la mise hors flotte de deux navires. Hier, un face-à-face entre les
syndicats ayant déposé un préavis de grève de vingt-quatre heures pour le 25 avril
(CGT Marins, UGICT CGT, CGC Officiers, CFDT Marins et SNPOMM) et le PDG, Philippe Galy,
n'a débouché sur aucun accord. Seule la CFE-CGC «Sédentaires» se désolidarise du
mouvement, craignant des répercussions sur les réservations estivales. Hier, Philippe
Galy a tenu à répondre par écrit aux quatre points soulevés par le préavis de grève.
En premier lieu, les syndicats refusent que les audits Cofrenca et Andersen soient
présentés lors de la réunion du conseil d'administration du 25 avril. Ces deux rapports
sont considérés comme irrecevables par les élus du comité d'entreprise. Philippe Galy,
qui a précisé que cette présentation relevait d'une obligation légale, promet qu'aucun
débat ne s'ensuivra et que les audits ne serviront pas de support à un plan de
redressement. Les représentants du personnel réitèrent ensuite leur volonté d'affecter
le «trésor de guerre» de l'Office des transports de Corse (OTC) à la mise en oeuvre
d'une véritable politique tarifaire. Philippe Galy pense, lui, que cet argent pourrait
davantage servir à acquérir un troisième navire à grande vitesse (NGV). Les syndicats
critiquent également le manque de sécurité sur les NGV, ce qui exposerait les passagers
et les personnels embarqués. Le PDG s'en étonne et précise que l'entretien à terre des
navires est soumis au contrôle de Veritas et des Affaires maritimes. Un dernier point
concerne la demande du maintien du pouvoir d'achat. Philippe Galy assure qu'en 1997 la
prime de gestion sera maintenue, mais ne peut s'engager sur les années suivantes, tant
que le plan de redressement n'est pas adopté. Les syndicats se prononceront aujourd'hui
sur les réponses apportées par leur président. Mais il serait étonnant que cela
suffise à éviter la grève de vendredi. (D'après un article de presse du
23.04.97)
12 MAI 97 -
(...) La société Corsica Marittima (filiale de la SNCM FERRYTERRANEE) est présente sur
le marché italien depuis 1990, année d'inauguration de la ligne Livourne-Bastia. De
Livourne à la Corse la traversée se fait à bord de navires traditionnels ou de navires
rapides, les NGV ASCO et ALISO qui effectuent la traversée en une heure et 45 minutes
(...). (D'après un article italien du 12.05.97)
23 MAI 97 - Nice : Les NGV dans la tempête ! En ce début de mai les coups de
vent succédant aux coups de vent, le service des navires à grande vitesse vers la Corse
se trouve désorganisé au grand dam de la clientèle, cest ainsi que le 6 mai
lASCO devait annuler sa liaison, tandis que le CORSICA EXPRESS III neffectuait
dans la journée quune rotation sur deux, le 8 mai lASCO pour
lIle-Rousse était annulé tandis que le CORSICA EXPRESS III restait à quai, le 9
mai lASCO réussissait à partir en début de matinée pour Ajaccio, alors que le
CORSICA EXPRESS III appareillant plus tard devait rester à quai, tandis que lALISO
demeurerait en Corse. Ce nest pas malheureusement exceptionnel depuis la reprise des
liaisons avec la Corse par les NGV ; le 28 mars, le CORSICA EXPRESS III devait annuler son
aller-retour sur Calvi, le 21 avril, tandis que lASCO et le CORSICA EXPRESS III
étaient immobilisés au port de Nice à cause des conditions météorologiques,
lALISO était immobilisé à LIle-Rousse pour les mêmes raisons. Entre 1950
et 1995, deux cas de suspension de la liaison Nice-Corse ont été enregistrés en raison
des conditions météorologiques du temps de s paquebots, puis des car-ferries...
(Daprès un article de presse du 23.05.97)
30 MAI 97 -
Les deux navires à grande vitesse (NGV) de la Société nationale Corse-Méditerranée
(SNCM) ont été immobilisés jeudi et devraient le rester aujourd'hui en raison d'un
mouvement de grève des marins CGT et CFDT, a-t-on appris auprès de la direction de la
compagnie. Le NGV ALISO fait l'objet d'un examen technique à l'occasion de cette pause forcée et
l'ASCO est à quai à Nice. Les marins CGT et CFDT ont déposé des préavis de grève,
courant de mercredi à vendredi, concernant l'organisation du travail sur ces navires. Ils
affirment effectuer des horaires de 12 à 18 heures de travail effectif par jour, «en
fonction du nombre de traversées par jour». La CFDT a proposé un médiateur, enseignant
de droit maritime à Nantes, mais la direction lui a préféré une personnalité agréée
par la Collectivité Territoriale Corse, conseiller exécutif et président de l'Agence de
développement économique de la Corse. Le PDG de la SNCM, Philippe Galy a rencontré
mercredi en Corse cette personne. Pour leur part les syndicats se sont rendus jeudi
après-midi à bord de l'ASCO à Nice pour consulter les équipages. (D'après un article
de presse du 30.05.97)
04 JUILLET 97
- Les conditions météorologiques ont limité le fonctionnement des
navires à grande vitesse. "ALISO", "ASCO" et "CORSICA
EXPRESS III", par vent fort, les 19 et 20 juin, n'ont pu effectuer des voyages
réguliers entre la France et la Corse. Le 19 et le 20 juin dernier, en raison des
mauvaises conditions météorologiques (forts coups de vent entre le continent et la
Corse), le NGV ALISO n'a pu quitter le port corse de l'Ile Rousse, pendant qu'à
Nice le même sort s'est abattu sur l' "ASCO" qui devait partir pour
Ajaccio et sur le "CORSICA EXPRESS III" en partance pour Calvi. Ce dernier
navire avait également une avarie aux stabilisateurs. Le 20 juin, le ferry classique
"NAPOLÉON-BONAPARTE" a été envoyé de Marseille à Nice, où il a embarqué
1200 passagers -qui étaient bloqués sur le quai du Commerce- ainsi qu'un grand nombre de
voitures et est parti pour Calvi. Le navire, avec ses 172 mètres de longueur et 30,4 de
largeur, a créé quelques problèmes au quai, où d'autres navires étaient amarrés et
l'unité d'Ukraine "KARINA" a dû changer de place. (D'après un article
italien du 04.07.97)
30 JUILLET 97
- Un NGV de 900 passagers pour l'été 1999 à la SNCM. L'arrivée du prochain NGV de la
SNCM est programmée pour le printemps 1999, avec une mise en service effective la même
année. L'information a été confirmée au siège marseillais. Le mois dernier, la
compagnie a lancé les premières consultations auprès des différents chantiers
concernés, en Espagne, en Italie, en Europe du Nord et en France. Les exigences: un
monocoque énorme (le double des actuels ALISO et ASCO) de 900 passagers, 280 véhicules
et 42 nuds de vitesse. De quoi faire Nice-Ajaccio, Nice-Bastia, deux fois dans la
journée, sans problème. Aux chantiers ensuite d'utiliser ce cahier des charges, à eux
de proposer un meilleur produit, "Mais surtout, précise Yves Lacoste, directeur
général adjoint, nous demandons à ce que ce NGV 3 puis affronter les humeurs de la
Méditerranée. Nous ne voulons plus être immobilisés par des vagues de 3,5 m ou des
creux de 2 m, comme ce fut le cas au début de ce mois de juillet". En ce qui
concerne le calendrier, la seule date connue pour l'instant -outre la mise en service- est
la date de remise des dossiers par les chantiers: à la fin du mois de septembre.
"L'Office des Transports de la Corse a été consultée, poursuit Yves Lacoste, mais
ce type d'achat se règle entre trois parties: le ministère, l'OTC, et la compagnie. Nous
nous reverrons donc lorsque nous aurons des propositions des constructeurs". En
insistant sur le point de la fiabilité, très souvent reproché, la SNCM pense, du coup,
régler un des problèmes de ce navire. L'autre préoccupation, concerne le fret,
impossible à transporter par NGV. Là, les ferries et cargos restent indispensables.
Enfin, les fins observateurs des différents soubresauts sociaux de la SNCM ne manqueront
pas de prédire quelques problèmes sur ce nouveau navire, qui ne devrait pas embarquer
plus d'une vingtaine de marins. Surtout que l'on évoque parallèlement la vente du CORSE,
de l'ancien NAPOLÉON. "Nous sommes tombés d'accord avec les syndicats: les navires
rapides sont appelés à remplacer les car-ferries sur les courtes distances. Les
syndicats demandent donc une adaptation, sans secousses", poursuit le directeur
général adjoint. (D'après un article de presse du 31.07.97)
1er AOÛT 97 -
Les NGV font des vagues. (...) Certains hôteliers balanins se plaignent des tribulations
des NGV. "Le gros handicap reste les tribulations du NGV" constate une
hôtelière de Balagne. Les deux derniers exemples: prévu à 22 hrs à L'Ile-Rousse, il
est arrivé à minuit à Calvi, en raison d'une tempête et des difficultés d'accostage
au port de L'Ile Rousse. (D'après un article de presse du 01.08.97)
02 AOÛT 97 -
Chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens: à la SNCM, une augmentation de 7% (avec
221000 passagers) par rapport à 96 a été observée pour le mois de juillet d'un point
de vue régional. Le succès des NGV se confirme, il représente aujourd'hui 34% du trafic
global. Les NGV ont déjà transporté 165000 passagers depuis leur reprise ce printemps.
Pour août, la tendance s'annonce plutôt bonne, puisqu'on évalue à + 17% les
réservations enregistrés pour ce deuxième mois, par rapport à 96. Enfin, pour ce
week-end du 1er au 3 août, on attend toujours du côté de la SNCM, quelque 30000
passagers dans le sens Nord-Sud (continent-Corse) et quelques 20000 passagers dans le sens
Sud-Nord (Corse-Continent). Pour ce week-end également, du 1er au 4 août, qui sera le
meilleur de l'année, les 60 traversées de ces quatre jours seront complètes avec plus
de 60000 passagers. (D'après un article de presse du 02.08.97)
03 AOÛT 97 -
Port de Bastia: la tour contrôle. Sans les "aiguilleurs", le trafic serait
"anarchique". Rencontre avec l'un deux. Perché à 25 m du sol, dans la nouvelle
capitainerie, le lieutenant scrute la mer et écoute sa VHF: -"Bastia Port, Bastia
Port ? NGV ASCO" -"Bonjour NGV ASCO", répond l'officier du port de Bastia
- "11h25 à la passe" -"Ok, môle nord". A quelques milles nautiques
de Bastia, le NGV ASCO confirme à la capitainerie son heure d'arrivée au port. Le
lieutenant, depuis sa tour d'où il contrôle le trafic du port, lui attribue alors un
quai, le môle nord. A Bastia se trouvent trois lieutenants de port, ayant pour rôle
d'assurer jour et nuit la régulation du trafic dans le port. Une large attribution
puisqu'il s'agit de dresser des procès verbaux, d'assurer la sécurité des personnes sur
le port et surtout d'affecter un quai au navire qui arrive, en fonction des
caractéristiques du bateau (longueur, tirant-d'eau, ...) et en fonction des opérations
qu'il a à effectuer (déchargement de marchandises, de passagers,...). Le lieutenant de
port dispose pour cela de plusieurs outils, une VHF -radio émetteur-récepteur couvrant
un rayon de 20 milles, un radar qui émet dans un rayon de 60 milles, une horloge, des
jumelles, un téléphone et un enregistreur des vents. Les lieutenants de port ne sont pas
les seuls à être informés de l'arrivée d'un navire. Les autres intervenants du port,
les lamaneurs, pilotes, saisonniers qui assurent la circulation sont aussi branché sur la
VHF. A l'annonce du NGV ASCO une pilotine part à sa rencontre pour le servir. Arrivé à
son niveau en mer, le pilote monte à bord du bateau et conseille le commandant au moment
de l'entrée dans le port. A quai, les lamaneurs sont prêts à intervenir. A 12h10, le
NGV ASCO appareille, sans aucun problème. Il arrive pourtant à l'heure de pointe, au
moment où les imprévus sont fréquents. L'EXPRESS II [Corsica Ferries], par exemple, va
partir avec une heure de retard à 12h35. Il va donc immobiliser le môle sud plus
longtemps que prévu alors que ce quai a été attribué à un autre navire. Le lieutenant
décide donc de faire amarrer ce dernier navire môle nord, que l'ASCO aura libéré à
12h15. Trois lieutenants et un auxiliaire assurent la régulation du trafic dans le port
de Bastia. A midi, quand le trafic est à son maximum, une personne se rend sur les quais
pour veiller à la sécurité des passagers. Un quatrième lieutenant sera affecté à
Bastia en septembre 97. (D'après un article de presse du 03.08.97)
08 AOÛT 97 -
NGV: Propulsion spécifique. Construit à Saint-Malo, le "navire à grande
vitesse" a été conçu pour transporter 500 passagers et 148 véhicules entre la
Corse et le continent en 2h30. Il est équipé d'un système de propulsion par turbines:
une spécificité qui, selon la SNCM, réduit considérablement la vague d'étrave et la
rend inférieure à celle des bateaux classiques. Ainsi, même à pleine vitesse -soit 35
nuds (sic)-, les turbulences à l'arrière du "NGV" ne devraient jamais
engendrer des vagues de plus d'un mètre à un mètre 50. "D'après les observations
qui ont été faites, rien ne permet de dire concrètement si le "jet des mers"
crée plus ou moins de vagues que les navires de tonnage semblable", précise
l'adjoint au directeur départemental des Affaires Maritimes. "Une chose est sûre:
la vitesse d'accès dans le port de Nice (3 nuds) est la même pour tous les
bateaux. Aucune dérogation n'a été accordée. Et plusieurs contrôles ont montré que
le NGV respectait scrupuleusement ces limitations". (D'après un article de presse du
08.08.97)
Le 12 AOÛT
1997, le NGV ALISO a subit une avarie qui l'a empêché de gagner Bastia. Les passagers
devant emprunter ce NGV de Bastia vers Nice ont été amenés à embarquer sur le
transbordeur CORSE, qui devait effectuer la traversée de nuit Bastia-Gênes puis
Gênes-Tunis. Le CORSE a finalement appareillé pour Nice avec ses passagers et ceux du
NGV ALISO. Ce détournement du navire CORSE est survenu jour pour jour un an après son
identique détournement l'année précédente. Arrivé à Nice à 6 heures le 13 août au
lieu de 07 heures à Gênes, le CORSE a de suite appareillé à vide pour Gênes par la
côte, où il est arrivé après son initial horaire de départ, et est ensuite reparti
pour Tunis. (Xm)
ETE 97 - Les
NGV de la SNCM restent au port. Depuis mardi dernier, les mauvaises conditions
météorologiques ont conduit la SNCM à annuler un certain nombre de départs de navires
à grande vitesse (NGV) depuis les ports de Nice, Bastia, Ajaccio et L'Ile-Rousse.
"Une décision, explique la direction, motivée par le seul souci d'assurer un
confort et une sécurité maximum aux passagers." En effet, l'exploitation de ces
navires est compromise quand la mer présente des creux de plus de quatre mètres. En cas
d'annulation, plusieurs possibilités s'offrent aux passagers: le transfert le jour même
sur autre ferry de la compagnie de transport, le transfert le lendemain... (D'après un
article de presse paru au cours de l'été 1997)
ETE 97 -
Météo défavorable sur la Corse: 1000 passagers bloqués sur Ajaccio. Le NGV
L'Ile-Rousse-Nice et celui effectuant la liaison Ajaccio-Nice n'ont pu partir hier.
Pagaille sur les quais et colère des passagers attendant vainement des informations.
16hrs30, hier, sur les quais du port de commerce d'Ajaccio: billets en main, visages
rougis par la colère, véhicules en attente devant les locaux de la SNCM situés juste à
l'embarquement des voitures, ballet humain dans le brouhaha et la chaleur, les vacanciers
n'en peuvent plus et le font savoir. Des éclats de voix et le ton monte très vite entre
les touristes bloqués sur le port et les guichetiers. Les heures passent, le temps tourne
à l'orage... Hier après-midi, le port a connu une effervescence dont il se serait bien
passé, et la SNCM a dû tant bien que mal faire front. Au départ de ce chambardement,
des conditions météorologiques défavorables et un vent de secteur ouest force 7
localement force 8 sur la Balagne notamment. Et l'impossibilité pour le NGV qui ralliait
Nice depuis L'Ile-Rousse de partir à 11h05 comme prévu, pour arriver à Nice à 13h50.
Les vacanciers sont invités à rejoindre Ajaccio alors que des informations
contradictoires circulent. "A L'Ile-Rousse, les gens de la SNCM nous ont dit de
descendre sur Ajaccio, où, il était prévu de prendre le NAPOLÉON BONAPARTE. Or, quand
nous sommes arrivés, il n'y avait pas de NAPOLÉON BONAPARTE. Solution de rechange, on
nous a précisé que les véhicules seraient embarqués d'un côté à bord du SANTA
REGINA, le cargo, tandis que les passagers seraient relogés sur le DANIELLE
CASANOVA", précise un passager. Aux guichets, où les billets sont brandis à bout
de bras, c'est le même dialogue difficile. "Les conditions météorologiques sont
une chose et on ne tient pas rigueur de cela à la SNCM, mais on reproche le manque de
communication, nous avons eu une information sur place à Ile-Rousse qui ne correspondait
pas à l'information sur le serveur vocal". "On nous a dit que le NAPOLÉON
BONAPARTE devrait accoster ici et que nous aurions des cabines. Nous n'avons pas eu un mot
d'explication, et c'est surtout cela qui est scandaleux". "Nous tentons de faire
le maximum pour que l'on puisse trouver des solutions, a souligné hier Pascal Valle, le
directeur adjoint de la SNCM. Reste que des désagréments ont été occasionnés pour une
situation qui est relativement exceptionnelle". Finalement ce ne sera pas le
NAPOLÉON BONAPARTE, mais le DANIELLE CASANOVA qui embarquera les passagers de
L'Ile-Rousse à destination de Marseille. En tout, ce sont donc 500 passagers et 150
véhicules qui attendaient une solution d'une part... D'autre part, sur ce problème
déjà conséquent et fort mal vécu par les passagers, deuxième difficulté à gérer
pour la SNCM, hier, le non-départ du NGV devant rallier Nice depuis Ajaccio. Même
capacité là encore, 500 passagers et 150 véhicules. Deux solutions et demie
proposées... ou la possibilité pour certains de saisir les rares places restant sur le
Bastia-Marseille, ou prendre un NGV Bastia-Nice sous réserve de bonnes conditions
météorologiques, acheminement vers Livourne pour les passagers. Dans tous les cas,
cependant, ce sont hier, 1000 passagers qui ont eu la désagréable impression d'être
menés en bateau. (D'après un article de presse paru en Août 1997)
1er SEPTEMBRE
97 - La SNCM envisage l'acquisition d'un troisième navire rapide. La
Société Nationale Corse-Méditerranée (SNCM) projette d'acquérir un troisième navire
à grande vitesse (NGV), permettant la desserte de la Corse au départ de Nice,
«pratiquement par tous les temps». La SNCM a lancé en juillet une première
consultation de chantiers navals français et étrangers. «Ce projet n'est pas encore
confirmé», a indiqué à l'Agence France Presse le directeur général adjoint de la
compagnie, Jean-Loup Bertret. Il s'agit d'abord d'évaluer la faisabilité technique d'un
«super-NGV». Celui-ci serait plus rapide que les deux premiers NGV de la SNCM (42
nuds, soit 78 km/h, au lieu de 37), avec une capacité doublée (1.000 passagers).
L'investissement serait de l'ordre de «quelque 250 à 300 millions de francs». (D'après
un article de presse du 01.09.97)
23 OCTOBRE 97
- A quelques jours de la remise du rapport Pagès
commandé par le ministre des Transports sur l'état de la SNCM, son président, Philippe
Galy, lance un cri d'alarme. Deux échéances font planer un doute sur l'avenir de
l'entreprise : en 1999 le cabotage sera ouvert à la concurrence internationale et en 2001
les autorités corses trancheront dans la compétition pour le renouvellement de la
concession de continuité territoriale. «Notre super NGV (navire à grande vitesse de
1.000 places) ne sera jamais prêt pour la saison 1999. Il fallait prendre la décision de
le construire en juin. Pourtant c'était le vecteur technique et commercial de notre plan
de redressement». Résultat, les navires NAPOLÉON et CORSE ne seront pas vendus. Ils
feront partie du plan flotte 98 pour la saison estivale. Philippe Galy exhorte les
syndicats à renoncer à certains droits acquis pour sauver les emplois et limiter un plan
social inévitable. La SNCM réalise (subvention de continuité territoriale de 500
millions comprise), un chiffre d'affaires de 1,6 milliard de francs mais cumule une dette
de 1,2 milliard. (D'après un article de presse du 23.10.97)
DÉCEMBRE 1997
- D'après article sur les Navires à Grande Vitesse adaptés aux lignes de Méditerranée
- ARTICLE INTÉGRAL (par R.
Dussert-Vidalet, Directeur de la Division Technique de la SNCM) - La Sociéte Nationale
Maritime Corse Méditerranée (SNCM) a mis en service pour la saison d'été 1996, deux
navires rapides sur les lignes Continent-Corse. L'étude
sur la stabilisation du navire à grande vitesse corsaire 11000 a été menée en
collaboration par les chantiers Leroux et Lotz, le Bassin d'Essais des Carènes (France),
le David Taylor Model Basin (USA), la société Maritime Dynamics (USA) et la Division
Technique de la SNCM. Pour répondre aux critères particulièrement sévères, le
chantier a été amené à équiper les navires de cinq appendices: -Un plan porteur en T
(T-foil), situé à l'avant du navire, permet de limiter le tangage. Cet appendice est
constitué d'une partie verticale au bout de laquelle est fixé un plan horizontal.
L'ensemble de cet appendice est mobile autour d'un axe transversal situé à l'intérieur
de la coque du navire. De plus sur la partie horizontale de l'appendice, et sur le bord de
fuite du profil, sont disposés deux volets qui permettent de retarder le décollement de
l'écoulement. Ces deux mouvements sont commandés par des vérins hydrauliques situés à
l'intérieur du navire. Tout le mécanisme est ainsi protégé à l'intérieur de la coque
ce qui facilite la maintenance et limite l'usure par corrosion. De plus, le mécanisme est
à l'abri des chocs dus à des objets flottants. Une paire d'ailerons latéraux (les
"fins") située au 2/3 arrière du navire, a essentiellement pour effet
d'assurer une bonne stabilité de route. Ces deux appendices pivotent autour d'un axe
quasi vertical. Le mouvement de l'appendice est opéré grâce à des vérins hydrauliques
eux aussi protégés à l'intérieur du navire. Enfin 2 volets situés à l'arrière du
navire contribuent à limiter le roulis, le tangage ou les deux simultanément. Ces deux
volets sont situés sous la coque du navire, à la limite du tableau arrière.
L'écoulement de l'eau n'a lieu que sur leur face inférieure. Ces "flaps" sont
mus par des vérins situés à l'intérieur du navire, sur le tableau arrière. Le navire
possède deux niveaux de garage voitures. On accède au niveau supérieur, à l'arrière
par deux rampes et à l'avant par une seule rampe. Les deux rampes arrières s'escamotent
complètement en plafond et permettent ainsi le transport de 4 autocars. Le navire
possède un casque avant doublé d'une porte-rampe étanche, ce qui autorise un
déchargement par l'avant. Ainsi le temps de chargement-déchargement n'excède pas 40
minutes. Les passagers voyagent dans de vastes salons fauteuils. Des écouteurs
individuels permettent de suivre des films vidéos retransmis sur des téléviseurs
intégrés au plafond. Les fauteuils sont groupés par bloc de 2 pour faciliter la
circulation des passagers. Un bar est situé au salon inférieur arrière. Ces deux
navires (NGV ASCO et NGV ALISO) sont normalement exploités de la fin mars
à la mi-novembre et désarmés en dehors de cette période. Ils ont un équipage de 15
personnes. En haute saison, ils effectuent 2 voyages par jour, soit 4 traversées. A la
mise en service, quelques " maladies de jeunesse" se sont manifestées;
actuellement ces problèmes sont réglés et l'on peut considérer qu'ils sont fiables sur
le plan technique. Leur exploitation est limitée à des conditions de mer ne dépassant
pas des hauteurs significatives de vague de 4 m. Des décisions d'annulation de voyage
durant la période d'exploitation commerciale ont du être prises en raison de bulletins
météorologiques prédisant ce type d'état de mer ou des états supérieurs. Il est
certain que l'absence de bouée météorologique en Méditerranée, donnant les états
réels de mer, est une gêne pour l'exploitation de ces navires. Il est néanmoins vrai
que ces deux navires ont pris une part de marché importante dans le trafic passagers
entre le continent et la Corse. Cette part de marché représente 40 % des passagers
transportés par la SNCM sur la Corse. Ces navires sont devenus indispensable et leur
avenir est assuré. La future génération de navires à grande vitesse projetée par la
SNCM présentera les caractéristiques suivantes: Capacité supérieure en voitures et en
passagers (250 voitures, 1100 passagers) ; ces navires de part leur taille doivent être
moins sensibles aux mauvaises conditions météorologiques, tout en étant équipé d'un
système se stabilisation moins évolué. Une vitesse supérieure qui ne peut être
obtenue que par une motorisation incluant des turbines à gaz. Leur vitesse envisagée est
de 42 nuds. L'expérience de la SNCM, après un an d'exploitation de 2 navires à
grande vitesse, est excellente et laisse à penser que ce mode de transport maritime ira
en se développant sur ses lignes. (D'après le site http://perso.wanadoo.fr/fcapoulade)
- Année 1998 -
02 AVRIL 98 -
Nouvelle commande de la SNCM. Au cours de la traversée destinée à amener le navire à
grande vitesse (NGV) ASCO à Nice, après son hivernage à Marseille, Yves Lacoste,
directeur général adjoint de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM), a
confirmé officiellement que sa compagnie se doterait d'un troisième NGV. «La commande
sera passée fin juin. Un appel d'offres est en cours», précise-t-il, sur lequel le
français GEC Alst[h]om Leroux Naval, le finlandais Finyard, l'italien Ficantieri et
l'australien Austal s'affrontent. Le troisième NGV de la SNCM disposera d'une capacité
de 1.000 passagers et 280 voitures, contre 500 passagers et 148 voitures pour ses
prédécesseurs. Bénéficiant d'une coque acier et d'une superstructure en aluminium, le
NGV 3 (2.300 tonnes) desservira à partir de Nice, Bastia et Ajaccio. L'investissement de
380 millions de francs sera financé à un tiers par les fonds propres de l'entreprise et
deux tiers en emprunts. Yves Lacoste a également affirmé que la direction et le
personnel de la SNCM discutent actuellement, dans le cadre d'un projet d'entreprise, de la
possibilité de positionner un de ses ferries dans le port italien de Gênes. Ce navire
pourrait ainsi assurer des rotations entre la cité italienne, la Tunisie, la Corse et la
Sardaigne. (D'après un article de presse du 02.04.98)
06 AVRIL 98 - La SNCM attend le feu vert pour acquérir un nouveau NGV. Une consultation
a été déjà été réalisée auprès de cinq chantiers. L'appel d'offres doit être
lancé avant le 30 juin. La Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM) attend de son
ministre de tutelle, Jean-Claude Gayssot, le feu vert pour passer commande d'un nouveau
NGV qui viendrait ainsi compléter sa flotte de navires à grande vitesse, déjà forte de
deux unités qui durant la saison estivale, effectuent les liaisons continent-Corse au
départ de Nice. "Pour l'instant nous sommes dans l'attente, mais il faudra que la
décision soit rendue avant le 30 juin de cette année afin que permettre à cette
nouvelle unité d'être opérationnelle en l'an 2000", explique Yves Lacoste,
directeur général de la compagnie nationale. Puis d'indiquer dans la foulée qu'une
consultation a déjà été réalisée auprès de cinq chantiers: un français, un
italien, un espagnol, un finlandais et un australien. Objectif: baliser le terrain pour
qu'une fois le feu vert acquis, puisse être lancé un appel d'offres dont le délai sera
court. Le futur NGV que la SNCM souhaite acquérir sera différent des deux précédents.
Tout d'abord, sa coque sera en acier, et non pas en aluminium. La compagnie désire en
effet un navire plus résistant aux creux par mer agitée. "Il devra être capable de
résister à des creux de 5,5 mètres, contre 4 actuellement. Nous cherchons de la sorte
à réduire le nombre des rotations annulées", indique Yves Lacoste. Navire tout
temps, il aura une longueur de 135 mètres, sera capable de transporter un millier de
passagers et 280 voitures à une vitesse de 42 nuds. Dans une journée, il pourra
assurer une liaison Nice-Ajaccio et une autre Nice-Bastia. Le troisième NGV de la
compagnie devrait être plus résistant que les deux premiers. Sa coque en acier et non
pas en aluminium devra résister à des creux de 5,5 mètres contre 4 actuellement.
(D'après un article de presse du 06.04.98)
14 AVRIL 98 - En Corse, la neige est tombée. Le col de Vizzavona, sur la
route reliant Bastia et Ajaccio, a été bloqué. Le mauvais temps en Méditerranée a
obligé les navires à grande vitesse (NGV), qui assurent la liaison entre le continent et
la Corse, à rester dans le port de Nice. (D'après
un article de presse du 14.04.1998)
05 JUIN 98 -
(...) L'exclusivité du NGV sur Livourne pour la Corsica Marittima (...) "Nous avons
intensifié la desserte de Livourne en y insérant le NGV trois fois par semaine. Nous
sommes désormais les seuls à desservir la Toscane jusqu'à son port le plus proche,
mettant ainsi l'Italie à 105 minutes de la Corse. C'est un trajet idéal car parfaitement
adapté aux navires rapides: brièveté de la distance, brièveté de la durée et
fiabilité de la traversée avec une mer protégée". L'innovation, cet été, c'est
aussi le NGV sur la destination de Gênes. Une arrivée qui correspond au retrait de la
compagnie concurrente: "C'est encore un test avec une seule liaison hebdomadaire
mais, là encore, nous prenons date pour l'avenir..." poursuit Silvio Gréco,
Directeur de la Corsica-Marittima. (D'après un article de presse du 05.06.98)
12 JUIN 98 - Mauvais temps:
"L'ILE DE BEAUTÉ" réarmé. Les très mauvaises conditions météorologiques
annoncées, entre le continent et la Corse, par Météo France pour la période du jeudi
11 au samedi 13 juin, risquent de perturber le trafic NGV. En conséquence la SNCM
consciente de sa mission de service public de continuité territoriale a pris la décision
de réarmer "l'ILE DE BEAUTÉ" afin d'assurer le transport des passagers entre
Nice et la Corse, réservés à bord des NGV. (D'après un article de presse du 12.06.98)
16 JUIN 98 - "La SNCM est dans
l'attente de la décision du Ministère des transports pour commander officiellement le
NGV3. Dans cette attente, elle consulte actuellement des chantiers navals en France et à
l'étranger. La Direction souhaiterait mettre en ligne le NGV3 dans le courrant du premier
semestre de l'an 2000. Sa capacité serait de 900 passagers et 250 autos. Le coût de ce
navire serait estimé entre 370 et 400 MF". (D'après un email du Responsable du
Service Communication, SNCM, en date du 16.06.98)
17 JUIN 98 -
La commande d'un 3e NGV a reçu l'aval du CE et du conseil d'administration de la SNCM; un
investissement de 400 MF financé par un GIE fiscal. Le nom du chantier sera connu à la
fin juillet et la compagnie passera commande dès qu'elle aura reçu le feu vert du
Conseil interministériel économique et social. La mise en service du navire est prévue
pour la saison 2000. Ce NGV3 de 134 m, capable de transporter 1000 passagers et 250
voitures à 75 km/h pourra assurer deux dessertes dans la même journée. En contrepartie,
la SNCM devra se séparer d'un car-ferry classique. (D'après un article de presse du
17.06.98)
22 JUIN 98 - Genova-Bastia en 3 heures et 15 minutes avec la Corsica Marittima. Le
trajet hebdomadaire rapide avec le "NGV ASCO" a débuté aujourd'hui. A partir
d'aujourd'hui Gênes et la Corse sont plus proches: le trajet proposé par la Corsica
Marittima, reliant la ville de Ligurie à Bastia en 3 heures et 15 minutes, a été
inauguré au Ponte Andria Doria du port de Gênes. Ce trajet, qui constitue le premier
trajet rapide effectué au départ du port de Gênes, est effectué par le NGV ASCO,
navire monocoque de longueur de 102 m et large de 14,4 m qui est à même de transporter
566 passagers et 150 véhicules (y compris 4 bus) à la vitesse de 37 noeuds. Les
passagers sont reçus à bord par des sièges de type Pullman, écran géant pour la
projection de films, casques pour de la musique, un ample espace bar-buffet et une
salle de repos. L'extrémité du Ponte Andrea Doria a été aménagé
pour l'embarquement et de débarquement du navire à grande vitesse, qui aujourd'hui
s'est fait remarquer dans la première manoeuvre de la saison: une opération d'amarrage
effectuée avec l'agilité d'un petit bateau à moteur. Le NGV ASCO a été accueilli à
Gênes par les autorités citadines, entre autres le président et le secrétaire
général des Autorités Portuaires, et le président de la Stazione Marittima Porto di
Genova.
22 JUIN 98 - Les voyages des NGV perturbés par le mauvais temps sur la Côte
d'Azur. Le 10 et le 11 juin les navires à grande vitesse de la SNCM et de la Corsica
Ferries sont restés à quai. Les NGV permettent les transferts rapides sur de petites
distances, en utilisant également la moitié du temps nécessaire aux moyens
traditionnels. Mais il existe un élément capable d'annuler totalement cet avantage, en
créant non seulement de petits problèmes logistiques que ce soit pour les transporteurs
que pour les passagers: les conditions météorologiques non favorables obligent de fait
ces navires à rester au port. Des inconvénients de ce genre se sont répétés plusieurs
fois l'an passé, et cette année la saison estivale ne s'annonce pas meilleure. Le 10 et
11 juin, les NGV de la SNCM et de la Corsica Ferries n'ont pas pu prendre la mer dans le
sud de la France. Certains passagers ont été transportés à Toulon en bus où ils ont
pu embarquer sur le DANIELLE CASANOVA avec pour destination Propriano; d'autres sont
partis de Marseille pour Ajaccio. Le jour suivant la SNCM a envoyé à Nice le ferry ILE
DE BEAUTÉ pour suppléer les navires rapides. De mauvaises conditions atmosphériques ont
déjà été observées au milieu du mois d'avril dernier. (D'après
un article italien du 22.06.98)
06 JUILLET 98
- Deux chiens manquaient d'air sur un NGV: enfermés dans la voiture de leurs
propriétaires respectifs, ils ont trouvé la mort dans le garage du navire à grande
vitesse. Un troisième a été sauvé par les marins. La fin du voyage aura été tragique
pour deux chiens qui naviguaient en compagnie de leurs maîtres sur un navire à grande
vitesse (NGV) de la SNCM qui effectuait la liaison Calvi-Nice, le 26 juin. Un troisième
n'a dû la vie sauve qu'à l'intervention de l'équipage, qui a cassé une vitre de la
voiture pour le libérer. L'adjoint au directeur de la SNCM, confirme que les maîtres
n'avaient pas laissé d'aération à leurs animaux. Le transport des animaux domestiques
sur les navires de la SNCM est strictement réglementé. Deux possibilités s'offrent aux
maîtres, soit laisser le chien dans la voiture soit les mettre dans le chenil climatisé
prévu à cet effet. Un extracteur, qui sert à approvisionner en air, tourne en
permanence dans le garage des NGV. La ventilation y est correctement assurée. (D'après
un article de presse du 06.07.98)
07 JUILLET 98
- Un NGV III grand modèle pour l'an 2000 à la SNCM. La SNCM est à la croisée des
chemins. Après le retentissement de sa nomination à la tête de la compagnie nationale
il y a six mois, André Combeau a plongé dans l'élaboration de ce qu'il appelait le
"projet d'entreprise". D'autre part, pour affûter ses armes avant la conquête
de la concession de service public (1er janvier 2002) avec la Corse, la nouvelle
génération de NGV prend forme. Le dossier est bouclé. Et le feu vert est imminent... Il
doit venir du principal actionnaire, l'État alors que le choix du chantier naval arrive
au terme de sa procédure. On parle du chantier de l'Atlantique à Saint-Nazaire... La
question avait été posée au moment du rapport Pagès qui avait produit tant de vagues:
il s'agissait d'enrichir la flotte de deux nouveaux NGV du type de ceux qui sont
actuellement en service ou bien d'une nouvelle génération, celle d'un navire rapide d'un
format plus grand susceptible de gommer l'argument-phare des ennemis de l'actuel modèle
(les nombreux passagers laissés à quai mais aussi bon nombre de professionnels du
tourisme): l'impossibilité d'appareiller en cas de vent fort, ce qui se produit plusieurs
fois dans une saison. Lors de notre entretien en décembre dernier, le nouveau PDG de la
SNCM avait, lui, émis une préférence : "A titre encore personnel, je pense qu'un
NGV de plus grande capacité serait bien adapté à la desserte. C'est-à-dire la même
vitesse avec davantage de fiabilité en cas de fortes intempéries". Depuis, l'idée
a fait son chemin. Le dossier est même ficelé et les principales caractéristiques
connues (voir par ailleurs). André Combeau le confirme : "Les tractations sont en
cours et il faut attendre l'autorisation de l'État, notre principal actionnaire. On
espère sa mise en service sur les liaisons avec la Corse pour l'an 2000". L'Office
des transports devrait aussi être destinataire du projet pour émettre un avis. Les
syndicats sont, pour leur part, dans l'expectative. Par exemple, en Corse, le STC n'est
pas hostile à l'arrivée de ce grand NGV sur les lignes à la condition qu'il vienne en
complément et non en remplacement des navires de type car-ferry, de crainte de voir se
réduire l'effectif des marins... Le NGV de la deuxième génération des navires
rapides de la SNCM présentera les principaux traits caractéristiques suivants: une
longueur de 134 mètres (contre 102 mètres pour le NGV ASCO mis en service il y a deux
ans) et 120 mètres de la poupe à la proue; une largeur de 19 mètres (contre 15,5
mètres); une vitesse en croisière de 42 nuds (contre 37); une capacité de 1150
passagers et 250 voitures (contre 500 passagers et 150 voitures); un délai de
construction de deux ans environ pour une mise en service à l'été 2 000 entre Nice et
la Corse. Procédure actuelle : phase d'appel d'offres. Coût supposé : 40 MF environ.
(D'après un article de presse du 07.07.98)
07 AOÛT 98 - Les navires à grande vitesse : la Société
Nationale Maritime Corse-Méditerranée se prépare à commander un troisième navire à
grande vitesse pour la desserte du continent au départ de Nice. Dun coût estimé
à 400 millions de francs, ce NGV tout temps présentera une capacité de 1 000 passagers
et 250 véhicules, contre 566 passagers et 148 véhicules pour les NGV ASCO et NGV ALISO,
entré en service en 1996. Sa vitesse sera de 42 nuds contre 37 pour ses
prédécesseurs. Sil est commandé cet été, ce navire pourra entrer en service
pour la saison 2000. (Daprès un article de presse du 07.08.98)
08 AOÛT 98 -
Collision avec une baleine. L'incident s'est produit en pleine mer, entre la Corse et le
Continent, dans la nuit du 08 août 98. Le NGV "ASCO", qui a subit des dégâts
sous la coque, au niveau de ses "amortisseurs de tangage", était hier (07 août
98) en réparation au port de Nice. "Le NGV ASCO qui assurait la liaison
Ajaccio-Nice, dans la nuit de jeudi à vendredi, a percuté une baleine alors qu'il se
trouvait en pleine mer à environ une heure de route du port de Nice. Le choc avec le
cétacé est survenu à 22 h 50. Cet incident a provoqué une avarie au niveau des
amortisseurs de tangage du navire, une pièce en forme d'aileron, appelée
"T-foil", située sous la coque avant du bateau, dont la fonction est de
diminuer, voire de supprimer le mouvement de tangage en cas de mauvais temps. Au cours de
cet incident - le premier de ce genre depuis que les NGV existent - la sécurité du
"NGV ASCO" n'a jamais été obérée ". M. Ange-Paul Mariani, responsable
à Nice de la Société Nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM), résumait en ces
termes le 07 août la collision entre le NGV et le cétacé. A bord du NGV, qui avait
quitté le port d'Ajaccio jeudi vers 20 heures, se trouvaient 413 passagers et 137
véhicules. La mer était calme et le temps au beau fixe. Selon les premiers témoignages,
l' "ASCO" naviguait à environ 37 nuds (70 km/h) quand il a heurté ce que
l'on pense être une baleine. Sous l'effet du choc, le cétacé est passé sous la coque
du navire et a percuté le "T-Foil", qu'il a endommagé. Le système d'alarme
assez perfectionné a rapidement permis de mesurer l'ampleur des dégâts: la pièce en
forme de "T", montée sur vérins, qui permet de maîtriser le tangage du
bateau, étant apparemment hors d'usage. Sur le NGV, alors qu'une poignée de passagers
seulement se rendait compte du choc (voir par ailleurs), le commandant Capoulade
appliquait immédiatement les mesures de sécurité. Les gaz étaient réduits et le
Cross-Méd de Toulon, avisé, mettait en place une cellule d'assistance et de secours. Un
quart d'heure après le choc, alors que le bateau continuait sa route au ralenti, le
commandant informait les passagers de l'existence "d'un problème technique".
Pendant ce temps, trois bateaux de sauvetage en mer étaient dirigés vers le NGV pour
l'escorter jusqu'au port de Nice. Tandis qu'un hélicoptère Super-Frelon se tenait prêt
à décoller. "Sur le quai, toutes les autorités ainsi que policiers et pompiers
avaient été appelés pour parer à toute éventualité. Fort heureusement, le NGV,
conçu selon une technique sécuritaire très pointue avec cloisons étanches (...), a pu
regagner le port sans aucun problème", expliquait le commandant du port de Nice. A
quelques encablures de Nice, alors que tout risque était définitivement écarté, le
commandant a repris la parole pour expliquer, cette fois, que son navire "venait de
heurter un objet flottant non identifié". En ce qui concerne les dégâts sur le NGV
ASCO, deux plongeurs ont inspecté, dès hier matin (07 août 98), le bâtiment amarré à
Nice. Selon les premières investigations, sous l'effet du choc avec le cétacé, une
partie du T-foil aurait enfoncé la coque sur une largeur de 25 centimètres. "La
pièce touchée va être réparée dans les prochaines heures. Des essais seront alors
effectués. Des contrôles seront aussi réalisés par le bureau Véritas en collaboration
avec les Affaires maritimes, qui donneront le feu vert pour que l'ASCO reprenne la mer le
plus tôt possible, c'est à dire normalement demain matin" (càd 08 août 98),
concluait dans la soirée le responsable niçois de la SNCM. Après des travaux
provisoires de remise en état, l'ASCO devrait néanmoins passer en cale sèche à
Marseille dès le lundi suivant, où il pourrait être immobilisé pendant trois jours.
Durant cette période, les passagers de l'ASCO seront acheminés entre Nice et la Corse
par les navires de la SNCM. Les passagers prévus sur le NGV ASCO embarquent actuellement
sur le ferry CORSE de la compagnie. (D'après un article de presse du 08.08.98)
08 AOÛT 98 -
"Le choc m'a réveillé !" Michel Szkaradek, journaliste parisien, était à
bord du NGV ASCO. "Le bateau est parti d'Ajaccio avec une quarantaine de minutes de
retard, soit vers 20 heures. Un peu après la mi- parcours, tandis que je somnolais, j'ai
ressenti un grand choc qui m'a réveillé. Comme si le navire avait percuté une grosse
vague avant de retomber à plat. La carcasse du NGV a été drôlement secouée. Quelques
personnes comme moi se sont rendu compte que le bateau avait heurté quelque chose. Mais
il n'y a pas eu de panique à bord. Une première annonce a été faite au micro. Nous
savions donc que le NGV venait d'avoir des problèmes techniques, mais nous ne
connaissions pas la nature exacte de l'incident. Le navire a continué sa route au
ralenti. Le commandant a de nouveau pris la parole pour s'excuser du retard et nous a
expliqué que le NGV avait heurté un objet flottant. Il faut dire que le bruit du choc
m'a en tout cas semblé très fort, même si nous nous sommes toujours sentis en parfaite
sécurité." (D'après un article de presse du 08.08.98)
15 AOÛT 98 -
Après le NGV 1, alias ASCO, qui a éperonné un rorqual commun il y a à peine une
semaine, lempêchant de naviguer entre Corse et Continent pendant quelques jours,
cest au tour de son petit frère ALISO de se retrouver hors dusage pour une
durée encore indéterminée*. Cette fois, aucun cétacé ne sest dressé sur la
route de lun des navires à grande vitesse de la Société Nationale Maritime Corse
Méditerranée, mais une avarie de lun des moteurs décelée dans la matinée de
jeudi a suffit à rompre le balai quotidien des NGV entre Nice et la Corse. Jeudi,
l'ALISO, qui peut transporter 500 passagers et 148 véhicules, devait assurer la liaison
entre Nice et Ajaccio avec un départ à 14h30. Nayant pas de capacité
daccueil sur les autres ferries en service ce jour-là, la SNCM a dû réarmer le
transbordeur CORSE pour acheminer les passagers de lALISO. Le CORSE a quitté Nice
à 16 heures et a effectué le trajet en sens inverse en partant dAjaccio à 23h30
(contre 18h30 initialement prévu pour lALISO). Jeudi après-midi et une partie de
la nuit de jeudi à vendredi, les techniciens ont tenté sans succès de réparer la
pièce défectueuse de moteur dans le port de Nice. Décision a finalement été prise
denvoyer -au ralenti- le NGV ALISO à Marseille où il est passé en forme pour
réparations. Hier les passagers devant embarquer à 7h45 pour Calvi ont dû patienter
jusquà 14h pour quitter la capitale azuréenne à bord du CORSE direction Bastia.
Lavarie du NGV ALISO intervient en plein week-end du 15 août, alors que les navires
de la SNCM sont quasiment complets. La SNCM de Nice précisait que les réparations de
lALISO devraient durer entre 34 et 48 heures, afin que le NGV puisse reprendre son
service dès le début de la semaine suivante. (D'après un article de presse du 15.08.98)
* Du 14 au 17
AOÛT 98: Le NGV ALISO est passé au bassin à Marseille pour une avarie sur le palier de
butée de la pompe d'un hydrojet latéral S112 de Kamewa. (Fc)
15 AOÛT 98 -
Véritable navette entre Nice et la Corse, le NGV engage une course contre la montre pour
le chassé-croisé du week-end. Mais la vitesse n'exclut pas les problèmes. A 7h48, hier
matin (19.08.98) à Nice, les propulseurs d'étrave et les moteurs sont mis en route pour
permettre au NGV ASCO de quitter son quai en pivotant. Cap sur Calvi, avec près de 500
vacanciers et quelques hommes d'affaires à bord et 150 voitures dans les garages. Le
CORSE, en provenance de Bastia, fait depuis plusieurs minutes des ronds dans l'eau devant
la digue en attendant que le poste se libère. "En partant ce matin avec trois
minutes de retard, ce soir on aura perdu une heure..." se désole en prenant à
témoin son équipage le commandant Hervé Oberlin. A terre, Raymond Segond, le chef
d'escale "s'arrache les cheveux". Depuis la veille, il faut en effet gérer les
impatiences de tous les passagers qui devaient embarquer à bord du NGV ALISO, le
sister-ship de l'ASCO. Le navire, qui connaît une grave avarie sur deux de ses moteurs,
ne rejoindra pas Bastia mais Marseille pour être réparé en cale sèche. Faute
d'informations précises, les 550 passagers enregistrés pour cette rotation commencent à
s'énerver, certains menaçant même d'empêcher l'appareillage de l'ASCO. Tout ces
passagers devront finalement attendre 14 h15 pour quitter Nice avec le car-ferry CORSE,
réarmé en toute hâte la veille. Et ce sera alors au commandant Oberlin de patienter
devant la passe pour rejoindre le quai: encore neuf minutes de perdues... Bilan, le NGV ne
mettra le cap sur Ajaccio qu'à 15 h, soit déjà une bonne demi-heure de retard. Et la
journée est loin d'être terminée. Avec les navires à grande vitesse, la SNCM
(Société Nationale maritime Corse-Méditerranée) est entrée dans l'ère des
traversées à flux tendus. A Calvi, le temps d'escale n'aura été que d'une toute petite
demi-heure. Le second capitaine dirige l'embarquement des véhicules, le commissaire de
bord prépare les cassettes pour le circuit vidéo, un garçon jette dans un sac poubelle
les gobelets en plastique et les journaux laissés sur les fauteuils par les premiers
passagers. Les équipages, en haute saison, effectuent deux rotations Continent-Corse
quotidiennes durant quatre jours d'affilée avant de prendre du repos pendant huit jours.
Les journées sont très longues: ce n'est pas avant minuit que l'ASCO sera de retour à
Nice. Encore faut-il qu'il ne rencontre pas une baleine en perdition sur sa route, comme
la semaine précédente... Ils sont quinze membres d'équipage et peuvent transporter
jusqu'à 500 personnes. Selon le commandant Oberlin - l'un des premiers dans la compagnie,
donc en France, à avoir manuvré ce type de navire -, il ne s'agit là que d'un
début. "Dans quinze ans, on décollera, sourit-il. A deux mètres au- dessus de
l'eau, à 150 nuds de vitesse". Pour l'heure, le directeur de la SNCM à Nice a
plus urgent à dénouer. Un grain de sable -en l'occurrence l'avarie de l'ALISO- peut
suffire pour transformer le rêve en cauchemar: en ce matin du 15 août 98, 420 passagers
vont devoir être aiguillés vers Gênes pour embarquer sur un ferry italien afin de
pouvoir rejoindre Bastia, tous les navires de la SNCM affichant complet. La vingtaine de
salariés de l'agence sont sur le pont pour tenter de prévenir chacun des touristes,
préparer les enveloppes avec les nouveaux tickets d'embarquement et 60 000 lires à titre
de défraiement... "Nous sommes sur la brèche, c'est plutôt bon signe"
préfère commenter le directeur. Depuis le mois d'avril, les deux NGV ont déjà
transporté près de 200 000 personnes, soit le tiers du trafic de la compagnie sur la
Corse. (D'après un article de presse du 15.08.98)
15 AOÛT 98 - Une évolution à très grande vitesse: Il n'y a pas que l'ASCO qui tourne
à plein régime ce week-end : la SNCM aura transporté, de vendredi à lundi matin, plus
de 40 000 passagers. 24 500 dans le sens Corse-continent, 18 000 dans le sens inverse. Un
véritable pont sur la Méditerranée. Seul le week-end du 1er août aura été plus
chargé avec 65 000 passagers embarqués au cours de 56 traversées.
Mis en service en 1995 [Erratum: le NGV ASCO n'est entré en service qu'en mars 1996],
l'ASCO a été rejoint la [même] saison (...) par l'ALISO. Les deux navires filent, en
vitesse de croisière, à 37 nuds (environ 60 km/h) alors que les ferries
traditionnels doivent se contenter de 24 nuds. Un troisième NGV, pouvant
transporter un millier de personnes et 250 voitures à une vitesse maximale de 42
nuds, devrait être prochainement commandé par la compagnie qui prévoit sa mise en
service pour l'été 2000.
Cette révolution dans le transport maritime entraîne de profonds bouleversements dans
les méthodes de travail, donc dans les esprits. Si bien que deux clans se sont peu à peu
formés au sein de la compagnie, les "ngvéistes" et les autres. (D'après un article de presse du 15.08.98)
18 AOÛT 98 - Le week-end de tous les contrastes à la SNCM. Les graves avaries de
trois des bateaux du transporteur ont un peu terni les chiffres exceptionnels du week-end
du 15 août. Alors qu'un communiqué triomphant de la compagnie rappelait qu'au cours du
week-end du 15 août, 42.800 passagers avaient choisi les lignes de la SNCM pour se rendre
en Corse, la société nationale rencontrait les pires difficultés avec trois de ses
navires, victimes de graves avaries. Ce fut d'abord la découverte d'une fissure sur l'un
des bâtis moteur du car-ferry LIBERTÉ qui assure la ligne de Tunisie, entraînant
l'immobilisation du navire jusqu'au 4 septembre. Ce fut ensuite la collision entre le NGV
ASCO et un cétacé, suivie de la défaillance d'une pièce d'un hydrojet du NGV ALISO qui
rendait l'âme à mi-vie. Un week-end dont le président de la SNCM tire un bilan mitigé.
Tout en se félicitant de la hausse de fréquentation de ses navires, notamment sur la
Corse où "l'impact financier de l'interruption de service des NGV sera minime",
André Combeau estime que l'incident du LIBERTÉ va entraîner "un préjudice
considérable pour la compagnie", pouvant atteindre "plusieurs dizaines de
millions de francs". Concernant les deux NGV, l'ASCO est attendu aujourd'hui à
Marseille pour réparation. Il reprendra son service le jeudi 20 août entre Nice et
Bastia. Quant à l'ALISO, sa courte escale le week-end dernier dans le port phocéen est
à l'origine d'une polémique entre la CGT du Port autonome (PAM) et la compagnie. Le
syndicat doute, en effet, de la gravité de l'avarie invoquée par la SNCM pour faire
réparer en urgence son NGV alors qu'une partie du personnel du PAM était en grève. Des
doutes que la direction de la SNCM a tenu à dissiper aussitôt, affirmant n'avoir jamais
invoqué la moindre fissure pour forcer la décision des grévistes. "A aucun moment,
nous n'avons pas cherché à mener en bateau qui que ce soit, le port ni la CGT",
s'insurgeait André Combeau tout en calmant le jeu: "Je rends surtout hommage aux
personnels de Sud Moteur et du Port Autonome qui ont permis au NGV de reprendre son
service au plus vite entre Nice et Bastia". (D'après un article de presse du
18.08.98)
19 AOÛT 98 -
Week-end record pour la SNCM. Trafic très chargé avec la Corse pour la compagnie
maritime, pendant ce week-end du 15 août 96, tous transports confondus et malgré
l'indisponibilité d'un des NGV: 42800 passagers et 13050 véhicules entre le continent et
la Corse. Compte-tenu de l'avarie du NGV ALISO à la veille du week-end du 15 août en
raison d'une panne de moteur, la SNCM Ferryterranée a essayé de satisfaire toute sa
clientèle en recasant (sic) le plus rapidement possible les passagers inscrits à bord du
navire défectueux. Jeudi dernier, l'ALISO, dont la capacité est de 500 passagers et de
146 [148] véhicules, n'a pu assurer comme prévu la liaison Nice-Ajaccio et c'est le
CORSE qui l'a remplacé à 16h30. Malgré les efforts des mécaniciens sur place, le NGV a
du être placé en cale sèche à Marseille. Si le NGV ALISO a été réparé en 48 heures
et a repris son service hier après-midi pour la liaison Nice-Bastia, le trafic est de
nouveau perturbé en raison des réparations prévues aujourdhui et demain sur le
NGV ASCO, qui a rencontré un cétacé la semaine précédente. Cest à nouveau le
CORSE qui assurera lintérim jusquà jeudi, 7h30, à Nice, date, heure et lieu
de reprise du NGV ASCO. (D'après un article de presse du 19.08.98)
19 AOÛT 98 -
Après une avarie de moteur ayant nécessité une intervention pendant 48 heures, sur un
chantier de Marseille, le navire à grande vitesse ALISO a rejoint, hier, Nice. Remis en
ligne laprès-midi, il a effectué sa première rotation dès 14 heures sur Bastia.
Cette reprise de service de lALISO permet à la SNCM de faire effectuer une série
de vérifications sur lASCO, qui avait heurté un cétacé il y a deux semaines
entre la Corse et Nice. Le navire, après réparation sur place, avait pu reprendre la mer
le lendemain. Par mesure de précaution, des contrôles seront effectués sur cette unité
pendant quarante huit heures ces mardi et mercredi. Le bateau devait appareiller hier dans
la nuit à destination de Marseille, indiquait dans la soirée la SNCM Ferryterranée.
LASCO devrait être normalement de nouveau en ligne ce jeudi. Pendant cette
interruption, le CORSE, car-ferry dune capacité de 700 véhicules, sera maintenu en
service. (D'après un article de presse du 19.08.1998)
Le NGV ASCO
est passé au bassin à Marseille les 18 et 19 août 98 suite à la rencontre d'un rorqual
le 06 août 1998 en soirée. Ce choc avait endommagé le stabilisateur avant (T-Foil) et
la structure à l'arrière du puits de cet élément. (Fc)
25 AOÛT 98 - Un temps à ne pas mettre un NGV dehors: la formule des navires à grande
vitesse (NGV) ne résiste pas au mauvais temps. Obligés de réduire leur vitesse en
fonction de la météo marine, les NGV perdent beaucoup de leur attractivité. A bord des navires à grande vitesse (NGV) où l'aiguille du loch flirte
régulièrement avec les 40 nuds (70 km/h), la traversée d'une mer démontée se
traduit par des accélérations verticales et horizontales extrêmement violentes qui
mettent à rude épreuve la structure du bateau et l'estomac des passagers. L'équipage
n'a d'autre choix que de réduire la vitesse, ce qui fait perdre tout son intérêt à la
formule "NGV". Si la tempête a pu être anticipée, le départ du navire se
trouve annulé. Sur un plan commercial, les navires à grande vitesse ne peuvent donc pas
être considérés comme des engins fiables. Et c'est bien parce que les passagers
acceptent mal qu'une telle limitation puisse leur être opposée à l'aube de l'an 2000,
que les compagnies éprouvent les pires difficultés à communiquer sur le sujet. Depuis
deux ans, la compagnie SNCM Ferryterranée ne ménage pas ses efforts. Une convention
passée avec les sociétés d'autoroute permet de diffuser des bulletins sur la bande FM
(107.7) tandis qu'un numéro de téléphone "Spécial NGV" peut être composé
24h sur 24. Mais si le mauvais temps touche tout autant les NGV de la SNCM que ceux de la
Corsica Ferries, l'armement bastiais applique une stratégie différente, plus coûteuse
en terme d'exploitation, mais moins traumatisante pour les passagers. "Nous
anticipons les perturbations en arrêtant notre décision la veille, explique la direction
générale. Cela nous permet de prévenir nos clients et de leur proposer une solution de
remplacement. Pour eux, c'est la certitude de pouvoir partir et donc moins de stress.
Mieux vaut faire partir notre NGV avec quelques passagers plutôt que laisser 500
personnes en colère sur le quai". Concernant l'évolution de la flotte, les deux
armements ont opéré, là encore, des choix opposés. La SNCM s'apprête à passer
commande d'un NGV-2000 (NGV3) de plus grande dimension, capable d'affronter des mers plus
"dures" et donc réduire le taux d'annulation de traversées (08% en 1997).
Montant de l'opération: environ 300 millions de francs. La Corsica Ferries affirme au
contraire que compte tenu de leur conception, les NGV ne seront jamais des navires
"tout temps" et qu'en conséquence, les quelques points de fiabilité gagnés
avec un navire plus grand, ne pourront jamais justifier un tel investissement. (D'après
un article de presse du 25.08.98)
25 AOÛT 98 -
Le trafic maritime entre la Corse et le continent a encore été perturbé hier en raison
de mauvaises conditions météorologiques qui règnent maintenant depuis plusieurs jours
en Méditerranée. Des rafales de vent à 120 km/h ont été enregistrées hier après
midi sur les côtes de Balagne et des creux de cinq mètres entre l'île et le continent.
Des conditions qui ont obligé la SNCM à annuler les départs de ses NGV hier
après-midi. Les passagers de l'ASCO qui devait quitter Nice à 14h30 pour Ajaccio ont dû
embarquer sur le CORSE en direction de l'Ile-Rousse. Le départ du ferry ayant été
décalé d'une demi-heure à cet effet. Dans le sens Corse-continent, la liaison
Ajaccio-Nice prévue à 18h30 a également été annulée. Les passagers ont eu cependant
la possibilité d'embarquer, hier, à 21 hrs sur le DANIELLE CASANOVA, attendu ce matin à
6h30 à Marseille. Dans la soirée, le départ du Bastia-Nice était encore hypothétique,
la compagnie suggère déjà une solution de remplacement par le NAPOLÉON BONAPARTE, à
destination de Marseille. Mais la décision restait en dernier au commandant du navire,
indiquait-on hier soir à Nice, à la direction locale de la SNCM. Aucune amélioration
des conditions météorologiques n'étant prévue pour aujourd'hui, le trafic entre la
Corse et le continent, et notamment le départ des NGV pourrait encore connaître de
sérieuses perturbations. Au départ de Nice, en cas d'annulation des NGV, la compagnie a
annoncé d'ores et déjà, qu'elle retarderait le départ du CORSE jusqu'à 16 heures pour
prendre en charge tous les voyageurs. (D'après un article de presse du 25.08.98)
28 AOÛT 98 -
Alstom favori pour un navire SNCM. Alstom Leroux Naval (groupe Alstom) est bien placé
pour remporter une commande, celle de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM)
portant sur la réalisation de son troisième navire rapide. Certaines études ont même
déjà commencé. Le navire sera plus gros que les deux précédents construits par Leroux
& Lotz, dont Alstom a repris en juillet 1997 les activités navales. Long de 134
mètres, il pourra transporter à 77 km/h plus de mille passagers et 250 voitures. Son
acquisition, dont le coût avoisine 400 millions de francs, sera notamment financé par la
vente d'un car-ferry et un GIE fiscal. Par ailleurs, dans une lettre adressée au PDG
d'Alstom Leroux Naval, Patrick Boissier (également PDG des Chantiers de l'Atlantique), le
secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christian Pierret, confirme une aide de l'Etat d'un
montant de 40,7 millions de francs. Cette somme correspond au plafond autorisé par
Bruxelles en matière de subvention. Un autre navire rapide est aussi en vue pour Alstom
Leroux Naval. La société a été retenue par l'armateur grec Nel Lines pour la
construction d'un NGV Corsaire 12000. (D'après un article de presse du 28.08.98)
30 AOÛT 98 - Le "Super navire à grande vitesse" de la SNCM prend
corps, livrable au printemps 2000, ce navire rapide
à stabilité accrue doit permettre de réduire le principal handicap de la formule: sa
tenue par mauvaise mer. S'exprimant le 26 juin
dernier à Marseille, devant les administrateurs de la Société Nationale maritime
Corse-Méditerranée (SNCM), le Commissaire du gouvernement avait affirmé que le dossier
du NGV3 (ou "Super NGV") serait "examiné dans un esprit positif". En
accordant, deux mois plus tard, une aide de 40,747 millions de francs au chantier Alstom
Leroux Naval (ALN), soit 9 % du prix de revient du navire, l'Etat joint le geste à la
parole et prend doublement position. Il permet tout d'abord à une entreprise française
de se positionner au mieux dans le cadre de l'appel d'offres international lancé par la
SNCM. Il fait droit, d'autre part, aux revendications de la compagnie qui souhaitait
s'équiper d'un seul NGV de nouvelle génération, enterrant du même coup les conclusions
du rapport Pages qui préconisaient l'acquisition de deux NGV type "ASCO"
supplémentaires. L'annonce officielle de la commande de ce NGV3 serait donc imminente,
d'autant que le commissaire du gouvernement avait ajouté que la SNCM ne devait "pas
être défavorisée par son statut" et qu'il lui serait donc possible de
"présenter un dossier d'agrément au titre du nouveau dispositif de GIE fiscal pour
les investissements en navires". Pour la SNCM comme pour le chantier ALN -né en
décembre 97 du rachat des activités maritimes de Leroux & Lotz par le groupe
Alstom-, ce NGV constitue une commande extrêmement importante en terme de positionnement
stratégique. La compagnie y voit non seulement une réponse cinglante à la concurrence,
mais aussi et surtout un moyen de développer les liaisons rapides courte distance entre
la Corse et le continent. Le constructeur en fait, quant à lui, la vitrine de son
savoir-faire sur les marchés internationaux. Ce NGV ouvre un nouveau chapitre dans
l'histoire récente des navires à grande vitesse. Long de 134 mètres (contre 102 m pour
ses deux prédécesseurs), le futur NGV transportera 1116 passagers et 250 voitures (ou 14
camions et 102 voitures en basse saison), soit quasiment le double de la capacité des NGV
actuels de la SNCM. Il bénéficiera de deux autres nouveautés : une coque en acier
-"le meilleur compromis au-delà de 100 m de long", selon ALN- et une propulsion
mixte constituée de deux turbines à gaz et de deux moteurs diesel. Avec une puissance
totale embarquée de 57 mégaWatts, le NGV3 pourra maintenir une vitesse de 42 nuds
(76 km/h) en croisière et sans doute atteindre 45 n¦uds (80 km/h) en pointe; vitesse qui
mettra Ajaccio (ou Bastia) à 3h30 (sic*) de Nice et réduira les temps d'escale à moins
de 60 minutes. Concernant le confort à bord, le système de contrôle actif de stabilité
bénéficiera lui-aussi de nombreuses améliorations avec l'apparition de nouveaux
appendices hydrodynamiques et l'installation d'un calculateur plus puissant. Taille et
stabilité accrues doivent permettre de corriger l'un des inconvénients majeurs de la
formule NGV: la tenue en mer par mauvais temps. Selon ALN, le NGV3 sera en mesure
d'assurer 99,3 % de son programme de navigation grâce à son aptitude à affronter des
creux de 5,50m, contre seulement 4m pour les NGV type "ASCO", d'où moins d'une
traversée sur 100 annulée. (*3h30 est la
durée de traversée Nice- Bastia actuel sur NGV ASCO et ALISO...et non celle du NGV3) -
(D'après un article de presse du 30.08.98)
04 SEPTEMBRE 98 - Alstom Leroux Naval construira le troisième navire à grande vitesse de
la SNCM. Le chantier lorientais s'est engagé à livrer le futur NGV le 21 avril 2000.
Montant de l'investissement: près de 400 millions de francs. Le Président
de la Société Nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM), André Combeau, a signé
hier (03 septembre 1998), à Marseille, le contrat de commande d'un navire à grande
vitesse (NGV) de type Corsaire 13000 en présence de Patrick Boissier, PDG du chantier
lorientais Alstom Leroux Naval (ALN) qui en assurera la construction. Ce "Super
NGV" d'une longueur de 134m, pourra transporter 1.116 passagers et 250 voitures à la
vitesse de 42 nuds. Outre des performances accrues par rapport aux deux premiers NGV
de la SNCM, ce navire disposera d'une véritable capacité de transport de marchandises
(14 camions ou remorques en plus d'une centaine de voitures en basse saison). Ce contrat
d'un montant "d'environ 400 millions de francs", comporte cependant une clause
de dédit d'une durée de deux mois; délai durant lequel la SNCM peut revenir sur sa
décision et annuler la commande. En effet, même si l'Etat s'est engagé officiellement
en lui en accordant le bénéfice, la direction de la compagnie attend toujours de
connaître les modalités de constitution et d'application du GIE fiscal qui doit lui
permettre de financer cette acquisition. D'autre part, la compagnie doit "mettre en
adéquation cette commande avec les objectifs de son projet d'entreprise", qu'il
s'agisse des économies de fonctionnement à réaliser, de l'application de la loi sur les
35 heures ou encore de la définition du service public. La mise en service de ce
troisième NGV à l'ouverture de la saison estivale 2000 -ALN s'est engagé à le livrer
le 21 avril de la même année- devrait notamment s'accompagner de la sortie de flotte
(vente) d'un car-ferry et du transfert d'une seconde unité des lignes de Corse vers
celles d'Afrique du Nord. Les deux navires concernés sont le CORSE et l'ILE DE BEAUTÉ
mais les rôles restent à distribuer. Quant au nombre de marins qui armeront le futur NGV
- question toujours délicate -, la direction de la SNCM "précise" qu'il sera
"supérieur de 50% à celui des NGV actuels" pour atteindre "une bonne
vingtaine de navigants". Rappelons encore que par rapport aux NGV ASCO et ALISO,
limités à 4 m, ce nouveau navire bénéficiera d'un système de stabilisation plus
élaboré lui permettant d'affronter des vagues d'une hauteur moyenne de 5,50m (du creux
à la crête). Un calculateur pilotera notamment sept appendices hydrodynamiques mobiles
dont deux ailerons supplémentaires situés de part et d'autre de la coque, à l'avant du
navire. Et même si André Combeau joue la prudence en précisant qu'on ne peut pas parler
de bateau tout-temps parce que cela n'existe pas", ce dispositif devrait néanmoins
permettre de "réduire de 5% à 2% le nombre d'annulations de traversées pour cause
de mauvais temps en saison estivale". La propulsion bénéficie également d'un
surcroît de puissance puisque deux des quatre hydrojets sont alimentés par des turbines
à gaz permettant d'approcher les 45 nuds en pointe. Inconvénient: la consommation
de carburant passe de 5 tonnes/heure sur les NGV actuel, à 13 T/h sur le nouveau navire.
Bien que le NGV 3 a été conçu et dimensionné pour assurer la desserte de la Corse au
départ de Nice, la SNCM n'exclut pas de le mettre en ligne au départ de Toulon, voire de
Marseille, mais aussi et surtout des ports italiens. Cette commande est qualifiée de
"très importante" par la SNCM compte tenu des échéances vitales qu'il lui
faut affronter -ouverture de la desserte de la Corse à la concurrence en 1999 et
renouvellement de la convention de service public de la continuité territoriale en 2001-
mais aussi du redémarrage spectaculaire du trafic sur la Corse. Pour ALN, elle confirme
la montée en puissance du chantier lorientais après son rachat par le groupe Alstom. Ce
navire ainsi qu'un autre NGV "tout acier" de 112m de long actuellement en
construction pour la Suède, ont nécessité près de 30 millions d'investissement. A lui
seul, le "Super NGV" procurera 60.000 heures d'études et 400.000 heures de
fabrication à ALN. (D'après un article de presse du 04.09.98)
04 SEPTEMBRE
98 - Super NGV: marché conclu ! Le PDG de la SNCM, André Combeau, et le constructeur
lorientais ont scellé leur pacte; basé à Nice, le navire de 422 MF sera opérationnel
pour la saison 2000. La première particularité du super navire à grande vitesse
commandé par la SNCM, c'est qu'il sera construit... à grande vitesse afin de répondre
aux défis commerciaux de l'an 2000. Songez que, dès aujourd'hui, les études vont
démarrer et que la mise sur cale est prévue fin mars 99, la construction devant durer
vingt mois au total. C'est pour finaliser au plus vite cet accord entre la SNCM et la
société ALSTOM LEROUX NAVAL de Lorient qu'une petite cérémonie de signature était
organisée hier au siège de la compagnie à Marseille. Ce contrat de 422 MF équivaut à
500 000 heures de travail pour le chantier lorientais, 460 000 consacrées à la
fabrication et 40000 heures aux études techniques. Cela représente plus d'un an de
pleine charge pour ce chantier qui bénéficiera d'une subvention de l'Etat de 40,70 MF,
c'est-à-dire le plafond autorisé par la Communauté Européenne. Ce transbordeur rapide
aura une vitesse commerciale de 42 nuds, soit près de 80 km/h, il sera long de 134
m et deux fois plus gros que les précédents NGV construits eux aussi par les chantiers
de Lorient [Erratum: les NGV ASCO et ALISO ont été construits par le même chantier
Leroux et Lotz Naval, mais sur le site de Saint Malo Naval]. Si l'on en croit le
président de la SNCM, André Combeau, qui s'est félicité hier matin de l'embellie
touristique constatée cette saison sur la Corse, le nouveau NGV sera capable de naviguer
toute l'année, même par des temps difficiles: "Certes, a convenu le président, le
navire tout temps n'existe pas et il a pu nous arriver de faire rêver les gens un peu
trop, mais nous pourrons faire face avec ce nouveau navire à des houles supérieurs à
cinq mètres et demi dans des conditions de confort maximales". Autant dire que les
défauts de stabilisation constatés sur les deux précédents NGV, l'ASCO et l'ALISO, ont
été dûment corrigées et que les annulations estivales dues au roulis devraient passer
de 5% à 2%. L'office des transports de la Corse avait d'ailleurs mis en grade la SNCM à
ce sujet le 03 juillet 98, puisqu'il a assorti son accord de quelques réserves relatives
"à la tenue à la mer", compte tenu des expériences précédentes. Mais divers
essais en bassin ont confirmé une fiabilité accrue. Le nouveau NGV sera principalement
basé à Nice, puisqu'il est appelé, dans un avenir proche, à remplacer soit le CORSE,
soit l'ILE DE BEAUTÉ, suivant l'évolution du marché. "Nous franchissons une
étape supplémentaire dans le niveau de stabilisation, a commenté M. Patrick Boissier,
PDG d'Alstom Leroux Naval, grâce à deux niveaux d'ailerons à l'avant et à l'arrière.
En outre, ce navire pourra transporter 1116 passagers alors que les précédents NGV
n'avaient qu'une capacité de 148 voitures et 566 passagers. Le NGV "puissance
2" pourra, au choix, transporter 102 voitures et 14 autocars ou semi-remorques, ce
qui devrait favoriser le frêt entre la Corse et le continent. Il assurera deux rotations
par jour avec Ajaccio, Bastia ou la Balagne et sera en mesure de naviguer toute l'année
avec un personnel d'une vingtaine de personnes [une quinzaine sur les NGV ASCO et ALISO].
Et à partir de la saison 2000. A ceux qui pourraient s'étonner de cet investissement
ambitieux, M. Combeau rétorque que le marché conclu hier "prévoit une clause de
débit d'une durée de deux mois dans l'attente de la mise au point définitive du plan de
financement du navire et de la mise en adéquation de cette commande avec les objectifs du
projet d'entreprise." (D'après un article de presse du 04.09.98)
07 SEPTEMBRE
98 - NGV : retour à la normale. La tempête a perturbé, samedi, les liaisons NGV entre
le continent et la Corse, notamment en Balagne. Beaucoup de passagers au départ ont été
acheminés par le DANIELLE CASANOVA dont le départ de Bastia prévu à 20 heures a été
retardé à minuit, pour leur permettre d'embarquer. Hier, les rotations NGV de et vers
Nice ont pu être assurées, malgré le vent, à l'arrivée comme au départ de Calvi et
L'Ile-Rousse. (D'après un article de presse du 07.09.98)
11 SEPTEMBRE
98 - Festival du vent 98: 7e édition. La présentation de la 7e édition du Festival du
Vent et de l'Espace SNCM des Enfants du Vent aura lieu le vendredi 18 septembre à 15 h 30
à bord du NGV ASCO amarré au port de commerce de Calvi. (D'après un article de presse
du 11.09.98)
11 SEPTEMBRE
98 - SNCM : le NGV III, enfin ! Deux signatures en bas dun contrat mettent fin à
six mois datermoiements. Finalement, comme
André Combeau lannonçait durant lété, le NGV III viendra bientôt
renforcer la flotte de la SNCM. Il entrera en service pour la saison 2000. Le 03
septembre, André Combeau, Pdg de larmement national, et Patrick Boissier, Pdg
dAlstom Leroux Naval, ont signé le contrat portant sur la construction de ce navire
à grande vitesse nouvelle génération. Dune longueur de 134 m pour 5,35 m de
tirant deau, il affiche une capacité maximale de 1 100 passagers et 250 véhicules.
Disposant de deux moteurs diesel et deux turbines à gaz pour quatre hydrojets orientables
et réversibles, il devrait filer à plus de 42 nuds. Cet engin de type Corsaire 13
000, plus lourd et plus grand, devrait mieux tenir la mer que ses prédécesseurs ASCO et
ALISO. Selon la SNCM, il devrait supporter des creux de 5,5 m contre 4 à ses aînés. Du
côté dAlstom, on assure : "le transbordeur sera capable de naviguer toute
lannée, même par temps difficile". Ce nest pas un petit gain si le NGV
III tient ses promesses. LASCO et lALISO ne sont en service quà
loccasion de la saison touristique, de mai à fin septembre. Néanmoins, la SNCM
nexclut pas totalement le risque dannulation par gros temps. En revanche, elle
lestime à 2 % contre 5 % pour les NGV actuellement en service. Reste que la
signature du contrat laisse encore une petite place au suspense. Une clause de dédit de
deux mois est incluse, le temps de boucler le plan de financement du navire, mais aussi de
mettre en adéquation cette commande avec le projet dentre prise de la compagnie en
charge de la continuité territoriale avec la Corse. Le contrat porte sur 422 millions de
francs. Parmi lesquels une aide de 40,7 millions accordée récemment par le secrétaire
dÉtat à lIndustrie, Christian Pierret, aux chantiers Alstom Leroux Naval.
Pour ces derniers, le fabrication du NGV III, "le plus gros navire construit chez
nous à Lorient", selon Patrick Boissier représente 400 000 heures de travail et 70
000 détudes. La SNCM bénéficie quant à elle du nouveau dispositif daide à
lacquisition, le GIE fiscal. Enfin, larmement basé à Marseille doit céder
un de ses car-ferries. Le CORSE devrait ainsi être vendu dans les mois qui suivent.
Lentrée en service du NGV III nest pas innocente. Ce sera la dernière saison
queffectuera la SNCM avant le renouvellement de la convention de continuité
territoriale avec la Corse. Selon André Combeau, "avec ce navire, la SNCM poursuit
la mise en place dune politique commerciale ambitieuse, désireuse de répondre au
plus près aux attentes des clients et des besoins de la Corse. Une petite phrase à
comprendre comme un appel discret à LOffice des Transport Corses (OTC). Mais les
NGV sont également une réalité commerciale incontournable. Ils transportent en effet
plus de la moitié des passagers entre le continent et lîle de Beauté.
(Daprès un article de presse du 11.09.98)
12 SEPTEMBRE
98 - Trafic des NGV de la SNCM perturbé : traversées supplémentaires. Les très
mauvaises conditions météorologiques annoncées ce week-end, entre le continent et la
Corse par Météo France, risquent de perturber le trafic des NGV. En conséquence, la
SNCM, consciente de sa mission de service public de continuité territoriale, a pris la
décision de mettre en place des traversées supplémentaires aujourd'hui et demain à
bord du CORSE afin d'acheminer les passagers des NGV qui risquent fortement de ne pouvoir
appareiller. (D'après un article de presse du
12.09.98)
13 SEPTEMBRE
98 - Balagne: pas de NGV hier. Le vent de force 7 à 8 qui, hier, a soufflé sur la
Balagne à 60-70 km/heure, a empêché le NGV de la SNCM immobilisé depuis la veille dans
le port de Calvi d'appareiller pour Nice, son port de provenance. Quant aux rotations NGV
continent- Balagne- continent prévues hier, elles ont été annulées, tandis que les
moyens de substitution se heurtaient à la situation du port de Bastia. Des passagers en
instance ont pu, hier encore, dans la limite des places libérées en liste d'attente,
rejoindre le continent en avion ; même si la quasi totalité des vols affichent complet.
(D'après un article de presse du 13.09.98)
13 SEPTEMBRE
98 - Les liaisons maritimes Corse-continent sont perturbées par la tempête. Après la
nuit de samedi où le vent a retardé les appareillages au port de Bastia -le cargo mixte
est parti à 21 heures au lieu de 18 heures et le NAPOLÉON BONAPARTE à 01 heure du
matin- la situation ne s'est guère améliorée hier. Ce fut une journée encore
extrêmement perturbée à Bastia et dans sa région. Le vent fort, samedi (près de 200
km/h), dans le canal de Corse a contrarié le trafic des navires. Dans la nuit de samedi
à dimanche, il y eut un véritable embouteillage sur les quais du port de commerce de
Bastia. Nombre de passagers attendaient pour embarquer dans des car-ferries qui avaient du
retard. Le CORSE, affrété par la SNCM en remplacement des NGV ASCO et ALISO, qui ne
peuvent naviguer dans de telles conditions météorologiques, n'a pu repartir pour Nice
qu'à 5 h 20 hier matin. (D'après un article de presse du 13.09.98)
07 OCTOBRE 98
- Le NGV ALISO, qui effectuait, hier matin (06.10.98), la traversée Nice-Ajaccio s'est
dérouté sur le port de L'Ile-Rousse, en raison des mauvaises conditions atmosphériques
qui empêchaient les navires rapides de la SNCM d'accoster dans la cité impériale. C'est
à 12 h 30 que l'ALISO, dont L'Ile-Rousse est d'ailleurs le port d'attache, y a fait son
entrée avec environ 250 passagers et 50 véhicules à bord, qui prirent la route pour
rejoindre la Corse-du-Sud. Prévenus vingt minutes seulement avant l'arrivée, les
personnels de la CCR et de la chambre de commerce ont pris toutes dispositions, afin de
permettre l'accostage du navire et l'accueil des passagers dans les meilleures conditions.
(D'après un article de presse du 07.10.98)
08 OCTOBRE 98 - Cross-Med: un lourd
bilan. (...) La liste des navires assistés par le Crossmed entre le 15 juin et le 15
septembre est de 27 navires de commerce, 21 bateaux de pêche, 392 voiliers et 556
embarcations de plaisance à moteur. Le Cross-Med a eu à traiter des dossiers plus lourds
(dont l'ampleur explique d'ailleurs en partie l'évolution du bilan). Au nombre de ces
derniers, on retiendra l'évacuation des 499 passagers d'un navire de la SNCM, sur lequel
un incendie s'était déclaré [le MONTE D'ORO, dérouté sur Propriano]; celle de 371
personnes menacées par l'avancée d'un feu dans les calanques de Cassis; celle, encore,
de 445 passagers du NGV [ASCO], victime d'une voie d'eau [suite à sa collision avec un
rorqual]. (D'après un article de presse du 08.10.98)
30 OCTOBRE 98 - Le trafic maritime
vers la Corse fortement perturbé. Le mauvais temps sévit depuis le début des vacances
de la Toussaint. Les NGV ne peuvent naviguer et la grogne monte du côté des passagers.
Dimanche dernier, plusieurs dizaines de candidats au départ vers l'Ile de Beauté,
découvraient en arrivant au port que les navires à grande vitesse renonçaient à la
traversée. Trop de vent, trop de mer. Le problème, c'est que cette situation s'est
reproduite tout au long de la semaine. Le NGV de Corsica Ferries a pratiquement disparu de
la circulation, et du côté de la SNCM, on a annulé les départs vers Bastia du mercredi
28 et du jeudi 29. Les deux départs d'aujourd'hui annulés. Et la série continue. Les
Nice-Calvi et Nice-Bastia prévus aujourd'hui sont supprimés pour cause de météo. Même
chose dans le sens inverse pour le Calvi-Nice et le Bastia-Nice. Ce n'est que demain
samedi qu'un navire appareillera pour la Corse. La SNCM a en effet dû remettre en service
le ferry Le CORSE, qui était désarmé à Toulon. C'est lui qui suppléera l'absence de
NGV, inutilisables par mer formée. Car depuis le début de la semaine, la solution pour
les voyageurs est soit de renoncer à leur déplacement et de se faire rembourser, soit de
se rendre à Marseille, voire à Savone afin d'embarquer à bord d'un ferry. Côté
pratique, peut mieux faire: "Je devais embarquer ce matin (lire hier matin) à huit
heures de Nice" raconte une passagère ; "on vient de me dire qu'un car est mis
à ma disposition pour Marseille où j'embarquerai ce soir pour arriver en Corse demain
matin. Je perds donc 24 heures, alors que je n'ai que trois jours de congés ". En
échange, cette jeune femme a gagné un petit pain au chocolat pour la route, et, a
annoncé la direction de la SNCM, " la meilleure cabine pour sa nuit à bord
"... Cette situation est d'autant plus problématique que l'on se trouve non
seulement en période de vacances mais aussi de Toussaint, et que les Corses du continent
se rendent traditionnellement en nombre dans leurs villages d'origine. Si certains
passagers prennent la chose avec philosophie, d'autres en revanche dénoncent une
situation aberrante : "Je voulais partir lundi prochain de Nice. Le départ prévu a
été annulé. Je voulais rentrer vendredi 6, et il n'y a aucun retour. La seule solution
est d'aller à Marseille. J'ai renoncé. A mes yeux, la continuité territoriale n'est pas
assurée". Elle l'est, affirme la direction de la SNCM, "dans la mesure où un
navire relie un port continental à un port corse. Il ne faut pas oublier que nous entrons
en période d'hiver. Les NGV cessent habituellement leurs rotations à la Toussaint, et à
partir du 5 novembre, le "DANIELLE CASANOVA", actuellement affecté ailleurs,
desservira Nice. Dès lors, il y aura trois liaisons par semaines, le lundi, mercredi et
jeudi. Armer un navire coûte très cher. Nous ne sommes pas complètement subventionnés,
et il faut tenir compte de la demande réelle". (D'après un article de presse du
30.10.98)
02 NOVEMBRE 98 - Le NGV de la SNCM
qui devait assurer samedi la dernière rotation de la saison Nice - Ile-Rousse - Nice a
été annulé en raison du mauvais temps. Les nouveaux horaires d'hiver rentreront en
vigueur dès cette semaine avec le retour des ferries DANIELLE CASANOVA et ILE DE BEAUTÉ.
Le premier touchera le port de l'Ile-Rousse samedi à 7 heures et appareillera pour Nice
à 9 heures. (D'après un article de presse du 02.11.98)
05 NOVEMBRE 98 - Exercice de
sauvetage au large de Toulon. La Marine nationale a procédé mardi dernier à un exercice
de sauvetage au large de Toulon, avec le concours d'un navire à grande vitesse de
l'armement SNCM-Ferryterranée, le " NGV ASCO". Il a également mobilisé un
hélicoptère des douanes, trois hélicoptères de l'aéronautique navale, une gabare de
la Marine nationale, une vedette de la gendarmerie maritime, le remorqueur d'intervention
"MÉROU" et le bâtiment de soutien "CARANGUE" tous deux affrétés
par la Marine nationale. Cet exercice avait pour but de procéder en vraie grandeur à
l'évacuation des passagers d'un navire à grande vitesse victime d'une voie d'eau
consécutive à une collision avec un conteneur dérivant. Une centaine de marins relevant
de différentes unités de la marine avaient pris place à bord du NGV où ils simulaient
les passagers. Ils ont évacué le navire au moyen d'un toboggan gonflable similaire à
ceux qui équipent les avions de ligne. Après avoir pris place à bord d'embarcations de
sauvetage pneumatiques, ils ont été recueillis par le "MÉROU".
Simultanément, l'évacuation d'un passager handicapé simulé par un mannequin a été
effectuée à partir de la plage avant de l' "ASCO". L'exercice qui avait reçu
le nom de code "Secnav 98" a permis de valider l'ensemble des procédures
d'urgence prévues par l'armateur et le Cross-Med a souligné l'amirauté de Toulon.
(D'après un article de presse varois du 05.11.98)
06 NOVEMBRE 98 - Les navires rapides
dopent le trafic: avec 11% à la SNCM, le NGV s'affirme comme un nouveau produit
engendrant une nouvelle demande. Les navires rapides qui viennent de cesser leurs
rotations jusqu'au printemps prochain constituent désormais un fer de lance pour la
saison touristique. Sur Nice comme sur l'Italie, le bilan est jugé positif par les
compagnies, et ce malgré la météo qui parfois contraint d'annuler certaines
traversées. A la SNCM, il y a eu cette année 315 000 passagers NGV. La SNCM permet de
rejoindre Nice en NGV à partir de Bastia, Balagne, Ajaccio. La saison NGV 98 se traduit
par 315 000 passagers transportés, avec "toutefois un nombre de traversées
moindre", indique Catherine Fieschi, chargée de communication à la direction
régionale. Globalement, les NGV ALISO et ASCO ont transporté 153 800 passagers du 1er
juillet au 31 août, mais avec 395 traversées au lieu de 420. Cela traduit un léger
tassement du trafic NGV sur 1997 au profit des cars ferries." La ligne de Nice a
augmenté ainsi de 15 % avec le doublage du "CORSE", indique la compagnie. Ainsi
du fait des intempéries, le trafic des ferries a augmenté de 23 % au 31 octobre. Tous
ports et navires confondus, la SNCM aligne un trafic de 1,2 million de passagers, soit une
progression globale de 14 %. (D'après un article de presse du 06.11.98)
17 NOVEMBRE 98 - Plébiscités sur les lignes de l'Italie et mieux "remplis" que
l'an dernier, les deux NGV de la SNCM ont pourtant perdu plus de 1.000 passagers cette
saison. Habituellement basés à Nice, les deux navires à grande
vitesse (NGV) de la Société Nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) ont regagné
les bassins du port de Marseille pour leur traditionnel hivernage. Après diverses
opérations d'entretien, NGV ASCO reprendra son service le 3 avril 1999, suivi de NGV
ALISO, le 13 mai. Techniquement, les NGV ont donné entière satisfaction à leur armateur
et ne devraient donc pas subir d'intervention majeure au cours de ces cinq mois
d'immobilisation forcée. Les deux bateaux semblent avoir surmonté les problèmes de
jeunesse rencontrés l'an dernier et la compagnie dispose désormais d'une solide
expérience en la matière. Pourtant, la saison 98 -résultats cumulés du 1er janvier au
31 octobre- s'achève sur des résultats en demi-teinte, marqués notamment par une baisse
de 0,3% du trafic total "grande vitesse" et de 2,3% sur la seule destination
Corse. Un recul que la compagnie explique par des conditions météo plus défavorables
que celle rencontrées l'an dernier et par l'arrêt momentané de l'un des deux bateaux,
endommagé après avoir percuté à pleine vitesse un grand mammifère marin. La
diminution du nombre des rotations vers Bastia (-53) et L'Ile Rousse (-33) en témoigne.
La SNCM réalise néanmoins une bonne performance sur l'axe Corse-Italie où sa filiale
Corsica Marittima enregistre une hausse de 51,12% de son trafic. Autre source de
satisfaction: le taux de remplissage des navires sur la Corse est en croissance avec une
moyenne de 314 passagers par voyage, contre 301 l'an dernier, sachant que la capacité
maximale d'un NGV est de 500 places. Selon la compagnie, les deux navires sont
"saturés dans le sens de charge", ce qui veut dire que les bateaux sont
complets au plus fort de l'été. Un meilleur remplissage global ne pourra donc être
obtenu que si la demande se déplace vers la basse saison. Les NGV semblent avoir trouvé
leur place au sein de la compagnie dont ils assurent désormais près du quart du trafic.
Mais la SNCM fonde de grands espoirs dans son futur NGV3 dont la mise en service est
annoncée pour l'été 2000. Plus grand et plus marin, il permettra notamment de réduire
de 5 à 2% le taux d'annulation des traversées à grande vitesse pour cause de mauvais
temps. (D'après un article de presse du 17.11.98)
17 NOVEMBRE 98
- Évacuation d'urgence et mesures de vagues: à peine la saison terminée, le NGV1 (ASCO)
a dû se soumettre à plusieurs tests à la demande des autorités maritimes. NGV ASCO a
tout d'abord effectué, le 2 novembre, une série de passages à différentes vitesses aux
approches du port de Nice afin de permettre de mesurer la hauteur des vagues générées
par ce type de navires et évaluer leurs effets sur le rivage. Plusieurs incidents
impliquant des pêcheurs et des baigneurs se sont produits ces dernières années au
passage de NGV, ce qui a conduit le préfet maritime à édicter, au mois de juin dernier,
une réglementation spécifique pour ce type de bateau. Ces mesures qui se traduisent par
des limitations de vitesses et de distances, pourraient être renforcées ou, au
contraire, allégées en fonction des résultats de l'étude qui vient d'être réalisée
avec NGV ASCO. Une commission d'enquête technique et administrative avait été nommée
dans ce but par le ministre des Transports, en liaison avec les Affaires maritimes, la
Marine nationale, la Gendarmerie maritime et la ville de Nice. NGV ASCO a ensuite
participé, le 3 novembre, à un important exercice de secours aux naufragés au large de
Toulon dans le cadre d'une double évaluation du dispositif "Secnav 83" et du
plan d'urgence de la SNCM en application du code ISM. 90 militaires ont joué le rôle de
passagers et évacué le navire au moyen, notamment, des toboggans latéraux, type
"aviation civile". Il s'agissait, là encore, de parfaire les procédures
relatives à l'utilisation des NGV qui restent des navires extrêmement complexes.
(D'après un article de presse du 17.11.98)
21 NOVEMBRE 98 - La saison 98 est
porteuse d'un réel optimisme, puis affichant de très bons résultats.
"L'avant-saison (mai et juin) progresse de plus 21 %, notamment grâce aux NGV. La
restructuration de la desserte maritime de la Corse a sensiblement fait évoluer les
trafics au profit des ports de Nice et Livourne, 34 % de part de marché en 1992 contre 48
% en 1998. Avec également 4 % de traversées supplémentaires en 1998 et 16 % de
croissance des trafics, les coefficients de remplissage des navires s'améliorent cet
été de quelque 11 %. Avec 2 302 828 passagers pour la saison 98: plus de 16% pour le
trafic maritime. Avec une progression de + 17 % cet été, les trafics maritimes français
repassent pour la première fois depuis 1987 le million de passagers. Cette croissance
repose à 60 % sur les trafics avec Nice, (+ 21 %), les trafics sur Marseille progressant
eux, de + 16 % au détriment des lignes de Toulon, en recul de moins 7 %, (globalement
l'axe Marseille-Toulon progresse de 13 %). A noter que le port de Calvi (112 552
passagers) voit, pour sa part, ses trafics s'éroder de moins 10 % par rapport à 1997,
essentiellement du fait d'un ripage des car-ferries Nice-Balagne sur L'Ile-Rousse en 1998.
L'Ile-Rousse progresse de + 52 %. Quant à Propriano, il bénéficie en 1998 d'une
desserte davantage axée sur Marseille que sur Toulon, et assurée au moyen de gros
porteurs. Les NGV assurent, eux, quelque 24 % des trafics passagers maritimes. Programmés
au maximum sur les mois de haute saison, ils offrent toutefois 9 % de traversées
supplémentaires en 1998, essentiellement en mai et juin. Fait remarquable, 55 % de la
croissance maritime d'avant-saison (mai et juin) résulte de la progression des trafics
passagers par NGV. Les parts de marché estival par mode de transport sont en 1998 de 71 %
pour le secteur car ferry, 5 % pour le secteur cargo et 24 % pour le secteur NGV. Au cours
de la période 1992-98, l'axe Corse-Nice se révèle être le plus dynamique grâce aux
NGV et à l'ouverture à la concurrence. Le port de Bastia reste le port leader de la
Corse avec 60 % des trafics globaux ; 76 % des trafics italiens ; 59 % des trafics NGV; 59
% de la croissance maritime. (D'après un article de presse du 21.11.98)
- Année 1999 -
19 JANVIER 99
- Bilan 98: la SNCM remonte la pente. Avec une augmentation de 12% (...)
21
JANVIER 99 - A Lorient : mise sur cale du premier bloc du navire 824 (numéro de chantier
du NGV 3 pour la SNCM), d'un poids de 14 tonnes dans la nef n° 2 des chantiers Alstom
Leroux Naval. (Fc)
MARS 99 - Dès
les premiers jours du printemps 99, la SNCM Ferryterranée exploite NGV et car-ferry au
départ de Nice pour répondre aux succès des navires rapides, la SNCM fait actuellement
construire un super NGV de 1000 passagers. Sa mise en service aura lieu en avril 2000. La
compagnie maritime vient en de mettre en service depuis le 18 mars 99 le premier NGV entre
Nice et la Corse. Le 12 mai prochain, il sera rejoint par un second NGV. Tous leurs
voyages sont systématiquement doublés par un service de car-ferries. L'ILE DE BEAUTÉ
puis le CORSE vont ainsi assurer une liaison quotidienne entre Nice et la Corse jusqu'au
06 septembre 99. Pour la première fois, la SNCM proposera également les traversées
Nice-Propriano en NGV. Ses traversées auront lieu en septembre et en octobre. Depuis leur
mise en service, NGV ASCO et NGV ALISO transportent chaque année plus du tiers des
passagers de la SNCM sur les lignes de la Corse. La compagnie maritime a donc choisit
d'accroître son équipement en navires rapides afin de répondre à l'engouement
croissant de ses clients pour ce type d'unité. Ainsi, le 03 septembre dernier, elle
signait avec les chantiers ALSTOM Leroux Naval, la commande d'un navire rapide de 1100
passagers et de 250 véhicules. Le NGV3 naviguera à la vitesse de 42,7 Nds et pourra, en
cas de météo défavorable, affronter des houles allant de 5,5 m de creux (les NGV ASCO
et ALISO naviguent actuellement sur des houles ne dépassant pas 4 m). Dès avril 2000, il
desservira quotidiennement Ajaccio et Bastia au départ de Nice. Pendant la saison
estivale, il effectuera ces traversée deux fois par jour. Ce super NGV sera un navire de
grand confort. Les espaces intérieurs ont été étudiés en fonction des attentes de la
clientèle et son système de stabilisation sera encore plus perfectionné que les NGV
actuellement en service. Avec cette nouvelle unité, la SNCM Ferryterranée prépare les
navires du futur et donne toutes les chances à NGV3 de représenter, dès l'année
prochaine, le nec plus ultra de la grande vitesse en Méditerranée. (D'après un article in
"Mediterranea, le magazine de la SNCM FERRYTERRANEE", N°02 Mars 1999)
05 MARS 99 - Le trafic Corse-Continent
est dopé par les NGV. Le trafic avec la Corse au départ du port de Nice a été
multiplié par 3 entre 1995 (300 000 passagers) et 1998 (620 000 passagers), grâce à
larrivée des NGV de la SNCM. La mise en service des supers NGV, plus rapides et
capables de transporter 1000 passagers, devrait conforter cette
tendance. (Extrait de "La Lettre du Business
Méditerranée" Transport-Logistique 05.03.99)
18 MARS 99 -
Le mercredi 17 mars 98, lALISO était "en goguette" le long du littoral
continental. Une virée de Marseille vers Nice par Toulon, avant son retour le 19 mars
entre Nice et la Corse. Les deux NGV de la Société Nationale Maritime
Corse-Méditerranée sont restés en hivernage pendant l'hiver à Marseille. En 1997,
l'ALISO et son sister-ship l'ASCO ont dû annuler près de 10% des traversées prévues en
raison de mauvaises conditions météorologiques. La SNCM a commandé un troisième NGV,
premier exemplaire dune nouvelle génération de navires à grande vitesse, et qui
sortira en mars-avril 2000 du chantier Alstom-Leroux Naval de Lorient. Ce NGV pourra
affronter des houles atteignant 5,5 mètres de creux et transporter 1000 passagers. Sa
vitesse de croisière sera de 42,7 nuds contre 37 actuellement. Les actuels NGV ont
lavantage de fonctionner avec un équipage réduit. L'ALISO compte un équipage de
15 hommes seulement, soit dix fois moins qu'un transbordeur classique. Les NGV captent
actuellement 25% du trafic Corse/Continent. (D'après un article de presse du 18.03.99)
18 MARS 99 -
Mis en service en juillet 1996, l'ALISO a une capacité de 530 passagers, soit quatre fois
moins que le NAPOLÉON BONAPARTE. Escale-express du navire à grande vitesse l'ALISO hier
au port de commerce. En vingt minutes seulement, l'ALISO a déversé hier midi son flot de
passagers, sur les quais du port de commerce. Débarquement ultra rapide pour un navire à
grande vitesse, l'un des deux NGV affrétés par la compagnie SNCM Ferryterranée, sur
l'axe Nice-Corse. Les deux NGV sont restés à quai tout l'hiver. Ils n'aiment pas le
mauvais temps. Printemps comme été, ils restent à quai dès que les creux dépassent
trois à quatre mètres. Les NGV déjà en service marquent un vrai progrès
technologique. Construit en aluminium, ils atteignent sans mal les 70 km/heure grâce à
quatre hydrojets. Explication de la compagnie: "l'eau, aspirée dans les turbines,
est éjectée sous pression créant ainsi une réaction qui assure la propulsion du
navire. Cette technologie, également utilisée sur les scooters des mers permet
d'abandonner les hélices classiques et de réduire considérablement le tirant
d'eau". Le nez en bec de concorde qui leur sert de proue n'a rien d'un délire
d'architecte naval : l'idée, c'est d'adopter le profil le plus hydrodynamique possible.
Ces TGV de la mer ont un autre avantage : ils fonctionnent avec peu de personnel. L'ALISO
compte un équipage de 15 hommes seulement, soit dix fois moins qu'un ferry. Son
commandant, Jean François Rossignol, ajoute que son bateau est très maniable. Il faut
surtout se méfier des "approches portuaires, surtout de nuit. Les gens sont encore
surpris de nous apercevoir ". (D'après un article de presse du 18.03.99)
20 MARS 99 -
Les marins de la SNCM repoussent la concurrence. Dénonçant une intrusion qu'ils jugent
illégale, plusieurs dizaines de grévistes ont empêché, hier, le "SARDINIA
REGINA" de la compagnie Corsica-Ferries d'accoster à Nice, puis à Toulon. Comme ils
l'avaient annoncé lors du dépôt de leur préavis de grève de 72 heures, les marins et
sédentaires de la Société Nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) ont débarqué
en force, hier matin, sur le port de Nice afin d'empêcher l'accostage du car-ferry
SARDINIA REGINA, propriété de l'armement insulaire Corsica Ferries mais battant pavillon
italien. Opération réussie puisque le blocus du port azuréen a contraint le navire à
mettre le cap sur Toulon, puis sur La Seyne, au terme d'une odyssée de près de 24
heures.
Partis de Marseille tôt hier matin, une centaine de grévistes de la SNCM avaient pris
position sur le port de Nice où sont immobilisés depuis la veille deux navires de la
compagnie, le DANIELLE CASANOVA et le NGV ALISO. Opérant à bord de petites embarcations,
ils fermaient alors la passe d'entrée du port, bientôt rejoints par deux canots de
sauvetage du CASANOVA, mis à l'eau par son équipage. Le commandant du SARDINIA REGINA à
bord duquel se trouvait le directeur général des Corsica Ferries, décidait alors de
mettre le cap sur Toulon et non sur le port italien de San Remo, pourtant plus proche,
afin de marquer la volonté de la compagnie d'ouvrir une liaison Corse-continent
français. Mais les personnels de la SNCM réagissaient promptement, parvenant à lui
interdire aussi l'accès du port varois. C'est finalement dans les bassins de Brégaillon
que le ferry trouvait refuge après que le gouvernement ait demandé aux forces de l'ordre
de contenir les manifestants à Toulon. (D'après un article de presse du 20.03.99)
20 MARS 99 - Un ferry de la Corsica Ferries bloqué au large par des manifestants.
Le ferry de la compagnie Corsica Ferries affecté à la liaison Bastia-Nice a été
empêché d'entrer dans le port de Nice, vendredi matin, par des marins CGT de la SNCM qui
protestent contre la concurrence. Vers 7H00, vendredi, deux petites vedettes, occupées
par des marins grévistes, ont mouillé entre les deux jetées à l'entrée portuaire de
Nice pour en bloquer l'accès. Sur une banderole était inscrit: "Non à la
concurrence déloyale". Le SARDINIA REGINA, affrété par la Corsica Ferries et
battant pavillon italien, avec cinquante passagers à bord et une trentaine de véhicules,
a été contraint de rester au large, à moins d'un mille nautique de Nice. "Le but
est de rappeler que sa ligne régulière est Bastia-Savone (Italie). Il peut y aller. On
ne veut pas le sortir de la Méditerranée", a déclaré le secrétaire général des
marins CGT. Environ une centaine de manifestants, venus surtout de Marseille, ont pris
position sur l'une des digues, tandis que les embarcations des grévistes faisaient face
au ferry de la Corsica Ferries. Les marins ont mis à la mer une navette de sauvetage du
car-ferry de la SNCM "DANIELLE CASANOVA" pour renforcer le blocus. Lors de cette
manuvre, l'un deux est tombé à la mer. Il a été récupéré, sain et sauf, par
des sapeurs-pompiers. Un important dispositif policier est stationné aux abords du
port-Lympia où sont accostés "DANIELLE CASANOVA" et le navire à grande
vitesse (NGV) "ALISO" de la SNCM. Sur le bastingage du ferry est accrochée une
immense banderole bleue avec, en lettres rouges, "SNCM en grève - maintien du
service public". "Nous réclamons l'application de la loi Joxe, c'est-à-dire
que l'intégralité du service doit être assurée par les compagnies concessionnaires
SNCM et CMN (Cie Méridionale de Navigation) jusqu'en 2001", a rappelé le
secrétaire de la CGT. (D'après un article de presse du 20.03.99)
10 AVRIL 99 -
Solidarité des marins-pêcheurs: en signe de solidarité avec les propriétaires de
paillotes, sept barques de marins-pêcheurs d'Ajaccio, ont empêché hier soir le navire
à grande vitesse NGV ASCO et le NAPOLÉON BONAPARTE de quitter Ajaccio. Les
marins-pêcheurs agissaient en signe de solidarité avec les propriétaires des paillotes
concernées. Dès la nouvelle de l'annonce du sursis accordé jusqu'au mois d'octobre ils
ont levé leur barrage. (D'après un article de presse du 10.04.99)
15 AVRIL 99 -
À cause d'un avis de tempête: le NGV Nice-Calvi annulé hier (14 avril 99). La
rotation du NGV ALISO de la SNCM prévue hier entre Nice et Calvi a été annulée, en
raison d'un avis de tempête de la météo. Elle a été remplacée par la mise en place
de l'ILE DE BEAUTÉ, mais uniquement sur Bastia où furent acheminés les passagers au
départ. Ce qui a provoqué une réaction des commerçants et socioprofessionnels de
Balagne. Estimant qu'il y avait loin de l'avis de tempête à la situation réelle, les
acteurs économiques s'interrogeaient aussi sur la multiplication des transferts vers
Bastia. "Dès lors que le NGV n'a pas fait la traversée Nice-Calvi, c'est à
L'Ile-Rousse que l'ILE DE BEAUTÉ aurait dû arriver puisque nos installations permettent
de l'accueillir. La répétition de ces transferts est insupportable" ont protesté
des commerçants île-roussiens. (D'après un article de presse du 15.04.99)
18 AVRIL 99 -
Continent-Corse: les N.G.V. séduisent. Depuis quatre ans, Corsica Ferries concurrence la
SNCM sur les lignes Nice-Bastia et Nice-Calvi, mais, pour autant, chacune de ces deux
compagnies voit son activité croître. A la SNCM comme à Corsica Ferries, on évoque en
effet une augmentation de 17% l'an dernier. Et d'un côté comme de l'autre, on attribue
surtout l'effet N.G.V. (les navires à grande vitesse dont sont dotés les deux
transporteurs) la raison de cette progression parallèle. "Il est manifeste que le
NGV a capté une part de la clientèle, qui auparavant choisissait l'avion pour effectuer
la traversée", commente Gilles Charroux, inspecteur commercial à la SNCM. (D'après
un article de presse du 18.04.99)
16 AVRIL 99-
Après sa mise à l'eau à ALN de Lorient, le NGV Grec fait de la place au NGV Corse.
Le Corsaire 12000 en construction pour l'armement grec Nel Lines a été mis à l'eau
puis acheminé dans un bassin de la DCN de Lorient, afin de laisser la place au NGV type
Corsaire 13000 destiné à la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée. Bien
qu'une nouvelle nef ait été mise en service en mars, la place reste restreinte dans les
ateliers d'Alstom Leroux Naval, à Lorient-Rohu. En présence de Patrick Boissier, PDG de
la division navale d'Alstom, le NGV de Nel Lines, coque nue et pas encore achevé, d'une
longueur de 119 mètres, a été mis à l'eau sans incident. Il rejoint le bassin 3 de la
DCN où sa construction va se poursuivre ainsi que son armement. Les premières pièces du
NGV Corsaire 13000 pour la Corse, navire de 135 mètres, ont été assemblées. Le premier
bloc est réalisé et stocké dans les locaux de ACR voisin des chantiers ALN.
L'assemblage du NGV pour la SNCM va pouvoir se réaliser dans la nef principale du
chantier. (D'après le télégramme de Brest - 16.04.99)
16 AVRIL 99 - En raison des mauvaises conditions
météorologiques entre le continent et la Corse, les traversées Nice-Corse sur le navire
à grande vitesse NGV ALISO de la SNCM ont été annulées pour la journée du 13 avril
99. Le NGV devait quitter Nice mardi matin pour Ajaccio, et revenir mardi soir de la cité
impériale. Les passagers ont été invités à embarquer sur le DANIELLE CASANOVA de
Marseille vers Ajaccio et sur l' ILE DE BEAUTÉ de Bastia vers le continent, dans la
soirée de mardi 13. Comme cela se produit fréquemment lorsqu'un vent fort souffle sur le
port de commerce de Bastia, le NAPOLÉON BONAPARTE, navire-amiral de la Société
Nationale maritime Corse-Méditerranée, a tourné en rade toute la journée du mardi 13
avril 99. Son accostage était prévu à 9 heures dans le port corse mardi matin, mais, le
navire a vu son amarrage mis à rude épreuve en raison des rafales de vent contrariant
ses manuvres. Il a dû attendre que le PAGLIA ORBA libère le quai Est, à 18
heures, pour enfin pouvoir entrer dans le port. Les mauvaises conditions météorologiques
régnant en Méditerranée le mercredi ont également entraîné l'annulation des
traversées Nice-Corse sur le navire à grande vitesse NGV ALISO de la SNCM pour la
seconde journée le 14 avril 99. Le NGV devait quitter Nice mercredi 14 matin pour Calvi,
et revenir en mercredi dans la soirée. Les passagers ont été invités à embarquer sur
le navire ILE DE BEAUTÉ de Nice vers Bastia et de Bastia vers Nice dans la nuit du 14 au
15 avril. (D'après plusieurs sources)
19 AVRIL 99 -
Les mauvaises conditions météorologiques régnant en Méditerranée ont contraint la
Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM) à annuler plusieurs rotations
entre la Côte d'Azur et la Corse prévues sur le Navire à Grande Vitesse "NGV
ALISO" les 17, 18 et 19 avril 1999. La rotation retour de Corse du Navire à Grande
Vitesse "NGV ALISO" a été annulée le vendredi 16 avril 99. Le NGV devait
quitter Bastia à 17h pour Nice. Les passagers ont été invités à gagner le port de
l'Ile-Rousse pour embarquer sur le ferry ILE DE BEAUTÉ de la SNCM en soirée et
traversée de nuit. La SNCM a également annoncé que les traversées NGV ne seront pas
assurées samedi 17 avril 99.
23 AVRIL 99 -
Le Conseil d'Administration de la SNCM Ferryterranée s'est tenu, jeudi 22 Avril 1999 au
siège de la Compagnie, à Marseille. Le renouvellement du matériel naval: deux nouveaux
navires prévus. Sur la Corse, la SNCM exploite une flotte de dix navires dont quatre
ferries, deux NGV et quatre cargos mixtes. (...) L'entrée en flotte du nouveau NGV3 en
Avril 2000 (plus rapide et deux fois plus grand que les NGV actuels), permettra à la
Compagnie de libérer un NGV pour l'exploiter entre l'Italie et la Corse (...). (D'après
un communiqué de la SNCM du 22.04.99)
29 AVRIL 99 -
En raison des mauvaises conditions météorologiques en Méditerranée, certaines
traversées du NGV ALISO de la SNCM ont été annulées mercredi 28 et jeudi 29 avril 99
entre Nice et la Corse.
08 MAI 99 -
Sentinelle de la Méditerranée, ancrée le mois dernier au large de Nice, la nouvelle
bouée "Côte d'Azur" de Météo-France fournit toutes les heures des données
précieuses pour les navigateurs de toute la Méditerranée occidentale. Ses données sont
particulièrement précieuses pour les prévisionnistes. "La zone d'ancrage de la
bouée, à 55 km au large de Nice, entre la Corse et le continent, à la limite du golfe
de Gênes, est particulièrement stratégique pour nous", explique le responsable du
service prévisions à Aix. "C'est une zone très fréquentée (notamment par les
navires à grande vitesse qui assurent la liaison entre Nice et la Corse), où les vents
sont particulièrement difficiles à prévoir et même à observer à partir des seuls
sémaphores. Du fait de la canalisation des masses d'air par les reliefs du Var et de la
Corse, le vent au large et le vent à la côte peuvent, en effet, être de force voire de
direction tout à fait différentes". Alors que la zone Ligure est, à la fois, une
des plus fréquentées de la Méditerranée et une de celles où les variations
climatiques sont les plus soudaines et les plus importantes, les services de Météo
France ne possédaient jusqu'ici, pour établir leurs bulletins de météo marine, que les
données fournies par neuf sémaphores terrestres et par les petites stations embarquées
sur quatorze navires marchands de la SNCM et de la CMN. "Le problème est que les
données terrestres peuvent être totalement différentes des données maritimes et que
les bateaux de la SNCM et de la CMN voyagent surtout la nuit. Premiers bénéficiaires:
les NGV ! Depuis sa mise à l'eau, le mois dernier, par les techniciens du Centre de
météorologie marine de Brest (Finistère), avec le concours de deux navires de la Marine
nationale, la "Gazelle" et la "Persévérante", "Côte
d'Azur" alimente les bulletins "côte", "large" et les bulletins
spéciaux émis par le centre inter-régional d'Aix-en-Provence. Les premiers
bénéficiaires en sont les NGV de la SNCM, auxquels Météo-France fournit une assistance
météo spéciale d'avril à novembre avec deux bulletins quotidiens de prévision de vent
et de houle. (D'après un article de presse du 08.05.99)
11 MAI 99 -
Mardi 11 mai 99, le NGV ASCO de la SNCM-FERRYTERRANEE a effectué une traversée
Marseille- Nice via Toulon, en quittant à 10 hrs le poste 078 du Port de Marseille (PAM)
pour rejoindre le port de Nice, avec une escale à Toulon, afin de se mettre en service
sur les lignes Nice-Corse. Le NGV a rejoint son sister-ship, le NGV ALISO, qui effectue
les rotations au départ de Nice depuis mars dernier. Les deux navires à grande vitesse
de la Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée ont passé l'hiver en arrêt
technique -hivernage- à Marseille. Le NGV ASCO a débuté mercredi 12 ses rotations avec
la Corse.
12 MAI 99 -
Après le NGV ALISO, qui est entré en exploitation sur la Corse, au départ de Nice, le
18 mars dernier, c'est le second NGV de la SNCM qui est parti, ce matin pour rejoindre
Calvi en 2h45 mn.
Jusqu'à la mi-novembre, les deux NGV sont affectés sur les lignes Nice-Corse; ils seront
soutenus, durant la plus grande partie de leur exploitation, par un car-ferry et
compléteront ainsi la flotte estivale des navires de la SNCM sur la Corse (10 navires:
ferries, NGV et cargos à passagers). Rappelons que les NGV (560 passagers, 148
véhicules, vitesse de 37 noeuds) entrés en flotte pour la saison 96, rencontrent un
grand succès auprès de la clientèle puisqu'ils ont transporté 30 % des passagers de la
Compagnie en 1998 (chiffre en progression de 4 % par rapport à 1997). Rappelons
également que la SNCM a commandé un NGV de grande capacité (1.100 passagers et 250
véhicules), encore plus rapide (puisqu'il naviguera à 42 noeuds), aux Chantiers Alstom
Leroux Naval, à Lorient. Ce navire devrait entrer en exploitation, entre Nice et la
Corse, pour la saison 2000. (D'après un communiqué de presse de la SNCM du 12.05.99)
15 MAI 99 - A
Ajaccio, le NGV ALISO est tombé en panne. Le parcours en mer des 350 passagers du NGV
"ALISO" aura été de courte durée. Le NGV de la SNCM a quitté normalement
hier soir (14 mai 99), à 17 heures, le port d'Ajaccio. Mais il y est revenu peu après,
retour qui a intrigué les quelques personnes encore présentes sur les quais de la cité
impériale. Le navire à grande vitesse a été victime d'un problème électrique. Les
responsables de la compagnie maritime ont alors décidé d'utiliser les services du
car-ferry "ILE DE BEAUTÉ", ce dernier devant faire la traversée pour rejoindre
Nice également depuis la Balagne. Il a donc été prévu que l'"ILE DE BEAUTÉ"
se déroute sur Ajaccio et vienne récupérer les passagers en rade. Ainsi, bien sûr, que
les véhicules embarqués dans les flancs de l' "ALISO". Il a cependant fallu
trouver rapidement une solution pour ouvrir la grande porte d'accès du NGV afin de
"libérer" les voyageurs. Le second départ d'Ajaccio devait avoir lieu aux
environs de 23 heures. (15.05.99) -- Les passagers ont embarqué sur le ferry ILE DE
BEAUTÉ de la SNCM en fin de soirée. Le NGV ALISO a passé la nuit à Ajaccio. Le 15 mai
99, le NGV ASCO s'est substitué au NGV ALISO sur les rotations prévues pour l'ALISO, de
sorte que l'ALISO, qui est resté toute la journée du 15 mai 99 à Ajaccio, effectue la
rotation NGV Ajaccio-Nice en soirée, rotation initialement prévue pour l'ASCO. La
traversée aller Nice-Ajaccio du 15 mai 99 a été annulée, l'ILE DE BEAUTÉ effectuant
une rotation Nice Ajaccio l'après-midi.
21 MAI 99 - Un
NGV sera basé à Bastia en l'an 2000. La Corsica
Marittima, filiale de la SNCM, qui élargit son rayon d'actions en proposant des
croisières sur le NAPOLÉON-BONAPARTE (Rome, Naples, Palerme) et des escapades sur
Florence, Pise et Elbe, va connaître un véritable essor en l'an 2000. La grande
innovation de la fin du siècle sera pour elle de disposer enfin d'un NGV à temps plein
entre la Corse et l'Italie. Ce NGV assurera quotidiennement une liaison sur Livourne et
sur Gênes. Mais aussi un pont avec l'île d'Elbe au départ de Bastia et de Livourne,
deux ou trois fois par semaine - demande est très forte -. La croissance tout aussi
constance que connaît la ligne entre Porto-Vecchio et Livourne à bord du MONTE D'ORO va
amener la compagnie à revoir la saison prochaine sa capacité à la hausse y compris avec
le NGV. Poussée par un vent favorable et stimulée par une concurrence qui occupe encore
la plus large part du marché sur l'Italie, la Corsica Marittima ajoute chaque année de
nouveaux propulseurs à ses flancs. (D'après un article de presse du 21.05.99)
30 MAI 99 - (...) La politique des navires rapides et
le développement des liaisons courtes, avec ce que cela suppose d'incidences
économiques, sont aujourd'hui autant de facteurs objectifs qui plaident en faveur de
nouveaux équipements des ports de Balagne. Le projet d'adaptation du quai de la jetée en
deux volets (accueil des nouveaux NGV de 140 mètres et extension des terre-pleins) vient
cependant d'être déprogrammé par le conseil général de la Haute-Corse, invoquant le
renouvellement de la concession avec la chambre de commerce pour justifier cette mise
"entre parenthèses" d'un montant de travaux de 11,5 MF. L'accueil simultané
d'un gros porteur et d'un navire rapide ne sera donc pas possible à l'Ile-Rousse...pour
l'an 2000 du moins. (D'après un article de presse du 30.05.99)
19 JUIN 99 - Cinq navires de la SNCM
sont bloqués par une grève surprise du STC en Corse. Les cinq navires étaient bloqués
samedi, soit en Corse soit à Marseille, par une grève surprise du Syndicat des
travailleurs corses (STC) pour des revendications catégorielles, a-t-on appris de source
syndicale à Bastia. Selon le STC, qui dénonce "la rupture de négociations avec la
direction vendredi", seuls des bateaux du "réseau libre" (hors la
continuité territoriale Corse-continent qu'assure la compagnie publique) sont touchés
par cette grève. En début d'après-midi, le ferry DANIELLE CASANOVA était bloqué à
Marseille, l'ILE DE BEAUTÉ et le bateau-amiral NAPOLÉON BONAPARTE qui effectuait une
mini-croisière à destination de Palerme en Sicile étaient à quai à Ajaccio, le cargo
PAGLIA ORBA et le NGV ALISO qui devait rejoindre Livourne en Italie étaient bloqués à
Bastia, a précisé le STC. (D'après une dépêche AFP du 19.06.99)
20 JUIN 99 - La grève du STC perturbe toujours une partie du trafic de la SNCM. Le trafic
international de la Société Nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM) était
toujours bloqué dimanche par une grève du Syndicat des travailleurs corses (STC) pour
des revendications catégorielles, a-t-on appris de sources concordantes. La direction de
la SNCM a précisé que "les liaisons du service public entre le continent français
et la Corse (continuité territoriale) ont toujours été assurées normalement" et
que seules "les relations avec l'Italie, la Sicile et la Sardaigne (réseau libre),
étaient paralysées par ce mouvement social déclenché samedi sans préavis". Les
négociations entre le STC et la direction sont au point mort et le STC maintient que le
mouvement durera tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. (D'après une dépêche AFP du 20.06.99)
21 JUIN 99 - Pas de service sur l'Italie lundi, le conflit social continue à la SNCM. Le
Syndicat des travailleurs corses (STC) a reconduit lundi la grève surprise qu'il a
entamée samedi sur les lignes internationales de la Société Nationale Corse
Méditerranée (SNCM), bloquant à quai un navire à destination de l'Italie, a-t-on
appris auprès de la SNCM. Le NGV 1 (navire à grande vitesse) qui devait quitter Bastia
en début d'après-midi, n'a pas pu larguer les amarres pour rallier Livourne. Le
mouvement social, déclenché par le STC pour des revendications catégorielles n'affecte
que les lignes de la Corsica Marittima, une filiale de la SNCM en charge des liaisons avec
la botte italienne, la Sicile et la Sardaigne. Les lignes de service public (continuité
territoriale) entre la Corse et le continent français ne sont pas touchées, a souligné
la compagnie. Le syndicat entend poursuivre son mouvement jusqu'à ce que ses
revendications soient satisfaites. (D'après un article de presse du
21.06.99)
21 JUIN 99 -
La SNCM FERRYTERRANEE a été confrontée ce week end à un blocage du Syndicat des
Travailleurs Corses, sur le réseau libre ( Italie, Sardaigne, Sicile). Des solutions de
remplacement ont été mises en uvre pour assurer néanmoins le transport des
passagers et de leurs véhicules. Ce mouvement a, par ailleurs, perturbé le programme du
DANIELLE CASANOVA qui participait, samedi 19 Juin, à la célébration des 2600 ans de
Marseille. Il a, en effet, entraîné un retard à l'embarquement des passagers à
destination d'Ajaccio et a conduit la Mairie de Marseille à réorganiser l'accueil d'un
groupe de personnalités initialement prévu à bord du navire pour assister à la fête
des 2600 ans de Marseille. André COMBEAU, Président de la SNCM, consterné par ces
actions , considère qu'elles sont de nature à compromettre le positionnement de la
Compagnie sur le réseau international (positionnement pourtant nécessaire au
développement de l'entreprise) et qu'elles nuisent gravement à l'image de la SNCM. Il
précise, en outre, que les revendications du STC concernant des avantages financiers
supplémentaires pour le personnel, ne tiennent aucun compte du processus engagé par la
Direction pour que la SNCM soit à la hauteur des enjeux définis par l'appel d'offres
pour la desserte de la Corse en 2001. André COMBEAU souhaite que le dialogue social
se poursuive avec l'ensemble des partenaires sociaux, dans le cadre d'une vision réaliste
de la situation de l'entreprise et des caps qu'elle doit franchir pour assurer sa
pérennité et son développement. (D'après un communiqué de la SNCM du 21 juin 99)
23 JUIN 99 - Les liaisons toujours
interrompues vers l'Italie et la Tunisie à la SNCM. Les liaisons
internationales de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM) vers l'Italie et la
Tunisie étaient toujours paralysées par une grève du Syndicat des travailleurs corses
(STC), dont une délégation rencontrait mercredi à Marseille la direction de l'armateur
public. Selon la direction de la compagnie, les liaisons entre le continent et la Corse
sont normalement assurées, dans le cadre du service public confié à la SNCM. Seule une
rotation Marseille-Bastia-Gênes-Tunis a dû être annulée, contraignant la SNCM à faire
assurer par des bateaux tunisiens le transport des passagers à destination de Tunis à
partir de Gênes et de Marseille, en les indemnisant. (D'après un article de presse du
23.06.99)
23 JUIN 99 -
(...) Alstom Marine, qui
contrôle les Chantiers de lAtlantique et Alstom Leroux Naval, [est] spécialisé
dans les ferries monocoques rapides. Là où les ferries traditionnels affichent une
vitesse dexploitation dune vingtaine de nuds (37 km/h), les ferries
rapides, grâce à leur coque effilée et leurs moteurs surpuissants, atteignent et
dépassent les 40 nuds (74 km/h). «Nous avons déjà construit sept ferries
rapides, témoigne Georges Lesavre [directeur commercial dAlstom Marine]. Et, en
avril 2000, nous livrerons le NGV 3 navire à grande vitesse à la SNCM, larmateur
spécialisé sur la Corse». Dune longueur de 135 mètres, pouvant accueillir 1.000
personnes et 250 voitures, le NGV 3 flirtera avec les 42 nuds (77 km/h). « Mais les
navires rapides sont assujettis à une réglementation particulière », commente Raymond
Dussert-Vidalet, directeur technique de la SNCM. Ils ne peuvent séloigner à plus
de quatre heures dun abri, ni prendre la mer au-dessus dune certaine hauteur
de vague, pour des raisons de résistance structurelle. Même problème pour les ferries
rapides multicoques, tels les catamarans en aluminium produits par les chantiers
australiens Incat et Austal Ships. Cette limite dexploitation est un véritable
casse-tête pour les compagnies maritimes pour équilibrer leur flotte. Il est difficile,
voire impossible, de déployer des ferries rapides en mer du Nord en hiver. Quant aux
zones de navigation plus favorables, comme la Méditerranée ou le Pacifique, il
nest pas rare que le taux dannulation des liaisons, en raison de létat
de la mer, atteigne les 10 % ou 15 %. Pour remédier à ses limites technologiques, les
armateurs misent aujourdhui sur des ferries rapides plus imposants. Plus lourds, ces
formules 1 des mers passent mieux les vagues. Ainsi le NGV 3, qui peut supporter des
vagues de 6 mètres de hauteur, est-il plus long de 30 mètres que son prédécesseur, le
NGV 2 [NGV ALISO, qui est le sister-ship du NGV ASCO ou NGV 1], limité à des vagues de
4,5 mètres. Lautre solution envisagée passe par le développement de ferries
traditionnels plus rapides, dune trentaine de nuds, qui nont pas à
respecter ces limites dexploitation. Mais, dans les deux cas, le problème reste le
carburant. Les ferries rapides consomment deux à trois fois plus que leurs homologues
classiques. Les armateurs, afin déviter de se retrouver « cloués au port » en
raison de la météo ou pris à la gorge en cas de remontée des cours pétroliers,
préfèrent donc panacher leur flotte entre ferries traditionnels et ferries rapides.
«Une démarche dautant plus logique que les clients sont demandeurs de ferries
assurant des prestations identiques à celles des croisières», note Raymond
Dussert-Vidalet. A limage du BONAPARTE [NAPOLÉON-] de la SNCM, livré en 1996 pour
1,1 milliard de francs (168 millions deuros), qui affiche des airs de paquebot :
cabines grand confort, boutiques, points de restauration. (D'après un article de presse
du 23.06.99)
29 JUIN 99 -
Le NGV ASCO en panne à Nice: les passagers de ses deux rotations ont été transportés
par le CORSE. En raison d'un problème technique survenu dimanche soir sur le moteur du
NGV ASCO, deux liaisons à destination de la Corse ont dû être annulées hier. Les
Nice-Calvi de 7 h 50 et Nice-Ajaccio de 14 h 40 n'ont pas pu être assurés. Les 243
passagers de la liaison du matin et les 393 de l'après-midi ont été embarqués à bord
du Ferry le "CORSE " qui a quitté le port de Nice à 14 h 40. Les travaux se
poursuivaient hier soir afin de remettre en état le NGV et la SNCM espère un retour à
la normale pour aujourd'hui. Les passagers seront pris en charge le cas échéant par un
autre navire. (D'après un article de presse du 29.06.99)
04 JUILLET 99
- Dans les ports de Calvi et l'Ile-Rousse, NGV et ferries sont arrivés complets. Les
mouvements de la journée d'aujourd'hui s'annoncent encore plus intenses. Le trafic
maritime a connu une forte poussée. Dans les ports de commerce de Calvi et
l'Ile-Rousse, les NGV de la SNCM sont arrivés complets. Les NGV ALISO et ASCO de la SNCM
multiplient les rotations entre Calvi et l'Ile-Rousse et, à chaque fois ils affichent
complets. (D'après un article de presse du 04.07.99)
13 JUILLET 99
- Les quais de l'évasion: entre ferries et navires à grande vitesse, le rêve de partir
se réalise enfin pour des centaines de voyageurs, au port de Nice. Destination la Corse.
Le port de Nice, hier, à 6 h 45. Le quai Infernet et le quai des Docks s'animent déjà.
Surtout vers les navires en partance pour la Corse. D'un côté, le NGV ALISO de la SNCM,
"nez" relevé. A 07h20, on commence l'embarquement. Celui des piétons, puis
celui des véhicules. Les moteurs tournent, les voitures avancent en colonne disciplinée.
Le nez ouvert du navire a le sourire des vacances, de l'évasion et du soleil... (D'après
un article de presse du 13.07.99)
20 JUILLET 99
- Les traversées du navire à grande vitesse NGV ALISO prévues pour la journée du mardi
20 juillet 99 ont été annulées en raison d'un problème sur moteur latéral. Le 27
juillet 99, les rotations du NGV ASCO ont été annulées suite à un autre sur moteur.
Des pièces de rechange ayant été bloquées en douane Suisse, le NGV ASCO n'a repris ses
traversées que le 29 juillet 99.
JUILLET 99 -
Mise en place des moteurs de propulsion et des groupes
électrogènes du futur navire à grande vitesse de la SNCM Ferryterranée, NGV 3. (Fc)
03 AOÛT 99 -
Collision entre l'ALISO et une baleine: 500 passagers détournés sur L'Ile Rousse. Les
passagers du Navire à Grande Vitesse (NGV) ALISO ont été contraints de changer de
navire dans la nuit du 02 au 03 août 99, le NGV, après avoir quitté Ajaccio à
destination de Nice, ayant heurté, à 23h20, un cétacé. Le choc, selon un communiqué
de la SNCM Ferryterranée, s'est produit à 20 milles des côtes corses. Le navire, par
mesure de sécurité, a regagné à vitesse réduite le port de l'Ile Rousse pour procéder à l'examen de la coque. Le Commandant et son
équipage ont tout au long de cette opération parfaitement maîtrisé la situation et
garanti la sécurité des passagers, l'opération s'est déroulée dans le plus grand
calme. A 2H 15 du matin le NGV a accosté à l'Ile Rousse. Les 500 passagers et 150
véhicules de l'ALISO ont été accueillis sur le ferry "CORSE" et ont quitté
l'Ile Rousse à 08 heures à destination de Nice où ils sont arrivés vers 13 heures le
30.08.99. L'ALISO a rejoint le port de Nice dans la matinée afin d'y procéder aux
inspections et expertises nécessaires. Des solutions de remplacement étaient étudiées
pour être mises en place et proposées à la clientèle sur les autres navires de la
flotte. L'été dernier, précisément dans la même première semaine du mois d'août
(98), le NGV ASCO de la SNCM assurant la liaison entre Ajaccio et Nice avait également
éperonné une baleine. L'accident s'était déroulé à une heure de route de sa
destination, Nice, que le navire avait pu rejoindre à vitesse réduite, sans dommage pour
les passagers. Comme en août 98, c'est le T-foil de l'ALISO, une pièce en forme
d'aileron située sous la coque avant du navire et destinée à diminuer voire supprimer
le mouvement de tangage, qui aurait souffert du choc avec le mammifère marin*. (D'après
des articles de presse des 03 et 04.08.99) - * Le T-foil a été arraché et perdu lors de
la collision du 02 août 99. Après réparations, le NGV ALISO a repris la mer sans cette
pièce.
04 AOÛT 99 -
Le NGV "ALISO" de la SNCM qui reliait Ajaccio à Nice, a dû regagner
L'Ile-Rousse en Corse, lundi soir, après avoir heurté un cétacé. Un incident identique
sétait produit lété dernier. Le navire à grande vitesse, qui venait de
quitter le port d'Ajaccio lundi soir, a dû regagner à vitesse réduite le port
d'Ile-Rousse après avoir heurté un cétacé à 20 miles des côtes corses. Le commandant
de l'"ALISO", "par mesure de sécurité", a renoncé à effectuer la
traversée. Avec son équipage, il a "parfaitement maîtrisé la situation et garanti
la sécurité des passagers" tout au long du retour au port qui s'est "déroulé
dans le plus grand calme", a indiqué la SNCM, compagnie à laquelle appartient le
bateau. Les 500 passagers et 150 véhicules de l'"ALISO" ont été embarqués
hier à 8 heures sur le ferry "CORSE" et devaient arriver à Nice en fin de
matinée. Dans le même temps, l'"ALISO" devait rejoindre le port de Nice afin
d'y procéder aux inspections et expertises nécessaires. Les quatre traversées qu'il
devait assurer hier ont donc été annulées. Ce nest malheureusement pas la
première fois que ce type dincident arrive. Lan dernier déjà,
l"ASCO", le second NGV de la compagnie, avait heurté un rorqual entre
lIle de Beauté et le continent. La collision avait endommagé la structure du
navire qui avait été immobilisé en cale sèche pour réparations durant plusieurs jours
à Marseille. Cet incident intervient par ailleurs quelques jours à peine après
lannonce par la France, lItalie et Monaco, de la création prochaine dun
"sanctuaire marin" visant à protéger, sur une zone de 90000 km², le millier
de baleines et les 25000 dauphins vivant dans ce périmètre qui englobe la Corse et
lIle dElbe. Selon les scientifiques, les navires à grande vitesse sont
devenus "la principale menace pour les cétacés". (D'après un article de
presse du 04.08.99)
04 AOÛT 99 -
Le NGV ALISO de la SNCM qui avait heurté un cétacé dans la nuit de lundi à mardi au
large d'Ajaccio a pu regagner le port de Nice en début d'après midi mardi. L'inspection
du navire a permis de constater en présence des Affaires Maritimes que les travaux
urgents préalables à la remise en service du navire étaient limités. La SNCM a engagé
immédiatement ces travaux qui devraient être terminés dans la matinée du mercredi 4
août et permettre ainsi au navire de reprendre son service à destination de Bastia en
début d'après midi. (D'après un communiqué de la SNCM du 04 août 1999)
04 AOÛT 99 - Un passager est tombé après à la mer avoir franchi les barrières de
sécurité du NGV ASCO. Mardi 03 août 1999 à 21 h 45, à bord du
NGV ASCO, un passager âgé de 17 ans est tombé à la mer après avoir franchi les
barrières de sécurité situées sur le pont 5 du navire. En colonie de vacances à Saint
Florent (Haute Corse) depuis le 26 juillet 1999, le jeune homme, originaire de la région
de Nancy, regagnait son domicile avec un accompagnateur. Le navire se trouvait à 34
milles au nord de la pointe de la Revellata, au large de Calvi, lorsque l'alerte a été
donnée. Le commandant de bord a alors immédiatement stoppé le navire et commencé les
recherches. CROSSMED, prévenu sur le champ, a envoyé deux hélicoptères sur zone. Le
PAGLIA ORBA, cargo mixte de la SNCM a également été dérouté pour participer aux
recherches. Les deux navires ont effectué de nombreux passages sur zone jusqu'à 1 heure
du matin, heure à laquelle CROSSMED, les a autorisés à poursuivre leur route. NGV ASCO
est arrivé à Nice à 3 heures du matin. La suite des recherches est effectuée par
CROSSMED. (D'après un communiqué de la SNCM et un article AFP du 04.08.99)
05 AOÛT 99 -
Quelques minutes avant que l'ALISO ne largue les amarres (le 04 août 99), un plongeur
effectue une dernière vérification de la coque après réparations. Le NGV ALISO a en
effet percuté une baleine il y a moins d'une semaine. La collision a arraché l'aileron
stabilisateur qui dépasse de la coque, une pièce de deux tonnes. Afin de réduire les
risques de collision, deux officiers se trouvent en permanence sur la passerelle. Si les
spécificités techniques des NGV rendent ces navires plus vulnérables, notamment en cas
de mauvais temps, des consignes de sécurité adaptées ont été mises au point. Mesures
qui font l'objet d'exercices en conditions réelles (des militaires jouant le rôle des
passagers) environ une fois par an. En effet, la structure des NGV étant essentiellement
en aluminium, les risques d'incendies sont accrus. C'est pourquoi les éléments
métalliques sont entièrement isolés par de la laine de verre. Quatre issus de secours
existent à bord. Elles se déclenchent automatiquement ou manuellement et permettent
l'évacuation des passagers par des toboggans gonflables. Les NGV ne peuvent affronter des
creux supérieurs à quatre mètres. Les conditions météorologiques sur le parcours sont
donc vérifiées deux fois par jour. Enfin, si un homme tombe à la mer, l'officier de
bord note la position du navire, lance un fumigène et une bouée, prévient le Cross-Méd
et entame des recherches. En outre, pour prévenir ce type d'accident, des rambardes
d'environ 1.20 mètre de haut, doublées par des filets ont été posées sur les ponts
extérieurs. il n'y a pas de personnel soignant à bord des NGV. Pas même une
infirmière. Selon le commandant Philippe Jourdan, le temps de traversée trop court, ne
justifie pas la présence de telles compétences à bord. En cas d'incident, en attendant
de rejoindre le port le plus proche, ce sont les officiers -ayant tous suivi une formation
qui les rend capables de prodiguer les premiers secours- qui donnent les premiers soins.
Toutefois, si le malade nécessite des soins urgents, le personnel peut solliciter l'aide
d'un passager -médecin-. Les NGV sont de plus en liaison directe avec un organisme de
sécurité médicale basé à Toulouse. L'officier peut servir de relais auprès de
professionnels de la santé qui feront le diagnostic à distance et transmettront les
consignes. Le 04 août, la traversée du NGV ALISO s'est déroulée sans problème.
L'ALISO a juste failli se dérouter pour porter assistance à des plaisanciers italiens en
panne de moteur au large du Cap Corse. (D'après un article de presse du 05.08.99)
05 AOÛT 99 -
Un drame s'est déroulé avant hier soir, en pleine mer, à bord du navire à grande
vitesse ASCO. (...) L'ASCO, qui avait appareillé mardi à 20 hrs 30 du port de
L'Ile-Rousse pour mettre cap sur Nice, se trouvait au milieu de sa traversée de la
Méditerranée quand des voyageurs présents sur l'un des ponts du NGV ont donné
l'alerte, vers 21h45. "J'étais au pont 4, j'ai aperçu les pieds d'un jeune homme,
qui semblait suspendu dans le vide, puis qui a soudain glissé le long de la coque, avant
de disparaître dans les flots", a raconté un témoin des faits. "Nous avons pu
localiser l'endroit exact de la chute avec d'autant de précision que le NGV était à
1200 m seulement des lieux du drame quand il nous a annoncé sa position et a stoppé ses
moteurs pour faire machine arrière, afin de tenter de retrouver la victime" explique
Bruno Vacca, administrateur en chef du CROSSMED, basé à La Garde (Var), qui a
coordonnée les recherches avec l'antenne CROSSMED de Corse. "Les conditions
météorologiques étaient excellentes, la mer était belle", ajoute le CROSSMED, qui
a fait suspendre les recherches officielles, hier peu avant la mi-journée, tout en
demandant aux unités passant dans la zone de se détourner. Aussitôt l'alerte lancée,
un important dispositif avait été mobilisé, mardi, aux alentours de 22 hrs, sous
l'autorité du CROSSMED. Tandis que le commandant de l'ASCO faisait aussitôt demi-tour et
que des bouées étaient jetées à l'eau, le PAGLIA ORBA était dérouté sur le site,
situé à 50 nautiques (soit environ 90 kilomètres) à l'ouest du Cap Corse. Le
"Jean Devienne" se joignait peu après aux recherches, avec un hélicoptère, de
même q'un Puma de l'armée de l'air, basé à Solenzara. Hier matin, un avion des douanes
qui allait reconnaître une pollution du côté de l'Italie était lui aussi appelé sur
la zone, ainsi qu'un hélicoptère de la marine nationale. Peu après 11 heures, les
recherches officielles étaient suspendues, l'espoir de retrouver le jeune homme vivant
s'amenuisant. Les embarcations croisant dans le secteur continuaient à se mobiliser, pour
tenter de récupéré la victime. "Nous avons découvert sur les lieux les deux
bouées lancées au moment des faits par l'équipage du NGV ASCO, mais pas la victime. Vu
la hauteur du NGV, une quinzaine de mètres, et la pleine vitesse à laquelle il
naviguait, estimée à 70 km/h, la victime a subi le même choc que si elle était tombée
sur un bloc de béton: il est probable que l'adolescent ait été assommé sur le
coup." (D'après un article de presse du 05.08.99)
06 AOÛT 99 - Aucun espoir de retrouver un adolescent tombé à la mer. Il n'y a plus
d'espoir de retrouver un adolescent de 17 ans, tombé à la mer dans la nuit de mardi à
mercredi, alors qu'il se trouvait à bord d'un navire de la Société Nationale maritime
Corse-Méditerranée. Les faits se sont produits au cours de la traversée Basta-Nice*,
qu'effectuait le navire à grande vitesse (NGV) "ASCO". Le bateau, qui filait à
70-km/h, se trouvait à 70 km des côtes corses, lorsque le jeune homme est tombé à la
mer. Aussitôt sa chute signalée, le NGV a fait demi-tour. Son équipage a envoyé des
fusées de détresse et lancé des bouées dans la zone de la chute. Trois autres bateaux
sont rapidement venus prêter main forte à l'"ASCO", deux cargos qui se sont
déroutés, et une frégate de la Marine nationale. Trois hélicoptères se sont
également relayés toute la nuit pour tenter de retrouver l'adolescent. Hier en fin de
matinée, les recherches ont été abandonnées et le jeune homme, a été officiellement
porté disparu. L'hypothèse d'un suicide n'est pas exclue: en effet, selon les premiers
éléments de l'enquête, l'adolescent était dépressif. (D'après un article de presse
du 06.08.99) - * Il s'agit en fait de la traversée L'Ile Rousse-Nice.
09 AOÛT 1999
- Un passager d'un NGV tombe à la mer au large de la Corse: un
passager d'un Navire à Grande Vitesse (NGV) effectuant la liaison entre Bastia et Nice*
est tombé à la mer, mardi soir, au large de la Corse et les recherches pour le retrouver
se poursuivaient mercredi matin. Vers 21H40, le CROSS-MED de secours en mer a reçu un
appel du NGV "ASCO" lui signalant qu'il avait fait demi-tour pour rechercher un
de ses passagers, un adolescent de 17 ans, tombé à la mer. Au moment de l'accident, le
bateau se trouvait à environ 70 kilomètres au large de Calvi et filait à environ 35
noeuds (plus de 60 km/h). D'importants moyens de secours ont été mobilisés, avec
notamment la participation de la frégate "JEAN DE VIENNE" de la Marine
Nationale et de deux hélicoptères. Un autre NGV et un car-ferry qui croisaient sur zone
se sont déroutés pour participer aux recherches. "Il y a encore une chance, mais
dès le départ, étant donné la vitesse du bateau et sa hauteur (10 mètres), nos
espoirs de retrouver la victime vivante étaient limités", a confié un officier du
CROSS-MED mercredi matin. (D'après France-3, 09.08.99) *Il s'agit
en fait de la traversée L'Ile Rousse- Nice.
13 AOÛT 99 -
Trafic SNCM perturbé hier. Le NGV ALISO n'a pu assurer la liaison avec l'Ile-Rousse, à
cause d'une forte houle. Hier matin (12 août), le navire à grande vitesse NGV ALISO n'a
pu assurer la liaison avec l'Ile-Rousse, une houle de trois à quatre mètres rendant
dangereux les parages de la Corse. Le navire a donc passé la journée au mouillage en
rade de Villefranche, permettant, en 'libérant' la place au port de Nice, le
débarquement avec une heure de retard des passagers du NGV ASCO, en provenance de Bastia.
Il a finalement repris la mer en fin d'après-midi pour Bastia, les conditions
météorologiques demeurent défavorables sur l'ouest de la Corse. Les liaisons sur
Ajaccio sont temporairement assurées par le CORSE, ferry classique, qui a quitté Nice
hier à 14hrs30. Météo France a prolongé son Bulletin Marine Spécial (BMS) pour la
nuit dernière avec des vents d'ouest à sud-ouest de force 7 à 9 (25 à 35 nuds).
(D'après un article de presse du 13.08.99)
20 AOÛT 99 - Chassé-croisé entre deux NGV : il n'y a pas que
sur la route que se posent des problèmes de circulation liés à l'affluence
touristique... Mardi 17 août, le NGV ALISO de la SNCM et son homologue de la Corsica
Ferries, le CORSICA EXPRESS III se sont présentés pratiquement en même temps au port de
commerce de Calvi qui comme chacun le sait n'a qu'un poste à quai. L'empressement à
arriver le premier a provoqué quelques remous et cinq personnes qui se trouvaient
derrière la jetée ont été précipitées à l'eau. Drossées contre les rochers, deux
d'entre elles ont été secourues par les pompiers et évacuées par ambulance. L'histoire
ne dit pas si un constat à l'amiable a été rempli. (Daprès un article de presse
du 20.08.99) - [A noter que le NGV ALISO est arrivé le premier à quai.]
07 SEPTEMBRE
99 - Blocage des ports de Corse-du-Sud. Pour protester contre les perquisitions à
la chambre de commerce de Corse-du-Sud, le STC (Syndicat des Travailleurs Corses) avait
annoncé dès la semaine dernière le blocage des ports et aéroports du sud de l'île.
Grévistes et forces de l'ordre se sont brièvement affrontés juste avant l'arrivée de
l'avion du premier ministre. Cependant, le mouvement de protestation ne s'est pas arrêté
à l'aéroport de Campo dell'Oro (Ajaccio). Hier tous les ports et aéroports du sud de
l'île étaient fermés, la totalité des employés de la chambre de commerce (syndiqués
ou non) ayant rejoint le mouvement de grève. Sur le port d'Ajaccio un seul navire était
arrivé à quai hier matin, le navire mixte MONTE CINTO de la Société Nationale Maritime
Corse-Méditerranée. En raison du débrayage des employés de la CCI, les portes du
navire sont restées closes. Une petite partie des passagers est descendue dès l'arrivée
avec la pilotine, mais la plupart des autres (conducteurs de véhicules) sont restés à
bord. Dans l'après-midi, une centaine de personnes se trouvaient toujours à bord, depuis
7 heures du matin. Le NGV Nice-Ajaccio, qui devait arriver en fin de matinée a été
dérouté sur Bastia. "En dépit de différentes interventions afin d'obtenir le
débarquement des passagers des véhicules et du fret, le navire est resté bloqué
jusqu'à 19 heures. La SNCM a proposé aux passagers qui devaient embarquer qui devaient
embarquer lundi soir une solution alternative vers Bastia." Les grévistes devraient
reprendre le travail dès aujourd'hui. (D'après un article de presse du 07.09.99)
10 SEPTEMBRE
99 - SNCM FERRYTERRANEE: Nette augmentation du trafic avec 646 000 passagers transportés
cet été. Les résultats des trafics réalisés par la SNCM Ferryterranée du 1er juillet
au 31 août sont très nettement à la hausse sur la Corse mais aussi sur les lignes
du Maghreb et sur la desserte de l'Italie, assurée au départ de la Corse par Corsica
Marittima, filiale de la SNCM. Sur les lignes de Corse, la SNCM a transporté pendant la
période des mois de juillet et d'août 646.000 passagers (+9 % par rapport à 1988) et
201.000 véhicules. L'activité a augmenté de 7 % au départ de Marseille et Nice et de
23 % au départ de Toulon où la SNCM a assuré, cette année, un service de car-ferries
en semaine et pendant le week-end. Les NGV ont transporté sur les deux mois 161 000
passagers, soit 36 % du trafic de la compagnie, et 50 000 véhicules. Le remplissage moyen
a été de 411 passagers et 120 véhicules pour une capacité totale de 530 passagers et
148 véhicules. Le transport de fret a également enregistré une hausse avec 126 000
mètres linéaires. Sur le réseau libre, la hausse du trafic est également spectaculaire
sur le réseau libre avec près de 40 % d'augmentation sur les lignes de Tunisie
(Marseille et Gênes). La reprise s'amorce sur Marseille-Alger (21 000 passagers). Corsica
Marittima, filiale spécialisée dans les liaisons entre la Corse et l'Italie
continentale, réalise en outre une nette progression, avec 33 000 passagers durant les
deux mois. (D'après un article de presse du 10.09.99)
24 SEPTEMBRE 99 - La SNCM exploitera, au cours du prochain hiver, ses navires entre
Nice et la Corse. Ce nouveau service, assuré à partir du 19 novembre 1999 par [un des]
deux NGV de la compagnie, a été mis au point pour satisfaire une demande croissante
émanant de la clientèle insulaire et des touristes. Depuis leur mise en service en 1996,
les NGV connaissent, en effet, un réel succès. L'été 1999 a été particulièrement
favorable pour ces navires, puisqu'ils ont transporté 215 000 passagers, soit près de 30
% du trafic sur la Corse. Les services NGV en hiver s'adressent à une clientèle
insulaire (et notamment aux étudiants qui poursuivent leurs études à Nice, Aix ou
Marseille), mais aussi aux personnes désirant effectuer un séjour court ou des
traversées rapides à destination de la Corse ou du continent. Le service sera assuré du
19 novembre 1999 au 26 mars 2000 en complément des périodes d'exploitation normales des
NGV. Il sera remplacé, du 13 décembre 1999 au 8 janvier 2000, par trois car ferries
assurant la desserte de la Corse pendant la période des fêtes de fin d'année. Les
liaisons ont lieu au départ de Nice, à raison de trois voyages aller-retour par week-end
: deux à destination de Bastia (vendredi et dimanche) et un sur Ajaccio (le samedi). Les
traversées s'effectuent en 4 heures sur la ligne Nice-Bastia et en 4 h 30 sur la ligne
Nice-Ajaccio. Plusieurs enquêtes précises ont été réalisées par la SNCM afin
d'évaluer les risques météo : des procédures particulières seront mises en place pour
une anticipation optimum et pour une bonne information de la clientèle. (Daprès un
article de presse du 24.09.99)
27 SEPTEMBRE
99 - La SNCM maintient deux lignes Nice-Corse en NGV
(navire à grande vitesse) durant lhiver, à lexception de la période des
fêtes de Noël. Les NGV assureront trois allers-retours par week-end entre Nice et les
deux villes de Bastia et Ajaccio. La SNCM assure avoir mis en place des procédures
particulières pour une anticipation des risques météo, et une information de la
clientèle en cas de remplacement des NGV par des ferries classiques. Les NGV ne peuvent
en effet naviguer par mauvais temps. A quelques mois de la livraison dun super-NGV,
la SNCM mise ainsi sur ce type de bateaux qui a transporté cet été 30 % de sa
clientèle à destination de la Corse. (D'après un article de presse du 27.09.99)
13 OCTOBRE 99 - Un NGV 3 est
actuellement en construction pour la SNCM. Il pourra accueillir 1000 passagers, 250
véhicules, et sera mis en service l'an prochain. L'attrait de la Corse : il n'y a pas
d'ombre entre la Corse et Nice. En possédant le port français le plus proche de l'Ile de
Beauté, la capitale azuréenne a permis aux bateaux rapides, mis en service depuis
l'été 96, d'exprimer toute leur compétitivité et d'attirer une clientèle qui
n'envisage plus le voyage comme avant. Les NGV séduisent incontestablement. C'est vrai
qu'ils ont fait l'objet d'intenses campagnes de promotion et que la curiosité des
candidats aux vacances ou à l'escapade a été aiguisée d'autant. Nice, comme les ports
italiens qui ont déployé des NGV, récupère donc les fruits d'un engouement qu'il
s'agit désormais d'inscrire dans la durée. Les deux compagnies concurrentes, la SNCM et
Corsica Ferries, ont défini pour l'avenir des stratégies aux choix techniques
différents, en dépit de quelques points de ressemblance. On sait en effet que les
bateaux rapides trouvent leurs limites par mauvaise mer, et que la saison est
régulièrement marquée par des annulations qui semblent toujours tomber au plus mauvais
moment (grands week-ends, début des vacances...). Dès lors, il est important pour les
deux compagnies de régler ce problème, si elles ne veulent pas se mettre à dos leur
clientèle. L'évolution de la flotte devrait le résoudre, à condition toutefois de
faire les bons choix et de savoir adapter le navire à la météo. La SNCM fait
actuellement construire à Lorient un "super" NGV dont l'arrivée est prévue
pour la fin du mois d'avril. Il pourra accueillir 1100 passagers et 250 véhicules, contre
500 passagers et 150 véhicules pour les NGV actuels. "Il sera encore plus rapide que
l'ALISO et l'ASCO ", explique M. Ange-Paul Mariani, responsable de la SNCM à Nice.
" Il naviguera à la vitesse de 42 nuds contre 37, et surtout sera capable
d'affronter des creux de 5,50 m au lieu de 4 mètres aujourd'hui. Il remplacera l'un des
deux NGV. De cette façon nous subirons moins les aléas du temps, en sachant toutefois
qu'on ne peut pas totalement s'en affranchir. Nous conserverons donc un ferry
traditionnel, en cas de mauvais temps mais aussi pour transporter les véhicules hauts et
gérer les pics de trafic ". La SNCM mise sur le produit NGV également pour l'hiver,
puisqu'elle a programmé des rotations tous les week-ends. En septembre 1999 les NGV de la
SNCM ont enregistré un taux de remplissage de 75 %. (D'après un article de presse du
13.10.99)
18 OCTOBRE 99 - Trafic
maritime : une hausse de 17 % pour Calvi. " Du 1er janvier au 30 septembre 1999 le
trafic au port de commerce de Calvi est passé de 143 518 passagers à 168 867 passagers
pour la même période, ce qui représente une augmentation de l'ordre de 17 %. D'ici à
la fin du mois d'octobre, compte tenu du nombre de bateaux supplémentaires et du taux de
remplissage, on peut raisonnablement estimer que cette hausse sera supérieure à 20
%". Le port de commerce de la cité "Semper fidélis" est la seule
structure portuaire communale de l'île qui ne soit pas gérée par une chambre de
commerce et d'industrie.7 180 à l'arrivée et 16 306 au départ). 66 956 passagers à la
SNCM. A la SNCM, pour la période du 1er janvier au 30 septembre 1999, le nombre de
passagers à été de 66 956 (30 581 à l'arrivée et 36 375 au départ), avec 21 594
véhicules (9997 à l'arrivée et 11 597 au départ). En 1998, du 1er avril au 30 octobre
il y avait eu 60 615 passagers et 18 265 véhicules sur les NGV ; 1 519 passagers et 406
véhicules sur les ferries et 2 524 passagers pour 906 véhicules sur les cargos mixtes.
(D'après un article de presse du 18.10.99)
22
OCTOBRE 99 - Port de commerce : des retards et une rotation annulée. La
forte houle qui s'était formée avec l'arrivée de la tempête, ainsi que des coupures
intermittentes de courant électrique au niveau des équipements portuaires du port de
Bastia, ont perturbé le trafic maritime en matinée. Ainsi le cargo mixte MONTE D'ORO, a
accosté avec plus de trois heures de retard sur l'horaire prévu. Le SARDINIA NOVA a dû
patienter une demi-heure au large avant de pouvoir toucher le port, alors que le CORSICA
VICTORIA accusait une heure de retard à l'arrivée. A noter enfin que la rotation entre
Nice et Bastia, du NGV ASCO, avait été annulée. (D'après
un article de presse du 22.10.99)
© Xavier Maillard (1999)